Les citations sur les idées.
Les 77 citations et proverbes idée :
Toute idée saine a déjà été pensée ; il faut essayer seulement de la penser une autre fois.
La vue d'un matelas m'inspire les idées les plus gaies et les plus touchantes, les plus piquantes et les plus tristes... Je ne m'étendrai pas davantage là-dessus.
Quand une idée s'est emparée d'un homme, il faut du temps pour qu'il l'use.
Les idées comme les femmes, il faut les lever quand elles passent. Après, on les perd de vue, et comme on n'a ni adresse, ni téléphone pour les retrouver, il faut attendre une nouvelle rencontre, aussi fortuite que la première.
Une idée mal écrite est une idée fausse.
En France, la seule façon d'avoir des idées raisonnables, c'est de chercher à se les former tout seul. Il ne faut pas compter sur le gouvernement et l'opposition. Quand l'un dit blanc, on peut être sûr que l'autre dira noir. Or, rien n'est blanc et rien n'est noir dans la vie. Tout est nuance, demi-teinte, gris foncé ou gris clair.
Nos idées sur les gens et les choses forment nos passions les plus furieuses. Nous sommes conduits par d'ardentes idées bien plus que par nos sentiments, qui tiennent peu de place, quand ils existent.
Une idée cesse d'être vraie quand elle est partagée par le plus grand nombre.
On a souvent tendance à penser que nos idées sont meilleures que celles des autres.
Le plus souvent un rimeur prend des réminiscences de mots pour des idées.
Les gens sans idées ont le plus d'idées d'eux-mêmes.
Là où les idées manquent, un mot arrive toujours à temps.
Rien n'est plus dangereux qu'une idée quand on n'en a qu'une.
Vivre dans l'idée, c'est traiter l'impossible comme s'il était possible.
Tout homme à qui l'on communique une idée féconde ne devient pas producteur : Il lui vient là-dessus à l'esprit quelque chose que tout le monde connaît.
L'idée fixe est aussi paralysante pour le cerveau que la crampe l'est pour le muscle.
Mieux vaut une idée féconde que cent expédients stériles.
Dès qu'une femme entre pour quelque chose dans un raisonnement, toutes les idées se brouillent.
Sa tête ressemble à une cour de récréation : les idées galopent dans tous les sens.
S'extasier sur ses propres idées est un passe-temps très répandu.
L'idée de scalper un chauve est un peu tirée par les cheveux, non ?
Toute idée, même bonne, entraînant un surcroît de travail, doit être considérée comme suspecte.
Le plus grand service que l'on puisse rendre à l'espèce humaine est de la préserver des idées dangereuses, des fausses routes dans lesquelles on s'engage plutôt par défaut de connaissance que par volonté. Il est rare qu'on fasse le mal pour le mal même.
En fait d'idées comme en fait d'argent, le plus sage est d'éviter les emprunts et de savoir vivre sur son propre fond.
Un acte est une idée mise sur ses jambes.
Les idées morales doivent toujours être devant nos actions, comme une garde d'honneur.
À jeun, l'idée est plus tragique ; après le déjeuner, elle est plus conciliante.
De la largeur d'idées, c'est de l'espace en soi, autour de soi et devant soi.
Les idées font le tour du monde ; elles roulent de siècle en siècle, de langue en langue, de vers en prose, jusqu'à ce qu'elles s'enveloppent d'une image sublime, d'une expression vivante et lumineuse qui ne les quitte plus ; et c'est ainsi qu'elles entrent dans le patrimoine du genre humain.
Fautes d'idées nouvelles le romantisme forge des mots nouveaux.
L'homme se rend maître de lui même en dirigeant le cours de ses idées.
La solution de continuité des idées est une mort réelle, et le fou est un mort vivant.
Les hautes idées poussent à l'ombre et au bord des précipices comme les sapins.
Quand je découvre une mauvaise assonance ou une répétition dans une de mes phrases, je suis sûr que je patauge dans le faux ; à force de chercher, je trouve l'expression juste qui était la seule et qui est, en même temps, l'harmonieuse. Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée.
Au reste, toutes les difficultés que l'on éprouve en écrivant viennent du manque d'ordre. C'est une conviction que j'ai maintenant. Si vous vous acharnez à une tournure ou à une expression qui n'arrive pas, c'est que vous n'avez pas l'idée. L'image, ou le sentiment bien net dans la tête, amène le mot sur le papier.
La continuité constitue le style, comme la constance fait la vertu. Pour remonter les courants, pour être bon nageur, il faut que, de l'occiput jusqu'au talon, le corps soit couché sur la même ligne. On se ramasse comme un crapaud et l'on se déploie sur toute la surface, en mesure, de tous les membres, tête basse et serrant les dents. L'idée doit faire de même à travers les mots et ne point clapoter en tapant de droite et de gauche, ce qui n'avance à rien et fatigue.
Il est bon et il peut même être beau de rire de la vie, pourvu qu'on vive ; il faut se placer au-dessus de tout et placer son esprit au-dessus de soi-même, j'entends la liberté de l'idée, dont je déclare impie toute limite.
Quel lourd aviron qu'une plume et combien l'idée, quand il la faut creuser avec, est un dur courant !
De même que tu ne peux extraire d'un corps physique les qualités qui le constituent, c'est-à-dire couleur, étendue, solidité, sans le réduire à une abstraction creuse, sans le détruire en un mot, de même tu n'ôteras pas la forme de l'Idée, car l'Idée n'existe qu'en vertu de sa forme.
Je n'ai jamais voulu me servir des idées de personne, ne reculant pas devant la fatigue de penser moi-même.
Les objets nous troublent moins que les idées.
Les idées justes sont lestes à se faire jour dans la foule des idées fausses, des préjuges et des abus. Encore ne parviennent-elles qu'à se glisser péniblement une à une, à demi étouffées ! De même qu'il n'y a que les causes persécutées qui triomphent, il n'y a que les idées contestées qui avancent et qui mûrissent.
Il y a pour les idées justes deux façons de prévaloir : ou par l'évidence de leur propre justesse, ou par l'évidence de la fausseté des idées opposées.
Railler est facile ! La preuve, c'est qu'il n'y a pas une idée juste qui ait échappé à la raillerie ; la petitesse d'esprit est gouailleuse !
On veut gouverner sans idées ; autant vaudrait essayer de récolter sans semer : tel laboureur, tel champ ; tel gouvernement, tel peuple.
Tout gouvernement sans idées ne réussit à se maintenir qu'en faisant retomber la responsabilité de son impuissance sur le compte de l'opposition.
Un gouvernement sans idées est un navire sans lest, qui va où le mène la vague.
Bien que dépourvus d'idées, il est des gens qui s'acharnent à parler, et qui, lorsqu'ils ont commencé une phrase, se recommandent à la bonne Providence pour pouvoir l'achever.
Il est des gens qui gâtent les plus jolies idées par la manière dont ils les rendent ; d'autres, au contraire, savent faire valoir des riens. On dirait que les premiers sont des géants qui s'agenouillent, les seconds des nains qui se redressent : au moyen de quoi, les uns et les autres sont de niveau.
Les idées justes peuvent s'appliquer à tout, parce qu'elles sont nécessaires à tout.
On n'arrive aux idées simples qu'après avoir épuisé les idées compliquées.
Dans le monde, on ne pense pas assez, et dans la solitude on pense trop. Les idées se dissipent dans le tumulte de la société, et se délaient dans le vide de la solitude.
De toutes les économies, la plus rare est celle des paroles ; et par une fatalité commune, les pauvres sont prodigues, et les riches sont avares. Plus d'idées et moins de paroles, et réciproquement. Aussi pourrait-on dire de certains hommes, qu'en attendant de faire fortune en idées, ils dépensent beaucoup en paroles.
L'éloquence de la tribune réclame un style simple, clair, peu d'idées à la fois et autant de formes pour une idée, qu'il y a de degrés d'intelligence dans l'assemblée.
Les demi-grands hommes passent d'une idée à une autre, les vrais grands hommes passent d'une idée à ses effets.
Le malheur de beaucoup de gens d'esprit est d'avoir beaucoup d'idées et peu de connaissances, ce qui les conduit sans cesse à juger de ce qu'ils ne connaissent pas : un esprit plus borné leur serait, en certains cas, d'un grand avantage.
L'imagination crée les idées, l'esprit les met en jeu, la raison les compare, et le goût les épure.
On doit toujours pouvoir se rendre compte d'une idée, mais on ne peut pas toujours se rendre également compte d'un sentiment.
En fait d'analyse de jugements ou d'idées, les nuances sont les écueils où échouent tous les gens ordinaires.
Plus l'homme vieillit, plus il reconnaît la prodigieuse influence des idées sur les événements.
Si les idées sont une création propre à l'homme, si elles subsistent en vivant d'une vie qui leur soit propre, elles doivent avoir des formes insaisissables à nos sens extérieurs, mais perceptibles à nos sens intérieurs quand ils sont dans certaines conditions.
Les gens conduits par l'instinct ont ce désavantage sur les gens à idées, qu'ils sont promptement devinés : les inspirations de l'instinct sont trop naturelles et s'adressent trop aux yeux pour ne pas être aperçues aussitôt ; tandis que, pour être pénétrées, les conceptions de l'esprit exigent une intelligence égale de part et d'autre.
Il y a de jolies têtes de vingt ans qui n'ont pas l'air de loger beaucoup d'idées.
En France, l'espèce de séduction qu'exerce l'esprit nous inspire une grande estime pour les gens à idées, mais les idées sont peu de chose là où il ne s'agit que d'une volonté.
Si chaque passion, si chaque idée dominante de la vie est un cercle où nous tournons pour en voir la circonférence et l'étendue, il ne faut pas y rester enfermé mais se mettre en dehors.
L'homme a l'idée, le désir du bonheur, donc le bonheur existe, car il n'est point d'idée ni de désir sans objet. Mais ce bonheur, où est-il, sur la terre ? Interrogez tous les hommes, tous sans exception, pas un seul ne vous dira véritablement : je suis heureux ! Donc, le bonheur est dans une autre vie.
Il n'y a point d'éloquence où il y a surcharge d'idées.
En se faisant des idées justes des choses, on s'ôte bien des motifs de chagrins.
Les idées d'autrui ne peuvent nous profiter tant qu'elles ne sont pas devenues nôtres.
Ce n'est pas toujours par goût, mais par manque des facultés d'expression du concret que l'on s'en tient aux idées générales.
Dans la solitude, une grande idée peut permettre de vivre, mais une foule de petites idées nous étouffe.
Il faudrait pouvoir changer de mots en changeant d'idées.
Il n'y a rien de plus dangereux au monde que les idées fausses, elles font tort aux idées justes.
Les femmes acceptent aisément les idées nouvelles, car elles sont ignorantes ; elles les répandent facilement, parce qu'elles sont légères ; elles les soutiennent longtemps, parce qu'elles sont têtues.
On ne peut pas douter que les lieux où l'on pense n'influent infiniment sur la nature des pensées. Il me semble que dans un bois les idées prennent de la grandeur et de la gravité : de la grandeur par la hauteur des objets, et de la gravité par le silence et le recueillement dont on est environné. Dans une vaste campagne, les idées se dissipent en quelque sorte avec la vue, rien ne les arrête.
Mourir pour l'idée, c'est la seule façon d'être à la hauteur de l'idée.
Prendre par le cou l'idée fuyante et lui écraser le nez sur le papier.