Constance Marie de Théis.

Biographie :

Constance de Théis

Poétesse et femme de lettres française née à Nantes le 7 septembre 1767, baptisée dans la paroisse Saint-Similien, Constance Marie de Théis, princesse de Salm-Dyck, est décédée à Paris le 13 avril 1845 à l'âge de 77 ans.

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Les 50 citations de Constance de Théis :

La nature ne plie pas ses lois à la folle inconstance des hommes. Il y a entre deux êtres qui se sont aimés des liens sacrés et involontaires qu'on ne rompt pas si facilement, et qui, pour le supplice de l'amant infidèle, enchaînent encore son cœur longtemps après qu'il croit les avoir brisés.
Constance de Théis ; Vingt-quatre heures d'une femme sensible (1824)

L'amour tient tant de place dans la vie ! c'est quand l'amour n'est plus là qu'on sent le poids de ces longues minutes qui doivent s'écouler sans lui ; c'est quand nous l'avons perdu que nous voyons que l'amour était le motif de toutes nos actions, le charme de toutes nos pensées, le foyer de tous nos sentiments ; c'est alors seulement que nous comprenons bien ses véritables délices, et que, privés de la plus chère moitié de nous-mêmes, nous errons dans le vide de notre âme, et ne jetons plus autour de nous que des regards tristes et désenchantés.
Constance de Théis ; Vingt-quatre heures d'une femme sensible (1824)

Le feu des arts ressemble à celui de l'amour ; il enivre, il absorbe, il isole de l'univers et de soi-même.
Constance de Théis ; Vingt-quatre heures d'une femme sensible (1824)

L'orgueil des hommes est aussi vieux que le monde.
Constance de Théis ; Sapho, le 14 décembre 1794.

Beaucoup de femmes déjà sur le retour craignent de parler de leur âge ; d'autres affectent d'en parler. Ces deux excès sont également à éviter.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

On a besoin de s'accoutumer à tout, au malheur, à la maladie, au bonheur même.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

La rectitude de l'esprit se reconnaît dans les actions les plus indifférentes.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Il y a en société de braves gens qui ne sont haïs de personne, et qui, lorsqu'ils viennent se placer parmi les gens qui jasent familièrement, semblent par leur présence glacer la conversation, les cœurs et les esprits.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Les gens désœuvrés sont le fléau des gens occupés.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Si le fanatisme nous révolte, ce n'est pas seulement parce qu'il révolte la raison, c'est parce qu'il offense Dieu en lui prêtant les plus viles passions des hommes : La haine et la vengeance.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

La probité est une chose si belle, si simple, si fort dans le sens de ce qui doit être pour rendre la vie heureuse, et assurer la tranquillité de l'âme, que celui qui ne l'a point par nature devrait encore l'acquérir par calcul.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Les esprits faibles qui sont parvenus à se faire une opinion sont comme les enfants qui ont saisi un bâton, un joujou ; la force seule peut le leur faire lâcher.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

La manie des sots est de tout expliquer.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Rien ne plaît de la part de ceux qu'on n'aime pas.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

La sympathie des âmes est le secret de la nature, il n'appartient pas aux hommes de le pénétrer.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

La perversité humaine est si grande que, quand elle s'est emparée d'un cœur, il devient impossible de le toucher ni de le ramener au bien. Les services, les bienfaits, l'amitié, le dévouement sans bornes, l'intérêt évident que l'on porte à celui que l'on veut rendre honnête homme, ou au moins reconnaissant, semblent glisser sur ces êtres malheureusement nés, et leur fournir en quelque sorte des motifs de plus pour vous haïr ou vous dénigrer.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

La finesse est le génie des esprits inférieurs.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Une vilaine figure est l'indice d'une vilaine âme.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Soyons de bonne foi avec nous-mêmes : nous craignons la vue d'un être souffrant, et involontairement nous cherchons celui qui fait naître en nous des sensations douces et agréables. Combien de bonnes actions n'ont pas été faites par cette seule raison !
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Les hommes faux, si effrontés qu'ils soient, perdent toute espèce d'énergie, tous leurs moyens de défense quand ils se voient subitement dévoilés.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

L'étalage des paroles aimables et bienveillantes est toujours en raison inverse de la force des sentiments.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Il n'est pour l'honnête homme qu'une seule manière de déjouer la fausseté et l'intrigue, c'est de se montrer tel qu'il est, et d'aller toujours en avant.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Les gens faibles font le malheur ou le bonheur de ce qui les entoure : le malheur, s'ils veulent gouverner ; le bonheur, s'ils se laissent gouverner.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Un homme calme et réfléchi juge souvent mieux les choses quand il les apprend que quand il en est témoin ; parce qu'alors il en embrasse à la fois toutes les conséquences, ce qu'il ne peut faire quand les objets et les événements frappent successivement ses yeux et son esprit.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)

Il ne peut exister de vrai bonheur pour celui qui n'est pas satisfait de sa situation. On peut être heureux encore en désirant de l'améliorer, mais jamais en désirant de la changer.
Constance de Théis ; Les pensées diverses (1835)