Edmé François Pierre Chauvot de Beauchêne

Biographie :

Edmé Pierre Chauvot de Beauchêne

Écrivain, membre de l'Académie royale de médecine et médecin consultant du roi, Chevalier de la Légion d'honneur né le 3 mars 1749 aux Archalis près de Villeneuve-le-Roi dans l'Yonne, Edmé Chauvot de Beauchêne est mort à Paris le 21 décembre 1824. On possède de lui deux ouvrages, à savoir : L'influence des affections de l'âme sur les maladies nerveuses des femmes (1798), et les Maximes, réflexions et pensées diverses publiées en 1819. Chauvot de Beauchêne meurt à l'âge de 76 ans, et repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Les 173 citations de Edmé Chauvot de Beauchêne :

L'avare n'aime ni lui ni les autres, seul son argent est son idole ; et il est d'autant plus la dupe du culte qu'il lui rend, que son indigence augmente à mesure que son coffre-fort se remplit.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Trop de mots pour une pensée remarquable, c'est une pièce d'or changée en monnaie de billon.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les grands parleurs sont dans la société ce que les gourmands sont dans un repas ; ils dévorent eux seuls un bon mets dont chacun aurait voulu goûter.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'homme vivant en société, environné d'une foule d'objets qui l'attirent ou le repoussent, livré à des passions qui le tourmentent sans cesse est facilement entraîné par elles. La morale peut sans doute en affaiblir la funeste influence, en diminuer les dangers, mais une passion forte ne peut, le plus souvent, être détruite que par une passion plus forte encore, et l'homme n'est pas toujours maître de faire usage d'un pareil remède.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'envie est à l'âme ce que la rouille est au fer, elle la ronge.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Aller, venir, marcher sans dessein, sans but ; si c'est là ce qu'on appelle se promener, je ne vois pas ce que les automates pourraient envier aux promeneurs.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les hommes ont la mémoire de l'esprit ; les femmes ont la mémoire du cœur.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'homme est si peu né pour être heureux sur la terre, que souvent le bonheur même est un malheur pour lui.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Rien de plus insupportable que l'homme qui n'a jamais tort, si ce n'est celui qui croit toujours avoir raison.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'opinion asservit tout, parce qu'elle agit doucement et longtemps ; elle est comme l'atmosphère qui nous environne, et agit sur nous sans que nous nous en doutions.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La raillerie est d'autant plus cruelle qu'on a plus de raison pour ne pas répondre à celui qui raille.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Beaucoup de gens sont devenus cruels parce qu'ils étaient trop ambitieux ; ce n'était pas qu'ils fussent naturellement cruels, mais ils n'avaient pas assez d'esprit pour réussir en agissant autrement.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La raison se perfectionne, l'instinct est immuable.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Se montrer avec éclat, donner au mensonge les couleurs de la vérité, exciter l'imagination en éblouissant la raison, connaître les faiblesses des autres, dissimuler les siennes : voilà la théorie du charlatanisme.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'amour-propre s'irrite en raison de la faiblesse du caractère.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'exagération des bons principes convient, et même sied bien à la jeunesse ; l'avenir ne les affaiblira que trop, pour les soumettre à l'empire des circonstances.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'opinion publique se compose de l'aperçu de chacun et de l'assentiment de tous.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Tout est provisoire dans la vie : voilà pourquoi personne n'est content de son lot.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les journaux peuvent faire moins de mal qu'on ne pense ; ils sont considérés comme les gens d'esprit, dont on se défie par cela même qu'ils sont gens d'esprit.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Un gouvernement est comme une grande machine composée de beaucoup de roues ; si elle n'a qu'un ressort pour les faire mouvoir, elle sera solide et durable ; si elle en a plusieurs, elle se détraquera souvent, et finira bientôt par se détruire.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La cour est un terrain difficile sur lequel on n'avance qu'en glissant ou en rampant.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La mode n'opère que des changements momentanés, parce que son action est plus vive que durable.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les maladies chroniques se multiplient dans la société en raison directe de la dépravation sociale, et les maladies aiguës en sens inverse.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Ce que l'homme recherche le plus, c'est presque toujours ce qui l'embarrasse davantage quand il l'a obtenu ; son indépendance ou sa femme en offrent souvent la preuve.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Il n'est pas un homme, quelque borné qu'il soit, dont on ne puisse, dans les grandes villes, faire un homme à réputation ; il ne s'agit que de le faire entrer dans une coterie, ou de l'admettre dans l'état-major d'une société savante bien achalandée.
Chauvot de Beauchêne ; Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)