Les citations sur le chagrin.
Les 50 citations et proverbes chagrin :
L'envieux se livre quelquefois à la joie, souvent il rit et il chante ; mais son bonheur est complet lorsque les personnes qu'il envie ont le cœur déchiré par des chagrins, des ennuis.
On ne se console pas des chagrins, on s'en distrait.
Le chagrin est un fleuve qui distribue ses eaux à toutes les fontaines lacrymales.
Les chagrins d'amour ne laissent pas que des souvenirs amers, ils ont aussi leur douceur.
Pour alléger son chagrin, le mieux est de le raconter à un ami.
Le chagrin altère le sang, il change l'âme comme une mauvaise ivresse.
L'humiliation est un des chagrins qui nous affectent le plus et dont nous parlons le moins.
Le chagrin est ce qui tombe en lambeaux d'un corps rouillé de tristesse.
Il y a des chagrins loquaces qui aiment à se raconter et qui se consolent par le bruit qu'ils font.
Le chagrin d'amour n'est éternel que si on meurt tout de suite.
Le meilleur moyen de se consoler d'un chagrin, c'est d'en avoir un autre.
Il en est qui se piquent de faire distiller du miel à leurs chagrins et du poison à leurs joies.
Le chagrin simulé des femmes ce sont des larmes de séduction passive.
Les chagrins sans larmes ont eu des aînés.
Il est des nerfs qui ne supportent pas les fleurs ; certains chagrins n'aiment pas les caresses.
Les chagrins qui ne savent pas aller à l'église doivent être bien désemparés.
L'âme de l'homme est transparente comme l'eau de fontaine, tant que les chagrins qui sont au fond n'ont point été remués.
Les chagrins les plus cruels sont les chagrins secrets.
Un chagrin qu'on ne peut avouer est comme ce ver halin des naturels de Tumale en Afrique qui s'étend, s'allonge, se nourrit sous le derme de l'homme et lui ôte l'usage de ses membres ; le chagrin empoisonne et paralyse les facultés et la vie morale.
Le chagrin a des allèchements perfides.
Le chagrin que fait ressentir une mauvaise nouvelle est quelquefois tempéré par la satisfaction qu'on éprouve en la recevant le premier et en contribuant à la répandre.
Un chagrin partagé diminue ainsi qu'un plaisir qui ne l'est pas.
On éprouve dans la vie des chagrins profonds dont il est impossible de se consoler entièrement, et qui semblent rester en réserve dans l'âme, où on les retrouve toujours lorsqu'on est disposé à s'affliger.
Nous éprouvons une foule de chagrins dont nous ne nous doutons pas nous-mêmes. Cette sensation bizarre résulte de toute situation forcée, qui, sans nous rendre réellement malheureux, est en opposition avec nos goûts et notre manière d'être. L'impossibilité absolue d'y rien changer nous ôte la force de nous éclairer sur ce qui manque à notre bonheur ; nous parvenons même à nous persuader que nous sommes à peu près satisfaits ; mais le combat qui se fait en nous influe sur notre humeur, notre santé ; nous devenons tristes, sombres, fâcheux, et ce n'est que lorsque le hasard nous affranchit de ce qui pesait, à notre insu, sur notre âme, que nous commençons à comprendre la cause de tout ce que nous avons souffert.
Il est toujours dur de chagriner une femme, ne fût-ce que dans son amour-propre, et on préfère ensevelir dans le silence ces exécutions nécessaires, mais anti-chevaleresques.
Le monde paraît avoir sa félicité ; au milieu de ce tourbillon de soins, de mouvements, de craintes, d'inquiétudes, on y trouve toujours un petit nombre d'heureux dont on envie le bonheur, et qui semble jouir d'une destinée douce et tranquille. Mais approfondissez ces vains dehors de bonheur et de jouissance, et vous y trouverez des chagrins réels, des cœurs déchirés, des consciences agitées.
Pourquoi faut-il que les mêmes gens qui ne peuvent nous donner une once de félicité, soient en mesure de nous accabler d'une montagne de chagrins ? La famille est comme le monde, dont elle fait partie ; sa puissance pour le mal est centuple de sa puissance pour le bonheur.
De tous les chagrins auxquels nous sommes en butte, il n'en est point de plus amers que ceux qui nous viennent des personnes de qui nous devions le moins les attendre. Plus la main qui nous frappe est chère, plus le coup est sensible ; et tel est le malheur de la condition humaine, que ce qui devrait nous procurer les plus grandes douceurs de la vie, est souvent la source de nos chagrins les plus cuisants.
Le sage ne se livre pas sans mesure au chagrin qui le tue. La tristesse et la douleur approchent bien de lui, mais il en écarte les faiblesses et les excès. Les orages ne montent pas à la région où il est élevé par la force de son esprit : les bruits retentissent jusque-là, mais la paix ne le quitte point ; et tandis que la tranquillité règne dans son âme, il lui importe peu que sa fortune soit troublée, ou que les malheurs viennent fondre sur lui. Au milieu des pertes et des ruines, il ne perd rien de sa sagesse. Il ne s'étonne de rien, parce qu'il est depuis longtemps préparé à tout. II se soutient par la patience et par le courage, persuadé qu'il est plus glorieux de souffrir de grandes peines que de faire de grandes choses.
Les sujets de chagrins sont si fréquents dans le cours de la vie, qu'on ne peut guère se flatter de les éviter tous : il n'est permis qu'à un fou de croire qu'il n'en aura jamais. Quand on est jeune encore et sans expérience, on ne marche que sur des fleurs : tout rit, tout est beau ; on se persuade que ce bonheur durera toujours. Mais une si douce erreur ne séduit pas longtemps. Bientôt on se trouve en butte à la dureté, à la trahison, aux faux jugements, à l'iniquité ou à la bizarrerie des hommes, et à tous les évènements fâcheux dont notre triste vie a tant de peine à se défendre.
Pliez votre humeur dès la jeunesse, vous épargnerez bien des chagrins aux autres et à vous-même.
Un violent chagrin, pour une jeune femme, est une vieillesse anticipée.
Il y a plus d'âme dans le chagrin que dans la joie, dans une larme que dans un sourire, et que ce qui charme, attire, touche, saisit, enchaîne, c'est l'âme.
J'ai enseveli un soupir sous les apparences d'un sourire, ainsi sourit le soleil lorsqu'il éclaire un orage ; mais le chagrin, que voile une gaieté apparente, est comme une joie que le destin change en une tristesse soudaine.
C'est un double fardeau d'avoir à supporter son chagrin et les maximes consolantes qu'on nous prêche, quand pour apaiser sa douleur on est réduit aux tristes secours de la patience. Toutes ces maximes arbitraires dans leur application, sont tour-à-tour du baume ou du fiel sur la plaie.
Pleurer avec ceux qui pleurent donne quelque soulagement, mais un chagrin qu'on insulte est une double mort.
Le chagrin renfermé, comme le feu dans un four étoupé, brûle et calcine le cœur qui le garde.
Le chagrin est un vampire qui épuise le sang de nos veines.
L'amour donne trop d'amertumes et de chagrins.
Les plaisirs abrègent nos jours, et les chagrins qui suivent ces plaisirs précipitent le reste de nos années.
La source de nos chagrins est d'ordinaire dans nos erreurs, et nous ne sommes malheureux que parce que nous jugeons mal des biens, et des maux véritables.
Il faut se réjouir avec modération, et se plaindre avec mesure, parce que toute la vie est mêlée de chagrin et de joie.
S'abandonner au chagrin sans résister, se tuer pour s'y soustraire, c'est abandonner le champ de bataille avant d'avoir vaincu.
Les chagrins semblent placés comme des bornes sur les routes de la vie pour nous en rappeler le terme.
La vie est courte, et le chagrin use.
Maux, chagrins, tout s'oublie ou guérit; seule, hélas ! la perte d'un ami ne se répare point.
Surmontez les chagrins où l'esprit s'abandonne, et ne faites rejaillir vos peines sur personne.
Le chagrin rend vieux avant la vieillesse.
Le chagrin finit par tuer.
Ainsi que ses chagrins l'hymen a ses plaisirs.