Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues (3)

Les citations de Vauvenargues :

Les jeunes gens souffrent moins de leurs fautes que de la prudence des vieillards.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 158 (1746)
Les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, comme le soleil de l'hiver.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 159 (1746)
Il est injuste d'exiger des hommes qu'ils fassent, par déférence pour nos conseils, ce qu'ils ne veulent pas faire pour eux-mêmes.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 161 (1746)
Il faut permettre aux hommes de faire de grandes fautes contre eux-mêmes, pour éviter un plus grand mal, la servitude.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 162 (1746)
Ce qui n'offense pas la société n'est pas du ressort de sa justice.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 164 (1746)
C'est entreprendre sur la clémence de Dieu de punir sans nécessité.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 165 (1746)
La clémence vaut mieux que la justice.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 167 (1746)
Nous blâmons beaucoup les malheureux des moindres fautes, et les plaignons peu des plus grands malheurs.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 168 (1746)
Nous réservons notre indulgence pour les êtres parfaits.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 169 (1746)
On ne plaint pas un homme d'être un sot, mais il est fort plaisant d'imaginer que c'est de sa faute.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 170 (1746)
Nul homme n'est faible par choix.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 171 (1746)
Nous querellons les malheureux pour nous dispenser de les plaindre.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 172 (1746)
La générosité souffre des maux d'autrui, comme si elle en était responsable.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 173 (1746)
L'ingratitude la plus odieuse est celle des enfants envers leurs pères.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 174 (1746)
Nos faiblesses nous attachent quelquefois les uns aux autres autant que le pourrait faire la vertu.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 176 (1746)
Les princes font beaucoup d'ingrats, parce qu'ils ne donnent pas tout ce qu'ils peuvent.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 177 (1746)
La haine est plus vive que l'amitié, moins que l'amour.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 178 (1746)
Celui qui serait né pour obéir, obéirait jusque sur le trône.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 182 (1746)
Il ne paraît pas que la nature ait fait les hommes pour l'indépendance.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 183 (1746)
Pour se soustraire à la force, on a été obligé de se soumettre à la justice.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 184 (1746)
La dépendance est née de la société.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 185 (1746)
Le plus fort se donne des droits sur le plus faible.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 187 (1746)
Qui craint les hommes aime les lois.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 188 (1746)
Il y a des injures qu'il faut dissimuler, pour ne pas compromettre son honneur.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 190 (1746)
Les faibles se prennent pour des méchants, et les méchants veulent passer pour des bons.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 192 (1746)
L'homme ne se propose le repos que pour s'affranchir de la sujétion et du travail.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 199 (1746)
L'homme ne peut jouir que par l'action, et n'aime que l'action.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 199 (1746)
Où tout est dépendant, il y a un maître ; l'air appartient à l'homme, et l'homme à l'air.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 201 (1746)
Quand on a beaucoup de lumières, on admire peu.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 203 (1746)
L'admiration marque le terme de nos connaissances.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 203 (1746)
Le goût varie comme notre humeur.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 218 (1746)
L'inégalité des conditions est née de celle des génies et des courages.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 226 (1746)
L'égalité n'est pas une loi de la nature : la loi souveraine est la subordination et la dépendance.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 227 (1746)
Nulle loi n'est capable d'empêcher un tyran d'abuser de son autorité.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 228 (1746)
On est forcé de respecter les dons de la nature que l'étude et la fortune ne peuvent donner.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 229 (1746)
Il est toujours plus sensible d'acquérir que de jouir.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 232 (1746)
Nous aimons quelquefois jusqu'aux louanges que nous ne croyons pas sincères.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 234 (1746)
Il faut de grandes ressources dans le cœur pour goûter la sincérité lorsqu'elle blesse.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 235 (1746)
Il faut de grandes ressources pour pratiquer la sincérité sans qu'elle offense.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 235 (1746)
Peu de gens ont assez de fonds pour souffrir la vérité, et pour la dire.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 235 (1746)
Ceux qui n'ont que de l'esprit ont du goût pour les grandes choses, et de la passion pour les petites.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 237 (1746)
Quelque vanité qu'on nous reproche, nous avons besoin quelquefois qu'on nous assure de notre mérite.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 242 (1746)
Nous nous consolons rarement des grandes humiliations, nous les oublions.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 243 (1746)
Moins on est puissant dans le monde, plus on peut commettre de fautes impunément.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 244 (1746)
Le plus habile homme ne peut empêcher que de légères fautes n'entraînent quelquefois d'horribles malheurs.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 245 (1746)
Il n'y a point d'homme qui ne porte dans son caractère une occasion continuelle de faire des fautes.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 246 (1746)
Nos malheurs même ne corrigent pas tous nos défauts.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 247 (1746)
La nécessité modère plus de peines que la raison.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 248 (1746)
La nécessité empoisonne les maux qu'elle ne peut guérir.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 249 (1746)
Les favoris de la fortune ou de la gloire, malheureux à nos yeux, ne nous détournent point de l'ambition.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 250 (1746)
La patience est l'art d'espérer.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 251 (1746)
Ni les dons ni les coups de la fortune n'égalent ceux de la nature.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 253 (1746)
Les biens et les maux extrêmes ne se font pas sentir aux âmes médiocres.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 254 (1746)
Le sot est comme le peuple, qui se croit riche de peu.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 260 (1746)
Lorsqu'on ne veut rien perdre ni cacher de son esprit, on en diminue d'ordinaire la réputation.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 261 (1746)
Ce qui paraît aux uns étendue d'esprit n'est, aux yeux des autres, que mémoire et légèreté.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 263 (1746)
Il est aisé de critiquer un auteur, mais il est difficile de l'apprécier.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 264 (1746)
Il ne faut point juger des hommes par ce qu'ils ignorent, mais par ce qu'ils savent.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 267 (1746)
Il est rare que la fourberie réussisse ; il faut de la sincérité et de la droiture, même pour séduire.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 276 (1746)
Un menteur est un homme qui ne sait pas tromper.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 277 (1746)