Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues (2)

Les citations de Vauvenargues :

Nous sommes moins offensés du mépris des sots que d'être médiocrement estimés des gens d'esprit.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 65 (1746)
Peu de gens sont assez modestes pour souffrir sans peine qu'on les apprécie.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 66 (1746)
Le contentement n'est pas la marque du mérite.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 69 (1746)
La modération des grands hommes ne borne que leurs vices.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 72 (1746)
La modération des faibles est médiocrité !
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 73 (1746)
Le sentiment de nos forces les augmente.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 75 (1746)
On ne juge pas si diversement des autres que de soi-même.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 76 (1746)
Il n'est pas vrai que les hommes soient meilleurs dans la pauvreté que dans les richesses.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 77 (1746)
Pauvres et riches, nul n'est vertueux ni heureux, si la fortune ne l'a mis à sa place.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 78 (1746)
On tire peu de services des vieillards.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 80 (1746)
Les hommes ont la volonté de rendre service, jusqu'à ce qu'ils en aient le pouvoir.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 81 (1746)
Ceux qui croient n'avoir plus besoin d'autrui deviennent intraitables.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 83 (1746)
Il est rare d'obtenir beaucoup des hommes dont on a besoin.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 84 (1746)
On gagne peu de choses par habileté.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 85 (1746)
Nos plus sûrs protecteurs sont nos talents.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 86 (1746)
On méprise les grands desseins lorsqu'on ne se sent pas capable des grands succès.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 88 (1746)
On peut dominer par la force, mais jamais par la seule adresse.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 94 (1746)
Ceux qui n'ont que de l'habileté ne tiennent en aucun lieu le premier rang.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 95 (1746)
La force peut tout entreprendre contre les habiles.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 95 (1746)
Le terme de l'habileté est de gouverner sans la force.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 96 (1746)
C'est être médiocrement habile que de faire des dupes.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 97 (1746)
Ceux qui ne savent pas tirer parti des autres hommes sont ordinairement peu accessibles.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 99 (1746)
Les habiles ne rebutent personne.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 100 (1746)
L'extrême défiance n'est pas moins nuisible que son contraire.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 101 (1746)
Il faut tout attendre et tout craindre du temps et des hommes.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 102 (1746)
Les méchants sont toujours surpris de trouver de l'habileté dans les bons.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 103 (1746)
La familiarité est l'apprentissage des esprits.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 105 (1746)
Les maximes des hommes décèlent leur cœur.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 107 (1746)
Les esprits faux changent souvent de maximes.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 108 (1746)
Les esprits légers sont disposés à la complaisance.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 109 (1746)
Les menteurs sont bas et glorieux.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 110 (1746)
Peu de maximes sont vraies à tous égards.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 111 (1746)
Nous nous flattons sottement de persuader aux autres ce que nous ne pensons pas nous-mêmes.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 113 (1746)
On ne s'amuse pas longtemps de l'esprit d'autrui.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 114 (1746)
Les meilleurs auteurs parlent trop.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 115 (1746)
La ressource de ceux qui n'imaginent pas est de conter.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 116 (1746)
La stérilité de sentiment nourrit la paresse.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 117 (1746)
Il y a plus de mauvais conseils que de caprices.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 121 (1746)
Il ne faut pas croire aisément que ce que la nature a fait aimable soit vicieux.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 122 (1746)
La raison nous trompe plus souvent que la nature.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 123 (1746)
La raison ne connaît pas les intérêts du cœur.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 124 (1746)
Les passions font plus de fautes que le jugement.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 126 (1746)
Le bon instinct n'a pas besoin de la raison, mais il la donne.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 128 (1746)
On paie chèrement les moindres biens, lorsqu'on ne les tient que de la raison.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 129 (1746)
La magnanimité ne doit pas compte à la prudence de ses motifs.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 130 (1746)
Personne n'est sujet à plus de fautes que ceux qui n'agissent que par réflexion.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 131 (1746)
On ne fait pas beaucoup de grandes choses par conseil.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 132 (1746)
La conscience est la plus changeante des règles.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 133 (1746)
La fausse conscience ne se connaît pas.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 134 (1746)
La conscience des mourants calomnie leur vie.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 136 (1746)
La fermeté ou la faiblesse de la mort dépend de la dernière maladie.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 137 (1746)
La maladie éteint dans quelques hommes le courage, dans quelques autres la peur, et jusqu'à l'amour de la vie.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 139 (1746)
On ne peut juger de la vie par une plus fausse règle que la mort.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 140 (1746)
La pensée de la mort nous trompe, elle nous fait oublier de vivre.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 143 (1746)
La vie est trop courte pour mériter qu'on s'en inquiète.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 144 (1746)
La plus fausse des philosophies est celle qui conseille l'oisiveté, l'abandon et l'oubli.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 145 (1746)
La raison et le sentiment se conseillent et se suppléent tour à tour.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 150 (1746)
Les passions ont appris aux hommes la raison.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 154 (1746)
Dans l'enfance de tous les peuples, le sentiment a toujours précédé la réflexion et en a été le premier maître.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 155 (1746)
La science de ceux qui gouvernent est de faire concourir le vice au bien public.
Vauvenargues ; Les réflexions et maximes, 157 (1746)