Les citations sur le gouvernement.

Les 67 citations et proverbes gouvernement :

L'homme est moutonnier, il suit le premier qui passe. En fait de gouvernement, il faut des compères, sans cela on n'achèverait pas la pièce.

Napoléon Bonaparte - Les maximes et pensées (1769-1821)

En France, la seule façon d'avoir des idées raisonnables, c'est de chercher à se les former tout seul. Il ne faut pas compter sur le gouvernement et l'opposition. Quand l'un dit blanc, on peut être sûr que l'autre dira noir. Or, rien n'est blanc et rien n'est noir dans la vie. Tout est nuance, demi-teinte, gris foncé ou gris clair.

Jean Dutourd - Cinq ans chez les sauvages (1977)

L'indifférence que d'aucuns montrent pour la politique est un tort, c'est grâce à une telle indifférence que les gouvernements agissent à leur guise, sans généralement se soucier des intérêts réels de la collectivité.

Samuel Ferdinand-Lop - Les nouvelles pensées et maximes (1970)

Sans autorité, il n'y a pas de gouvernement possible.

Samuel Ferdinand-Lop - Les nouvelles pensées et maximes (1970)

Ce n'est pas la popularité qui permet à un gouvernement de gouverner, c'est sa fermeté.

Samuel Ferdinand-Lop - Les nouvelles pensées et maximes (1970)

Si pour tout gouvernement, Il est facile de promettre, par contre, il lui est plus souvent difficile, par les temps actuels, de tenir ses promesses.

Samuel Ferdinand-Lop - Les nouvelles pensées et maximes (1970)

Derrière tout gouvernement issu d'une coalition ou d'une coterie politique se trouvent toujours des intérêts financiers puissants qui entendent guider l'action de ce gouvernement.

Samuel Ferdinand-Lop - Les nouvelles pensées et maximes (1970)

Rien de plus dangereux en politique qu'une impasse. L'habileté des gouvernements consiste à s'assurer toujours au moins une issue, et encore est-ce trop peu d'une seule.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

L'indécision est au gouvernement ce que la paralysie est au mouvement des membres.

Napoléon Bonaparte - Les maximes et pensées (1769-1821)

Un gouvernent doit, pour atteindre le but, viser au-delà.

Édouard Alletz - Les maximes politiques (1840)

Ôtez le respect de la justice et la bonne foi : Nul gouvernement n'est durable.

Sénèque - Thyestes - Vers 60 ap. J.-C.

Un gouvernement qui ne s'occupe que de cultiver ses amitiés manque à la première de ses tâches, qui est de servir d'arbitre entre les partis et de ne réduire personne au désespoir ; mais, pour être arbitre, il faut être fort et se sentir capable de refuser quelque chose à ses amis.

Victor Cherbuliez - Les hommes et les choses du temps présent (1883)

Pour un gouvernement ou pour un particulier, il n'y a que le premier pas qui coûte dans la démoralisation ; ensuite comme on y patine !

Anne Barratin - De toutes les paroisses (1913)

La raison vient tard aux gouvernements comme aux hommes.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

L'impôt est la mesure sur laquelle les peuples jugent leurs gouvernements.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Il faut qu'un gouvernement, bon ou mauvais, demeure conséquent avec son principe et n'en dévie pas. Il faut qu'il soit pratiquement ce qu'il doit être logiquement.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Tout gouvernement qu'on attaque est dans son droit quand il se défend ; c'est plus qu'un droit, c'est un devoir. Un gouvernement n'est jamais vaincu que par sa faute, négligence ou présomption : car il a de son côté tous les avantages de la force organisée, toutes les ressources du pouvoir centralisé. Qu'il se défende intrépidement, s'il est nécessaire. Pendant tout le temps que dure la bataille, point de capitulation ; mais le lendemain de sa victoire, point de procès ! Transformer les vaincus en coupables, c'est, le plus souvent, les transformer en martyrs ; c'est mettre la justice à une épreuve qu'il serait plus sage de lui épargner.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

L'homme peut perdre un jour, car sa destinée est la seule dont il répond ; mais un gouvernement n'a pas le droit de perdre une heure, car sur lui pèse la responsabilité de toute la destinée d'un peuple.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Rien de plus dangereux pour un gouvernement que le régime du bon plaisir, car tout ce qu'il a accordé la veille se retourne contre lui le lendemain, s'il refuse à un ce qu'il a octroyé à d'autres. Comment l'expérience n'a-t-elle pas encore appris aux gouvernements que désormais leur œuvre devait être celle-ci : Dégager de plus en plus leur responsabilité ? Le moyen, l'unique moyen d'atteindre ce but, c'est qu'en tout et partout, les hommes gouvernent de moins en moins et que les principes gouvernent de plus en plus.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Un gouvernement doit toujours savoir ce qu'il veut. Lorsqu'il parle pour ne rien dire, il nuit à son prestige et à sa considération, et se fait juger sévèrement par le peuple qui l'écoute.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

C'est en récriminant que les gouvernements s'égarent ; c'est en se louant qu'ils se perdent. En récriminant, ils trahissent que la responsabilité les écrase ; en se louant, ils révèlent que la vérité les effraye.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Tout gouvernement qui promet plus qu'il ne peut tenir est un gouvernement inconsidéré, déconsidéré, condamné. C'est pourquoi tout gouvernement qui repose sur une Constitution écrite est un gouvernement qui ne naît pas viable. Il promet toujours plus qu'il ne tiendra.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

En vérité, les gouvernements ressemblent aux individus qui se noient. Si on savait prendre le temps de respirer, jamais on ne se noierait. Si les gouvernements savaient s'affranchir de la responsabilité dont ils se surchargent, jamais ils ne tomberaient. Mais non, plus ils fléchissent sous le poids des attributions qu'ils ont accaparées, et moins ils trouvent qu'elles leur suffisent. Ils ne songent jamais qu'à accroître le poids qui les accable, au lieu de songer sans cesse à l'alléger.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Il n'y a que les gouvernements au-dessous de leur tâche qui s'inquiètent de la proximité de leur fin ; il n'y a que les gouvernements qui ne savent comment employer le présent qui craignent toujours que l'avenir ne leur fasse défaut. Est-ce que la vie de l'homme a une durée préalablement fixée ? Que penserait-on de l'enfant qui ne voudrait rien apprendre, parce qu'il calculerait tous les matins qu'il peut le soir n'être plus en vie ?

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Un gouvernement sage et des ministres prévoyants doivent toujours admettre l'hypothèse de la défaite, et prendre cette hypothèse pour boussole de leur conduite. La vue du port qui se montre ne doit jamais faire oublier la perfidie de l'écueil qui se cache.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Les gouvernements qui tombent... tombent vite !

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Le gouvernement le meilleur et le plus durable, quelle que soit sa forme, sera celui qui, par le progrès de la raison publique et le maintien de l'ordre matériel, sera parvenu à convertir à la liberté celle des deux moitiés de la France qui ne voit de salut que dans ce que l'ignorance s'obstine à nommer l'autorité.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

La forme des gouvernements change, le fond ne change pas ; sous des noms différents, c'est toujours l'arbitraire qui règne et l'ignorance qui gouverne. Il n'en sera autrement que le jour où les séductions attachées à l'exercice du pouvoir en auront été toutes retranchées ; où gouverner, ce sera se dévouer, parce qu'il y aura beaucoup à risquer et rien à gagner.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

En France, les gouvernants changent, mais les gouvernements ne changent pas.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

La sécurité de la société, l'honneur du gouvernement exigent que pas un individu valide et de bonne volonté ne soit placé, faute de travail, dans cette alternative également déplorable ou de succomber à la faim, ou de succomber à une tentation qualifiée délit ou crime. — À la paresse il ne faut laisser aucun prétexte, au vol aucune excuse. Que le gouvernement se propose cette tâche, et je crois qu'il sera sur le chemin de plus d'une réforme efficace, de plus d'une amélioration féconde.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

À chaque gouvernement sa loi. Délibérer beaucoup, agir peu, n'oser rien, est la loi des gouvernements de discussion. Agir beaucoup, délibérer peu, oser tout, est la loi des gouvernements d'action. Un gouvernement de discussion qui se conduirait comme un gouvernement d'action se compromettrait certainement ; un gouvernement d'action qui se conduirait comme un gouvernement de discussion se discréditerait immanquablement. Chacun de ces deux modes de gouvernement a ses avantages et ses inconvénients, qui peuvent tenir entre eux la balance indécise.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Ce qui est un acte de raison et de modération ne saurait jamais être un acte de faiblesse. Les interprétations des partis s'oublient et passent, mais les actes des gouvernements restent dans la mémoire des peuples.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Un gouvernement qui veut être bien servi doit toujours laisser, soit à ses généraux, soit à ses agents, alors surtout qu'ils sont à l'étranger, une grande latitude d'action. Autrement, il n'aura jamais que des agents indécis, des généraux irrésolus, qui n'oseront rien prendre sur eux et laisseront passer l'instant propice. C'est au gouvernement de ne faire que de bons choix, les meilleurs qu'il soit possible ; mais quand il a donné sa confiance, sa confiance l'oblige : il doit tenir compte des intentions en même temps que des actes. Il est dans la position de l'homme qui a choisi, pour l'assister dans un duel, deux témoins dignes de toute sa confiance : ce qu'ils ont décidé l'engage, et ses susceptibilités ne fussent-elles pas entièrement satisfaites, que le mieux qu'il ait à faire encore est de respecter leur parole à l'égal de la sienne.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

La France produit amplement le contingent d'hommes nécessaires au recrutement de sa politique : seulement, le gouvernement les emploie mal. Il les fait généraux avant de les faire colonels. C'est le moyen de n'avoir ni colonels ni généraux. Aussi est-ce ce qui nous arrive. Il en serait autrement si le travail était divisé comme il devrait l'être ; si la responsabilité ministérielle, qui n'admet qu'un degré, en avait deux ; si l'on multipliait assez les directions générales pour qu'elles formassent une pépinière abondante d'hommes expérimentés et éprouvés parmi lesquels il n'y aurait qu'à choisir les plus capables, en tenant compte à la fois et de l'autorité acquise, et de la fermeté de caractère, et de la facilité d'élocution. Un succès de tribune, un talent de parole même éminent ne devrait pas suffire pour faire arriver de plain-pied au ministère un pair ou un député. Autre chose est de conduire les affaires avec vigueur, ou d'en parler avec éclat. Sans doute, il est juste de faire à la parole sa part, mais cette part, pour être légitime, ne doit pas être exclusive : autrement, on n'a pas un gouvernement ; on a un spectacle, et le plus cher des spectacles !

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Il en est de la perfection des gouvernements comme de la perfection des machines : les plus parfaites sont les plus simples et les plus économiques ; les gouvernements les plus parfaits sont aussi ceux qui, provoquant le moins de résistance, exigent le moins de force en exerçant le plus d'autorité. Bouleverser, ce n'est pas toujours innover ; mais innover, ce n'est pas toujours bouleverser. Parce qu'une idée est nouvelle, il ne s'ensuit pas absolument non plus qu'elle soit fausse. Parce qu'il y a plus d'améliorations prétendues qu'il n'y en a de réelles, est-ce un motif pour les repousser toutes aveuglément ? L'habileté est de savoir distinguer entre elles, d'adopter les unes et de repousser les autres. Mais c'est là une peine que se donnent rarement les gouvernements : comment la prendraient-ils, quand ils ne s'appliquent même pas à mieux choisir les hommes de qui dépendent leur durée, leur force et leur éclat !

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Tout gouvernement nouveau qui se fait petit se fait précaire, car il n'a qu'un moyen d'échapper au tourbillon de l'intrigue : c'est de s'élever au-dessus d'elle par la noblesse des sentiments et la grandeur des actes.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Un gouvernement a tout à gagner à ne se justifier jamais que par ses actes. Ce qu'un gouvernement a de mieux à faire, c'est de bien gouverner et de laisser dire. Ses œuvres appartiennent à la critique au même titre que les œuvres de tous. Est-ce qu'un grand artiste perd son temps à redresser les critiques ?

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Tout gouvernement sans idées ne réussit à se maintenir qu'en faisant retomber la responsabilité de son impuissance sur le compte de l'opposition.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Un gouvernement sans idées est un navire sans lest, qui va où le mène la vague.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Les gouvernements ne devraient jamais avoir peur que de la peur. C'est la seule ennemie redoutable qu'ils aient. Il n'y a qu'elle qui commence par les ébranler et qui finisse par les renverser. La conclusion à tirer des révolutions, c'est que le courage est la première condition de durée d'un gouvernement, non pas seulement le courage à la frontière ou dans la rue, mais le courage en toutes circonstances et en toutes choses, et plus encore le courage moral que le courage physique. Un gouvernement qui n'a pas le courage des idées, qui ne va pas au-devant d'elles pour les passer au crible de l'expérience afin de démêler celles qui sont justes de celles qui sont fausses, n'a pas le courage moral. Or, — qu'on ne l'oublie pas ! — si le courage physique a longtemps marché le premier, il ne vient plus maintenant que le dernier.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Les gouvernements s'affermissent par leurs œuvres, on ne les affermit pas. L'aide n'est pas nécessaire aux gouvernements qui sont forts ; l'aide ne sauve pas ceux qui sont faibles.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Tout gouvernement, quelle que soit sa forme, est légitime à mes yeux qui accomplit de grandes œuvres. Tout gouvernement, quelque masque qu'il porte, ment à son nom qui manque à ses devoirs. Le droit divin de la capacité est le seul que j'aie jamais proclamé et reconnu. Les gouvernements sont faits pour les peuples, et non les peuples pour les gouvernements.

Émile de Girardin - Les pensées et maximes (1867)

Dans un gouvernement vicieux, les fautes de quelques citoyens suffisent pour rendre inutiles les meilleures lois, et deviennent bientôt un exemple général.

Joseph Michel Antoine Servan - Extrait d'un portefeuille (1807)

Dans certains gouvernements anciens les mœurs défendaient les hommes, dans nos gouvernements modernes à peine quelques hommes osent défendre les mœurs.

Joseph Michel Antoine Servan - Extrait d'un portefeuille (1807)

Un gouvernement qui ne serait pas craint ne pourrait être aimé.

Édouard Alletz - Les maximes politiques (1840)

Le balancement qui existe entre les pouvoirs d'un gouvernement mixte doit se retrouver entre les facultés de l'homme appelé il le diriger.

Édouard Alletz - Les maximes politiques (1840)

Les plus terribles armes qu'un gouvernement puisse donner contre lui à un fonctionnaire, sont les fautes dont il l'a rendu témoin.

Édouard Alletz - Les maximes politiques (1840)

Les Français sont si accoutumés à être gouvernés en toutes choses, qu'ils se plaignent toujours de leur gouvernement.

Édouard Alletz - Les maximes politiques (1840)

Le peuple est las d'un gouvernement qui le ruine et ne fait rien pour lui.

Anatole France - L'Île des pingouins (1908)

Les Français sont un peuple trop spirituel pour permettre à un gouvernement de se développer.

Honoré de Balzac - Le faiseur (1840)

Le despotisme est le gouvernement de la passion, c'est l'homme qui s'est substitué à la loi.

Alfred Auguste Pilavoine - Les pensées, mélanges et poésies (1845)

Les réformes dans un gouvernement sage peuvent atteindre leur but ; les révolutions le dépassent toujours.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Un gouvernement est comme une grande machine composée de beaucoup de roues ; si elle n'a qu'un ressort pour les faire mouvoir, elle sera solide et durable ; si elle en a plusieurs, elle se détraquera souvent, et finira bientôt par se détruire.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les langages, à mon gré, sont comme les gouvernements : les plus parfaits sont ceux où il y a le moins d'arbitraire.

Voltaire - Les pensées philosophiques (1862)

Les gouvernements à contrepoids ne sont bons qu'en temps de paix.

Napoléon Bonaparte - Les maximes et pensées (1769-1821)

Le gouvernement le plus conforme à la nature est celui dont la disposition particulière se rapporte mieux à la disposition du peuple pour lequel il est établi.

Montesquieu - De l'esprit des lois (1748)

Dans presque tous nos gouvernement la justice est un composé de deux animaux ; la taupe et la tortue ; elle marche comme celle-ci, et voit comme celle-là.

Joseph Michel Antoine Servan - Extrait d'un portefeuille (1807)

Dans quelque gouvernement que ce soit, le talent de choisir les hommes capables est beaucoup plus rare que la capacité même.

Joseph Michel Antoine Servan - Extrait d'un portefeuille (1807)

Quand un gouvernement institué pour la liberté penche vers l'asservissement, les hommes tombent dans l'excès de la bassesse ; quand un gouvernement institué pour l'asservissement se relève jusqu'à la liberté, les hommes la poussent jusqu'à l'extrême licence.

Joseph Michel Antoine Servan - Extrait d'un portefeuille (1807)

Quand l'armée dépend du peuple, il se trouve à la fin que le gouvernement dépend de l'armée.

Antoine de Rivarol - Les pensées inédites de Rivarol (1836)

Il y a des temps où le gouvernement perd la confiance du peuple, mais je n'en connais pas où le gouvernement puisse se fier au peuple.

Antoine de Rivarol - Les pensées inédites de Rivarol (1836)

Le bon gouvernement est celui où les citoyens sont élevés dans le respect des lois, dans l'amour de la patrie, et du genre humain qui est la grande patrie.

Fénelon - Les pensées recueillies (1720)

La politique est l'art d'appliquer la morale à la science du gouvernement.

Étienne de Jouy - La morale appliquée à la politique (1822)

Nouveau gouvernement, existence en travail : La voile sous le vent n'est pas le gouvernail.

Louis Belmontet - Les pensées, maximes et proverbes poétiques (1861)

Les États les plus heureux sont ceux qui fournissent le moins d'événement à l'histoire.

Charles Pinot Duclos - Histoire de l'Académie française (1768)

II est des gens qui sont ennemis de toute espèce de gouvernement. Abusés par de faux calculs d'orgueil ou d'intérêt, ils ne s'aperçoivent pas qu'ils sont à la fois déraisonnables, ridicules et mauvais citoyens.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Pour un gouvernement, tout danger possible est un danger réel.

Édouard Alletz - Les maximes politiques (1840)

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