Edmé François Pierre Chauvot de Beauchêne (2)

Les citations de Chauvot de Beauchêne :

L'homme de génie est souvent le premier et le dernier de sa dynastie.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les pensées, comme les diamants, coûtent souvent moins de peine à trouver qu'à polir.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'amour d'une mère pour ses enfants, est le plus énergique de tous les sentiments ; il élève la femme au-dessus d'elle-même, la rend capable d'une sorte de dénouement, de courage et de sacrifice, auxquels l'homme et tout son orgueil n'atteindront jamais.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La mémoire est un vaste champ, ce qu'on y met altère souvent ce qui s'y trouve.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Voulez-vous avoir des succès dans le monde, faites que les autres, en vous accordant de l'esprit, s'en trouvent encore davantage.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La louange est rarement de la monnaie au titre.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La flatterie est toujours de la fausse monnaie.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'homme, pour faire des choses extraordinaires, a besoin qu'on le regarde.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La vie, pour un malheureux, n'est qu'un moment à passer, plus ou moins long.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'habitude de contredire est une maladie de l'esprit qui attaque quelquefois le cœur.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'amour que l'on éprouve pour ses enfants est le plus puissant de tous les sentiments, parce qu'il nous montre quelque chose au-delà même du tombeau.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'ennui qui précède le plaisir est moins fâcheux que celui qui le suit.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Le respect accompagne toujours le véritable amour, et le rend d'autant plus réservé qu'il est plus ardent.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les premiers sacrifices que les femmes font en amour, sont le gage de ceux qui doivent le suivre.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Il y a mille manières différentes d'avoir un caractère, mais il n'y en a qu'une d'avoir du caractère.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie décèle toujours un côté inférieur, quelle que soit la supériorité que l'on puisse avoir.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'éducation est à l'homme ce que la lumière est aux plantes ; elles les colore, mais elle ne change rien à leur tissu.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Le plaisir est pour les femmes ce que le soleil est pour les fleurs, il les colore et les embellit, mais trop ardent, il les dessèche et les consume.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Une femme qui se fait aimer d'un fat, l'empêche de s'aimer lui-même ; la préférence n'est pas flatteuse.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Pour qu'un homme soit heureux en amour, il lui suffit d'aimer, il n'est pas toujours nécessaire qu'il soit aimé ; mais, au contraire, une femme, en aimant, ne peut être heureuse que quand on l'aime.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Une femme dont on croit être aimé, et qui nous trompe, ne nous fait aucun mal ; une femme qui nous détrompe quand nous croyons qu'elle nous aime, nous en fait beaucoup.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

On a dit : « On pardonne tout quand on aime », on aurait dû ajouter : plus on a pardonné, et plus on aime.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Le caprice tient à un travers de l'esprit, il en dévoile la faiblesse.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les femmes ont peut-être plus de penchant à la fidélité qu'à la constance ; car il est rare qu'elles ne soient pas sensibles à de nouveaux hommages : elles ressemblent presque toutes à la maîtresse d'Asclépiade, qui disait : « Aimez-moi, mais ne vous affligez pas qu'un autre me possède ».

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La galanterie et l'amour sont à peu près incompatibles ; trop de galanterie refroidit l'amour, et l'amour rend la galanterie gauche.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La coquetterie est utile à la femme, elle abaisse l'orgueil de l'homme, et le maîtrise en excitant en lui des désirs qu'elle encourage toujours, mais qu'elle ne satisfait jamais.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les premiers mouvements des femmes sont presque toujours meilleurs que ceux des hommes, parce que le naturel des femmes vaut mieux que celui des hommes.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'instinct sert souvent les femmes mieux que leur raison, peut-être est-il chez elles la raison perfectionnée !

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'esprit s'éclaire aisément quand les passions cessent de tourmenter le cœur et d'égarer la raison ; mais cette lumière tardive ne luit que le soir de notre vie : heureux encore quand c'est elle qui nous guide pour entrer dans l'éternité.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La musique agit sur nous de deux manières différentes, et qui cependant arrivent au même but. L'harmonie excite puissamment l'oreille, et la mélodie est un langage séduisant qui pénètre bien avant dans l'âme.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Il est un sentiment qui réunit au charme de l'amitié tout ce que l'amour a de plus pur et de plus tendre : il existe entre personnes d'un sexe différent, il n'est ni de l'amour ni de l'amitié, mais il vaut mieux que tous les deux.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie qui survit à l'amour n'appartient qu'à la vanité.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie est inséparable de l'amour ; l'homme qui n'est point jaloux n'aime que faiblement, ou n'aimera pas longtemps.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie reçoit toujours l'empreinte du caractère, parce qu'elle est au tempérament ce que l'amour est à l'âme.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La jalousie est un sentiment douloureux qui tourmente le cœur, et qui finirait par le guérir de l'amour, si le délire pouvait guérir de la fièvre.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

On est toujours disposé à trouver comme la plus belle la femme qu'on aime davantage, par la raison que la beauté est faite pour être sentie et non jugée.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Tant qu'on aime une femme, on lui parle beaucoup d'elle ; quand on ne l'aime plus, on lui parle beaucoup de soi.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La femme que l'on aime le plus est souvent celle à laquelle on le dit le moins.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les soumissions font quelquefois naître l'amour, mais ne le ressuscitent jamais.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Il ne faut pas plus d'habileté pour régner par la terreur qu'il ne faut d'adresse pour délier le nœud gordien par le tranchant du sabre.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'épitaphe est la dernière des vanités de l'homme, elle est une marque bien plus certaine de l'orgueil des vivants que des vertus des morts.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Un vieillard flétri par l'orage des passions qui ont tourmenté sa vie, abattu par le temps, n'offre plus à la fin de sa carrière que les débris d'un grand naufrage : ses défauts ou ses vices paraissent avec toute leur difformité, parce qu'ils n'ont plus d'excuse ; mais celui qui toujours pratiqua le bien, parvient aux limites de la vie environné de l'éclat de ses vertus, et présente moins l'image de la mort que l'aurore de l'éternité.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les vieillards sont comme ces monuments que le temps a ravagés, et qui conservent quelque empreinte de leur noble origine.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

On critique souvent très amèrement les vieillards, parce qu'ils ont conservé quelques-unes des habitudes de la jeunesse ; hélas ! pourquoi ne veut-on pas voir en eux des hommes qui se noient et qui s'accrochent aux branches.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les cheveux blancs d'un vieillard sans reproche sont une couronne dont le temps a orné sa tête.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

À cinquante ans on commence à se lasser du monde ; à soixante le monde se lasse de vous : il faut donc, quand on est arrivé à ce terme, savoir se suffire à soi-même.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'âme est véritablement grande quand elle sait se posséder, et qu'elle est peu troublée par les orages de la vie ; elle ressemble à la mer, dont la surface est agitée pendant la tempête, tandis que le fond reste tranquille.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Connaître son tempérament, c'est avoir trouvé le meilleur médecin.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La vie la plus conforme à la vertu est à la longue la plus agréable de toutes.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Tout le monde sait que les apparences sont souvent trompeuses, et cependant on se déclare plus facilement pour celles qui sont mauvaises que pour celles qui sont bonnes.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La vérité est comme un diamant ; s'il n'est pas placé dans le jour qui lui est favorable, les fausses pierres qui l'environnent jetteront plus d'éclat que lui.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Le peu d'appareil dont la loi accompagne la cérémonie du mariage civil, pourrait lui donner l'air d'une prostitution légale, si l'on n'y ajoutait la majesté des cérémonies religieuses.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Quand les devoirs sont présentés comme des moyens d'être heureux, on se détermine plus facilement à les remplir ; l'idée du bonheur est comme une essence dont le parfum corrige l'amertume des simples sans altérer leur propriété : c'est le miel mis sur les bords du vase qui contient la médecine.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Le temps est un grand bien, mais de courte durée ; le passé n'est plus rien pour nous ; le présent est un éclair qui fuit avec la rapidité de la pensée, à laquelle même il échappe ; l'avenir nous reste, mais il tient rarement ce qu'il promet !

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les hommes s'agitent et se tourmentent sans cesse les uns les autres dans le chemin de la vie, où ils sont jetés, pour arriver au même but ; ils feraient mieux de s'aider mutuellement que de se nuire pendant le voyage.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La vie la plus douce est remplie d'amertumes, l'immortalité seule peut nous en consoler.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les philosophes chrétiens qui ont dit que cette vie n'était qu'un temps d'épreuves, qu'un passage pour arriver à une meilleure vie, ont consacré la vérité la plus consolante et rendu le plus bel hommage aux attributs de la Divinité.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La dévotion est le sentiment le plus pur et le plus vif que l'âme puisse éprouver ; elle est aussi la source la plus féconde du bonheur, parce qu'elle nous rend presque toujours contents de nous-mêmes et rarement mécontents des autres.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Écrire sur les mœurs, sans avoir vécu dans la société et sans l'avoir bien étudiée, c'est rendre compte d'une pièce de théâtre sans l'avoir vu.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La philosophie, au lieu de nous éclairer, nous environne presque toujours d'une foule de systèmes ; c'est un guide qui nous laisse le choix entre mille routes inconnues, au milieu desquelles la raison est incertaine. La religion, au contraire, n'indique qu'un seul chemin, mais elle en répond ; elle nous offre une philosophie à la portée de tous les hommes, et une science supérieure à toutes les conceptions de l'esprit humain.

Chauvot de Beauchêne - Les maximes, réflexions et pensées diverses (1819)