Publilius Syrus, dit Publius le Syrien.

Biographie :

Publilius Syrus

Poète latin né en Syrie vers 85 av. J.-C., Publilius Syrus est mort après 43 avant Jésus-Christ. Célèbre poète comique né esclave puis affranchi par Domitius, Publilius Syrus, dit Publius le Syrien, est l'auteur de nombreuses sentences en vers publiées pour la première fois vers 1552. Jules César, l'ayant trouvé digne de participer aux joutes littéraires, l'amèna à Rome où Syrus put lire publiquement ses pièces, ce qui lui fit obtenir la préférence sur tous les autres mimes de son temps.

Les 75 citations de Publilius Syrus :

L'homme a en lui des instincts vertueux qui l'empêchent de croire aux crimes monstrueux.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Un bonheur trop constant que nul frein ne tempère, surexcite l'orgueil et nourrit la colère.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Vouloir taire une faute est souvent le moyen de faire, en l'aggravant, quelque chose de rien.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Ne faites point rougir le front de votre ami si vous ne voulez pas en faire un ennemi.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Le pauvre, quel est-il ? Est-ce le gueux ? Le chiche ? Non, c'est celui qui se croit riche.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Ceux qui sillonnent les mers n'ont pas le vent dans la main.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Le mot patrie est un mot vide et creux, la patrie est partout où nous vivons heureux.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

La mort est préférable à l'esclavage.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Publier le don que l'on a fait, c'est le redemander
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Un pupille vit peu lorsque les doigts crochus d'un avide tuteur ont soin de ses écus.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Le besogneux, poussé par la nécessité, transige volontiers avec la vérité.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Oh ! combien lentement coulent les tristes jours, et que les jours heureux sont rapides et courts !
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Il ne faut ni trop parler, ni se taire sans cesse, c'est entre les deux que se tient la sagesse.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Il ne périra pas sous ses murs en ruine celui qu'une lézarde inquiète ou chagrine.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Qui voyons-nous à l'art dénier leur appui ? Les sots qui n'ont pas su s'élever jusqu'à lui.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

L'homme qui vit en butte aux outrages du sort n'est jamais assez tôt délivré par la mort.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

De la nécessité respectant les décrets, le vrai sage contre eux ne murmure jamais.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Quand au logis la faim ouvre une brèche, tout bois est bon pour faire flèche.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Le pays se console à voir un citoyen compatissant au mal, et pratiquant le bien.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Triste plaisir celui que déflore au passage d'un péril encouru la glaciale image !
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

On croit par le malheur l'honnête homme abattu, mais le malheur ne peut atteindre la vertu.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Malheur, trois fois malheur à qui prend pour amie une Laïs impure, instrument d'infamie !
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Le malheur nous apprend si nous avons ou non, un ami véritable ou seulement de nom.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

Notre intempérance et ses funestes suites, de nos médecins font bouillir les marmites.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.

L'homme bon par calcul, et non pas par penchant, mérite à tous égards qu'on l'appelle méchant.
Publilius Syrus ; Les sentences et maximes - Ier s. av. J.-C.