Louis Dumur
Biographie :
Écrivain, poète et romancier suisse roman né le 5 janvier 1863 à Vandoeuvres près de Genève, Louis Dumur est mort le 28 mars 1933, des suites d'un cancer du larynx, à Neuilly près de Paris à l'âge de 70 ans.Les 118 citations de Louis Dumur :
On prend goût à la vie par l'habitude ; on s'en dégoûte par l'uniformité.
Médire l'argent, c'est témoigner qu'au cas échéant on ne saurait pas en faire usage.
On n'arrive à se mépriser soi-même qu'après avoir longtemps méprisé les autres.
Le succès est la raison de ceux qui agissent sans raison.
Les succès d'amour ont ce désavantage sur les autres qu'il est défendu de s'en faire gloire.
Le succès précipite l'opinion de ceux qui n'en ont pas.
Notre imagination surfait toujours l'avenir et notre souvenir le passé.
Si l'on veut être tranquille, mieux vaut ne pas aimer.
Mentir est le talent de ceux qui n'ont pas de talent !
Nous nous jugeons sur nos qualités, les autres nous jugent sur nos défauts.
Nos fautes sont des pavés qui retombent le plus souvent sur la tête des autres.
La piété sied aux femmes, à condition qu'elles restent mystiques dans l'amour.
Une femme doit laver matin et soir son corps d'eau fraîche et son âme de grâce.
Les gens capables d'éprouver du remords ne commettent généralement par de crimes.
La minute où le remords est le plus vif est la minute de la guillotine.
La charité n'est point l'amour de l'humanité, mais elle en est plutôt la pitié.
L'amour est une passion ; la charité est une vertu.
Les charités diffèrent de la charité comme les amours de l'amour.
Au grand soleil de l'intérêt, toutes les hypocrisies fondent comme des masques de cire.
La politique est l'art de se servir des hommes en leur faisait croire qu'on les sert.
L'hypocrisie et la franchise sont deux modes de l'amour-propre.
Contentez-vous de peu, on vous plaindra ; ne vous contentez de rien, on vous enviera.
Le malheur de l'homme c'est de connaître qu'il peut être malheureux.
Lorsqu'on fait valoir ses droits à être aimé, c'est que déjà on n'est pas aimé.
Nous sommes plus portés à juger avec notre goût qu'avec notre raison.
On rend d'autant mieux hommage à un mort qu'on n'a plus à l'envier.
On sent plus vivement la honte d'être ridicule que celle d'être coupable.
La pudeur est le sentiment le plus exquis de la femme.
On renonce au monde plus facilement qu'à soi-même.
L'homme est un mécanisme que l'amour-propre remonte chaque jour.
On aime rarement ceux qu'on a intérêt à aimer.
La vérité est toujours bonne à dire, lorsqu'elle flatte.
Nous pensons au bien sans le faire, et nous faisons le mal sans y penser.
L'incertitude du cœur est l'aléa de l'amour : Sans doute ce qui fait qu'on se passionne de ce jeu.
La gloire posthume vient à point pour qui sait attendre.
Il n'y a de justice indubitable que celle que l'on exerce envers soi-même.
De l'homme probe au filou, il n'y a souvent que la distance d'un coup d'audace.
La vie est un abîme d'autant plus insondable qu'on cherche à le sonder.
Un imbécile en quête d'originalité est pire que le dernier mouton de Panurge.
Il n'y a aucun mérite à faire le bien lorsqu'on n'a pas d'intérêt à faire le mal.
Les laides renoncent à l'amour, mais elles ne renoncent pas au mariage.
La force ne prime pas le droit, mais le droit des forts prime le droit des faibles.
Rien n'est pire que la solitude pour les sots, il n'y a que les sages qui la goûtent.
Le mariage est une institution à fabriquer des divorces.
La gloire s'abat sur certains comme un coup de massue qui les assomme.
Rien n'est si dangereux qu'un homme de cœur qui a des idées fausses.
Le cœur est un volcan dangereux quand il est en activité, laid quand il est éteint.
Les dérangements cérébraux sont les plus dangereux : ils font école.
L'homme d'esprit garde le souvenir de ses sottises, le sot celui de celles des autres.
La concurrence est l'âme de la vie sociale, mais c'en est l'âme damnée.
L'excentricité est la fausse monnaie de l'originalité.
On de défie de soi ; on se méfie des autres.
Le travail dégrade l'homme plus qu'il ne l'ennoblit.
On prend les hommes pour ce qu'ils se donnent ; on en a pour ce qu'ils sont.
La société fait les lois suivant ses instincts, et les viole suivant ses besoins.
La société n'a pas de morale : elle n'a que des mœurs.
Les criminels à remords sont indignes du crime.
Risquer sa vie pour un peu d'or ne sera jamais à la portée du premier venu.
Il est plus important de faire croire à la justice que de l'appliquer.
Le premier devoir du moraliste, c'est d'oublier qu'il y a une morale.
L'indignation est toujours étagée sur l'ignorance.
Nous jugeons des autres par leurs actions, de nous-mêmes par nos intentions.
La propriété n'est plus le vol : il y a prescription.
Le sot se venge brutalement, l'homme d'esprit se venge avec raffinement.
C'est à la manière de se venger qu'on reconnaît l'homme.
Il n'y a pas de vengeance là où celui qui se venge souffre.
On se venge plus souvent pour les autres que pour soi.
L'invective soulage, mais il n'y a que le trait d'esprit qui venge.
Mieux vaut un travail libre que d'être contraint de travailler par la nécessité de gagner sa vie.
La nature est contenue dans l'homme, et non l'homme dans la nature.
Ton trésor est le fruit de ton travail.
La vertu est un gâteau un peu lourd pour les estomacs vicieux.
Les larmes ne viennent jamais des couches profondes du cœur.
Les détresses du cœur sont des faiblesses de l'âme.
Le degré d'émotion auquel un homme amène une foule est en raison directe de son sang-froid.
L'égoïsme du cœur est le plus noble de tous les égoïsmes, mais aussi le plus tyrannique.
Jeter l'argent par les fenêtres, c'est insulter la pauvreté !
Trop de raisons jette sur tous les sentiments une disgrâce.
Il ne suffit pas que le cœur soit d'or, il faut encore qu'il soit délicat.
Le cœur donne quelquefois de l'esprit ; l'esprit ne donne jamais du cœur.
Le cœur c'est l'enthousiasme, mais c'est aussi le fanatisme.
Il y a des cas de fidélité, comme il y a des cas de diplosomie.
Le mariage est un esclavage de l'un des époux vis-à-vis de l'autre.
On n'a pas la vie qu'on se fait, on a celle dont on est fait.
Le temps est un fleuve dont la source et l'embouchure ne sont nulle part.
Les hommes en racontent beaucoup plus en amour qu'ils n'en font, et les femmes moins.
Les femmes sont plus savantes en amour, et les hommes plus expérimentés.
La jalousie est la maladie des gens qui ne savent pas faire confiance.
La tyrannie de l'amour ne se fait jamais plus sentir que lorsqu'il n'y a plus d'amour.
Il y a deux modes dans l'amour : le corps et l'âme ; il n'y a qu'une substance : la vie.
L'amour ne rend pas meilleur, il rend autre.
La laideur n'est pas un vice : c'est une tare.
On n'aime vraiment une femme que quand on ne la connaît pas !
Les sentiers les moins fréquentés sont toujours les plus pénibles.
Il ne faut jamais se reposer sur ses lauriers : ce n'est pas un siège bien solide.
L'inquiétude, en affaires, est une fâcheuse maladie ; c'est la conscience qui bat trop fort.
Ce sont ceux qui vivent le plus des autres qui se plaignent le plus fort de leur égoïsme.
Il est rare que l'ambition, l'amour-propre et l'intérêt ne se fassent pas par échec mutuellement.
La folie de l'ambitieux est de monter toujours, fût-ce à reculons, fût-ce à plat ventre.
On ne dissimule son ambition que pour mieux s'en nourrir.
Qui se dit dépourvu d'ambition a, au moins, celle d'être plus sage que les autres.
L'ambition est le ressort du monde, et c'est l'envie qui le tend.
L'hypocrisie bien comprise n'est autre chose qu'une pudeur.
C'est l'intolérance qui a créé l'hypocrisie.
Il faut mentir pour être cru.
La vanité commet plus de mensonges que l'intérêt.
On est jaloux par tempérament ; on est envieux par vocation.
La volonté n'a d'action sur les passions que si elle est une passion elle-même.
Nos habitudes dégénèrent en vices, et nos vices en habitudes.
Le cœur est un élève insubordonné, la raison un maître ignorant.
L'homme ne sent jamais plus vivement sa faiblesse que lorsqu'il entreprend d'épurer son âme.
Les leçons que nous recevons de la vie nous donnent de l'expérience, rarement de l'humilité.
Nos déchéances n'ébranlent pas notre amour-propre.
Le cœur pardonne souvent, la raison parfois, l'amour-propre jamais.
La modestie est un amour-propre réglé par la raison.
Nous avouons notre faiblesse, mais nous ne manquons pas de l'appeler faiblesse humaine.
La vie est vide pour ceux qui pensent à la vanité de la vie.
La jalousie est une passion de même ordre que l'avarice.