Honoré de Balzac (4)

Les citations de Honoré de Balzac :

L'expérience s'achète par le malheur.
Honoré de Balzac ; Les employés (1838)

La gloire est le soleil des morts.
Honoré de Balzac ; La recherche de l'absolu (1834)

Le remords est la vertu des faibles.
Honoré de Balzac ; Séraphîta (1834)

La bienfaisance qui réunit deux êtres en un seul est une passion céleste aussi incomprise, aussi rare, que l'est le véritable amour ; l'un et l'autre est la prodigalité des belles âmes.
Honoré de Balzac ; Le Père Goriot (1834)

Faire le bien est une passion aussi supérieure à l'amour que l'humanité est supérieure à la créature.
Honoré de Balzac ; Le curé de village (1841)

Pour arriver au bonheur conjugal, il faut gravir une montagne dont l'étroit plateau est bien près d'un revers aussi rapide que glissant.
Honoré de Balzac ; La maison du chat-qui-pelote (1830)

Un mari ne doit jamais se permettre une seule parole hostile contre sa femme en présence d'un tiers.
Honoré de Balzac ; La physiologie du mariage (1829)

Qu'un homme batte sa maîtresse, c'est une blessure ; mais sa femme, c'est un suicide.
Honoré de Balzac ; La physiologie du mariage (1829)

Les actions d'une femme qui veut tromper son mari seront presque toujours étudiées, mais elles ne seront jamais raisonnées.
Honoré de Balzac ; La physiologie du mariage (1829)

La vertu est le beau idéal de l'âme, il faut sans cesse vouloir en approcher.
Honoré de Balzac ; Le médecin de campagne (1833)

La vie humaine est une dernière épreuve pour la vertu, comme pour le génie, que réclame un monde meilleur.
Honoré de Balzac ; Le médecin de campagne (1833)

Si l'honnête homme se taisait toujours, l'obligé ne parlerait guère du bienfait.
Honoré de Balzac ; Le médecin de campagne (1833)

Raconter une bonne action, c'est en faire une rente d'amour-propre qui vaut bien la reconnaissance.
Honoré de Balzac ; Le médecin de campagne (1833)

Jamais un mari ne sera si bien vengé que par l'amant de sa femme.
Honoré de Balzac ; La physiologie du mariage (1829)

Il n'y a pas de plus grande maladresse pour un mari que de parler de sa femme, quand elle est vertueuse, à sa maîtresse, si ce n'est de parler de sa maîtresse, quand elle est belle, à sa femme.
Honoré de Balzac ; Béatrix (1839)

Toute épouse délaissée qui s'abandonne abandonne aussi son intérieur, tant elle est découragée.
Honoré de Balzac ; Béatrix (1839)

Beaucoup d'hommes veulent avoir ces deux éditions du même ouvrage, la femme et la maîtresse, quoique ce soit une immense preuve d'infériorité chez un homme que de ne pas savoir faire de sa femme sa maîtresse. La variété dans ce genre est un signe d'impuissance. La constance sera toujours le génie de l'amour, l'indice d'une force immense, celle qui constitue le poète ! On doit avoir toutes les femmes dans la sienne.
Honoré de Balzac ; Les parents pauvres (1847)

Deux époux qui habitent des appartements séparés ont ou divorcé ou su trouver le bonheur. Ils s'exècrent ou ils s'adorent.
Honoré de Balzac ; La physiologie du mariage (1829)

Les hommes, pour se marier, jouent autant de rôles que les mères en font jouer à leurs filles pour s'en débarrasser.
Honoré de Balzac ; Modeste Mignon (1844)

Le mariage ressemble à un procès : il s'y trouve toujours une partie de mécontente ; et si l'une dupe l'autre, la moitié des mariés joue certainement la comédie aux dépens de l'autre.
Honoré de Balzac ; Modeste Mignon (1844)

La nature sociale, de même que la nature elle-même, est une grande oublieuse.
Honoré de Balzac ; Modeste Mignon (1844)

Lorsque l'union des âmes a été parfaite, toute atteinte à ce beau idéal du sentiment est mortelle. Là où des scélérats se raccommodent après des coups de poignard, les amoureux se brouillent irrévocablement pour un regard, pour un mot. Dans ce souvenir de la quasi-perfection de la vie du cœur se trouve le secret de séparations souvent inexplicables. On peut vivre avec une défiance au cœur, alors que le passé n'offre pas le tableau d'une affection pure et sans nuages ; mais pour deux êtres autrefois parfaitement unis, la vie, quand le regard, la parole, exigent des précautions, devient insupportable.
Honoré de Balzac ; Illusions perdues, Ève et David (1843)

Avoir de la jalousie pour une femme dont on est aimé constitue de singulières vues de raisonnements. Nous sommes aimés ou nous ne le sommes pas : placés à ces deux extrêmes, la jalousie est un sentiment inutile en l'homme ; elle ne s'explique peut-être pas plus que la peur, et peut-être la jalousie est-elle la peur en amour. Mais ce n'est pas douter de sa femme, c'est douter de soi-même.
Honoré de Balzac ; La physiologie du mariage (1829)

Être jaloux, c'est tout à la fois le comble de l'égoïsme, l'amour-propre en défaut, et l'irritation d'une fausse vanité.
Honoré de Balzac ; La physiologie du mariage (1829)

L'homme va de l'aversion à l'amour ; mais quand il a commencé par aimer et qu'il arrive à l'aversion, il ne revient jamais à l'amour.
Honoré de Balzac ; La physiologie du mariage (1829)