Henri-Frédéric Amiel.

Les meilleures citations de Henri-Frédéric Amiel :

De regret en désenchantement, j'ai dérivé jusqu'à la lassitude universelle.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 18 mars 1869.

Les vivants ne sont que des fantômes voltigeant un instant sur la terre, faite de la cendre des morts, et rentrant bien vite dans la nuit éternelle comme des feux follets dans le sol.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 18 mars 1869.

En remettant tout au dernier moment, on est beaucoup plus mal servi.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 31 juillet 1873.

Qui aime le plus est la victime de celui qui aime le moins.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 15 juin 1878.

Celui qui se délecte à baver sur les autres est une créature immonde.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 24 novembre 1876.

Celui qui ne se fait pas un peu craindre ne se fera jamais beaucoup aimer.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 25 février 1876.

De l'œuf de la haine, si petit qu'il soit d'abord, peuvent éclore des monstres.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 28 mars 1855.

Pour une âme solitaire, isolée, il est impossible d'une part de consulter autrui ; impossible d'autre part de mesurer tout seul les inconvénients qui résultent du prochain, des préjugés, de l'opinion. Entre ces deux impossibilités, comment faire ?
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 18 mars 1869.

La conscience est un univers, son soleil est l'amour.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 28 avril 1852.

La vanité perche sur une montagne inaccessible, tout dans la plaine lui paraît nul.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 13 mars 1876.

Quand une opinion est que 2 fois 2 font 7, les sots sont légions.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 26 juin 1880.

Chacun dévide la bobine de ses espérances trompeuses, et quand il l'a épuisée, il s'assied pour mourir, et laisse ses fils et ses filles recommencer la même expérience.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 18 mars 1869.

Avec quels yeux différents ne voit-on pas la vie à dix, à vingt, à trente, à soixante ans ! Les solitaires ont conscience de cette métamorphose psychologique. Une autre chose aussi les étonne : c'est la conjuration universelle pour cacher la tristesse de ce monde, pour faire oublier la souffrance, la maladie, la mort, pour couvrir les plaintes et les sanglots qui partent de chaque maison, pour farder le hideux masque de la réalité.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 18 mars 1869.

Le bouffon a beau se dédire et se contredire, toujours il estime avoir raison.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 6 juin 1876.

Le sérieux est notre cordon ombilical, ce qui nous rattache à l'humanité.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 9 décembre 1872.

Ce que j'aurais pu être accable le peu que je suis, ce que j'aurais pu faire couvre de confusion ce que j'ai fait. J'ai passé ma vie à tourner en cercle, à disperser, ajourner, à me distraire, à oublier mes peines. Le résultat c'est qu'intellectuellement je n'ai rien produit, n'ayant rien accumulé.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 3 octobre 1873.

Agis bien et ne regarde pas autour de toi.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 13 novembre 1840.

Le célibat est une infraction à la nature, à quoi vivre seul quand on a de l'amour à offrir ?
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 11 janvier 1874.

Le mariage est une chose si importante que ce n'est pas assez de toute la vie pour y réfléchir.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 11 janvier 1874.

La vie est courte, et le chagrin use.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 2 décembre 1877.

L'amitié féminine tient toujours de l'amour, et l'amour féminin est d'une jalousie féroce.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 2 décembre 1877.

Il n'y a pas de meilleur ami qu'une amie, cela pense à tout et pourvoit aussi à tout.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 19 février 1864.

Le pédant a du savoir sans savoir-vivre.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 29 août 1879.

Qui a mauvais caractère se fait du mauvais sang, et des ennemis.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 5 mars 1876.

Être grincheux, grognon, mécontent, bougon, rend fâcheux et pénible.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 5 mars 1876.