Amantine Aurore Lucile Dupin, dite George Sand
Biographie :
Romancière, critique et journaliste française, Aurore Dupin, dite George Sand (pseudonyme évoquant sa liaison avec Jules Sandeau) est née le 1er juillet 1804 à Paris, elle décède au château de Nohant-Vic, situé dans l'Indre, le 8 juin 1876. Ses premiers romans, Indiana (1832) et Lélia (1833), rencontrent un franc succès, Aurore Dupin devient célèbre mais provoque par son comportement : elle s'habille en homme, et fume la pipe. Elle meurt d'une occlusion intestinale dans sa 72e année en 1876, et repose dans le domaine du château de Nohant. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 67 citations de George Sand :
Avec la loi du chacun pour soi, nous sommes tous ennemis les uns des autres.
La beauté fraîche et vraie ne peut rien cacher.
J'ai demandé à ma mère le secret pour être heureuse, car tous les enfants veulent être heureux sans se soucier d'être justes. Ma mère m'a répondu : « Être heureux, c'est donner du bonheur aux autres. » Je me le suis tenu pour dit ; j'ai réfléchi à cette loi que ma mère savait si bien mettre en pratique, et peu à peu, après les inévitables rechutes dans l'égoïsme naturel, je me suis fait ma petite morale tout d'une pièce : « Donner aux autres toute la somme de bonheur qu'il est en nous de leur procurer. » C'est court et c'est simple, et, depuis que j'ai pris l'habitude d'appliquer ma théorie à toutes mes résolutions, je me suis aperçue d'une chose, c'est que j'étais très heureuse et qu'il ne dépendait de personne de m'ôter mon bonheur.
J'ai rêvé de te faire vivre dans un éternel sourire. Sa vie sera une fête, me disais-je, et, que l'orage gronde ou que le soleil brille, il aura toujours la joie à ses côtés.
L'amour est comme cette fleur de ciste que froissent tes doigts distraits tandis que tu m'écoutes. Cette charmante rose du désert est la plus délicate qui existe. Portée sur une tige solide, environnée de feuillages résistants, la plante se plaît aux ardeurs du soleil sur la roche brûlante. Sous les feux du jour, le bouton s'ouvre frais et riant, mais fragile. Un souffle d'air le dérange, le vol d'une mouche l'effeuille, le plus léger contact le macule ; et c'est en vain que tu as souvent essayé de placer ces fleurs dans ta chevelure. À peine cueillies, elles perdent leur couleur et leur forme. Telle est la foi dans l'amour. Un souffle l'altère, un doute la souille et la flétrit. Le cœur de la femme est un autel d'une exquise pureté, où ne doivent brûler que des parfums choisis.
L'amour est une vertu à deux, et, quand une des deux âmes le méconnaît et le brise, l'autre n'est plus que la moitié d'un ange.
Prépare ton esprit à être invulnérable à la louange des hommes. La femme idéale que tu dois être n'aime que la louange de celui qu'elle aime. Elle renvoie à Dieu toutes les autres et ne sent épanouir sa fierté que sous le regard de son bien-aimé.
Le bonheur dans une vie est aussi rapide que le passage d'un éclair.
L'amour est l'aspiration sainte de la partie la plus éthérée de notre être vers l'inconnu.
La vie est la plus belle chose du monde quand on aime, et la plus détestable quand on cesse d'aimer.
J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé.
Garde-moi en souvenir dans un petit coin secret de ton cœur, et descends-y dans tes jours de tristesse pour y trouver une consolation, ou un encouragement.
Deux grands cœurs, peut-être, ont plus de peine à s'entendre que lorsqu'un des deux fait à lui seul tous les frais de la sympathie. Peut-être qu'avant de se livrer entièrement, et de s'abandonner l'un à l'autre, ils ont besoin de s'essayer, de briser quelques aspérités qui les repoussent encore.
Un grand bonheur, une longue passion, doivent être achetés au prix de quelques souffrances. Quand on plante un arbre vigoureux, il souffre et se flétrit pendant quelques jours avant de s'accoutumer au terrain et de montrer la force qu'il doit acquérir.
Tes chagrins me paraissent la conséquence inévitable d'une union mal assortie.
Je compare le passé au présent, et si quelquefois je souffre doublement pour avoir déjà beaucoup souffert, plus souvent encore j'apprends par cette comparaison à savourer le bonheur présent.
J'ai la triste habitude de rapporter toutes mes peines présentes à mes peines passées. C'est un noir cortège d'ombres en deuil qui se tiennent par la main ; la dernière qui s'agite éveille toutes les autres qui s'endormaient.
Les faits valent mieux pour convaincre que de belles paroles pour attendrir !
Je ne suis pas d'un caractère à aimer les gens qui ont l'air de se défier de tout le monde.
On prend si souvent pour de l'amour des instincts ou des passions qui sont tout le contraire !
Un homme qui n'est point jaloux est un homme qui n'aime pas.
Qui ne peut rien pour lui-même ne peut rien pour les autres.
L'amour est le grand moteur de toutes les sottises humaines.
En étudiant les livres, on peut tirer de la science du passé des inductions que l'avenir déjoue, et que le présent ne peut pas toujours justifier.
J'aime qu'on ait un peu d'esprit, et qu'on soit soi-même un peu taquin.
La vie en commun est l'idéal du bonheur entre gens qui s'aiment.
Un père ne dort jamais des deux yeux à la fois.
J'aime mieux l'enfant qui égratigne et qui mord que celui qui boude en silence.
Tout le monde ne sait pas ce qu'il y a d'amer, ce qu'il y a d'horrible à voir mourir ceux que l'on croit avoir été capable de sauver. Pour moi qui le sais, que j'aie tort ou raison, que mes amis me condamnent ou m'approuvent, je n'hésiterai jamais entre mes devoirs envers moi-même et la vie de ceux qui n'ont que moi pour appui.
Le bonheur n'est pas un mot, mais c'est une île lointaine. La mer est immense, et les navires manquent.
Tous, nous savons qu'il faut vivre quand on est dans la force des émotions, parce qu'il faut avoir vécu quand on est dans la force de la réflexion. Il ne faut regretter des épreuves de la vie que celles qui nous ont fait un mal réel et durable.
Tout ce qui enchaîne la liberté future d'un enfant est un acte de tyrannie.
La faveur des grands est un brillant météore qui ne fait que luire et s'effacer.
La nature humaine est fragile et pleine de misérables passions. Une seule est grande et belle, c'est l'amour. Mais c'est une flamme divine qu'il faut garder comme on gardait jadis le feu sacré dans des cassolettes fermées sur un autel d'or ; c'est un parfum qu'il faut envelopper et sceller, de peur qu'il ne s'évapore ; une empreinte précieuse qu'il ne faut pas exposer au frottement de la circulation, de peur qu'on ne l'efface.
Lorsque, dans l'enfance, nous souffrons d'une secrète douleur, nous voudrions que tout ce que nous faisons pour la cacher devînt inutile devant la pénétration subtile et bienfaisante des êtres qui nous aiment ; et comme, en même temps, nous nous taisons avec fierté, nous avons l'injustice de croire qu'ils sont indifférents, parce qu'ils ne sont pas importuns.
La possession d'un petit objet sans valeur, où se révèlent l'intelligence et le goût de l'ouvrier, m'est plus chère que celle d'une parure de diamants. J'aime ce qui est bon et vrai plus que ce qui est éclatant et envié.
La critique est plus facile que la pratique.
L'homme est ainsi fait, que, pour s'élever à l'idée de l'infini, il lui faut d'abord passer par les flammes saintes de l'amour conjugal, foyer brûlant de toutes les affections terrestres.
La passivité de l'esclave a quelque chose qui ressemble à la froideur et à l'abrutissement de la prostitution.
Les hommes ne sont jamais logiques et complets dans leurs meilleures ni dans leurs plus mauvaises qualités ; et, pour ne point passer, envers eux, d'un excès d'estime à un excès de blâme, pour conserver de l'affection et de la confiance à ceux que le devoir nous prescrit d'aimer, il faut se faire d'eux une juste idée, voir avec un certain calme le bien et le mal, et ne pas oublier surtout que, chez la plupart des hommes, un vice est parfois l'excès d'une vertu.
L'amour, considéré comme l'idéal de la vie, ne laisse point de repos à ceux qui en sont privés.
En réduisant les femmes à l'esclavage pour se les conserver chastes et fidèles, les hommes se sont étrangement trompés. Nulle vertu ne demande plus de force que la chasteté, et l'esclavage énerve. Les hommes le savent si bien qu'ils ne croient à la force d'aucune femme.
L'amour, c'est comme la foi aux miracles : c'est un travail de l'imagination pour exciter le cœur et paralyser le raisonnement.
Depuis que je goûte le bonheur de vivre pour mes enfants et avec eux, à toutes les heures du jour et de la nuit, je me suis faite à des habitudes plus vigilantes ; je perche comme un oiseau sur la branche à côté de son nid, et mes enfants ne font pas un mouvement que je n'entende et que je ne surveille.
Après un certain nombre d'erreurs, l'âme s'épuise, l'imagination se glace, le courage s'en va, les forces nous abandonnent. C'est là où j'en suis ! Si je disais maintenant à un homme que je suis capable d'aimer, je mentirais effrontément.
Où est le bonheur d'être riche, il faut toujours craindre d'être dévalisé par les voleurs.
L'amour, cette île enchantée, est bien souvent inabordable, et je n'ai pas de navire.
L'amitié est un contrat, et quand on l'a signé avec sa conscience, on ne le déchire pas à la première bouffée de convoitise qui vous passe par la tête.
Le pardon de l'amitié est le plus saint et le plus doux des bienfaits.
Celui qui se rebute aux premiers ennuis n'est pas un homme.
En changeant de projet tous les jours, on n'inspire plus de confiance à personne.
L'existence d'un homme ne peut rendre celle d'un autre superflue, et nul homme ne peut remplacer un autre homme.
À vingt ans, on passe rapidement du mépris à l'enthousiasme.
Un jeune homme qui refuse de souper avec la plus belle princesse du monde, est un homme ridicule.
Quelqu'un qui vous parle effrontément vaut mieux qu'un hypocrite dépravé.
Je n'ai connu aucun homme assez longtemps pour échanger du bonheur avec lui.
Une femme ne doit jamais prendre son mari pour son confesseur.
Oubliez ceux à qui vous avez ôté le sommeil pour toujours.
Un amour est toujours pur quand il est sincère.
La beauté qui parle aux yeux n'est que le prestige d'un moment.
La peur des femmes est toujours accompagnée d'une avide curiosité.
La beauté du corps n'est pas toujours le reflet de l'âme.
Doute de Dieu, doute des hommes, doute de moi-même si tu veux, mais ne doute pas de l'amour.
La philosophie magnanime est un beau costume bien porté.
La vraie sagesse est une sainteté, et la vraie sainteté est une haute et sublime sagesse.
Le tyran volontaire est le plus infortuné des êtres, il est seul.
L'amour est une religion naturelle qu'on ne transgresse pas sans honte, et sans souffrance.