Auguste de Labouïsse-Rochefort (4)

Les citations de Labouïsse-Rochefort :

Les femmes galantes n'ont qu'un moment de règne ; les illusions des sens disparaissent ; les attraits se flétrissent : sans l'esprit leur victoire n'est pas durable, et leur domination reste imparfaite.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Les grâces sont à une jolie femme ce que l'émail est aux fleurs, et le velouté aux fruits non cueillis.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

La coquetterie est un piège tendu à la finesse ; la pruderie en est un pour la simplicité.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

La pudeur pare la beauté, comme la rosée embellit la nature.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Les deux sexes ont beaucoup de passion et de vanité ; mais la femme a plus de délicatesse de sentiment. L'homme se laisse toujours entraîner par ses sens, et la femme souvent les maîtrise.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Les hommes sont souvent très exigeants, et dans quelques circonstances très dangereux ; les femmes font très bien de se tenir sur leurs gardes.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Cacher parfois ses sentiments n'est pas un défaut de franchise, mais un acte de prudence.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

De tous les moyens de parvenir, le savoir est le plus chanceux.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Le temps arrive où les bonnes mœurs oubliées, les jouissances du luxe seront préférées aux charmes de l'innocence.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Les faiseurs de morale se croient obligés de dépecer tout le coeur humain sans miséricordes, mais il est des choses si affreusement vraies, qu'on ne devrait jamais les écrire.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

En étudiant les hommes on commence par les mépriser, et l'on finit quelquefois par apprendre à leur ressembler.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Un des grands avantages de la frivolité, c'est que de petites joies lui font oublier de grands chagrins.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Nous sommes si délicats que la douleur nous révolte quand elle est reçue sans courage. On veut que nous soyons comme ces gladiateurs qui étaient non seulement condamnés à mourir, mais encore à mourir avec grâce.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

La distraction dans le monde pourrait bien être quelquefois le silence de l'orgueil.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

L'homme franc n'affirme qu'une fois.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Mieux vaut perdre un ami par trop de franchise que de le conserver aux dépens de l'honneur et de la vérité.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Les vieillards sont bien malheureux ; personne n'ose plus leur dire la vérité, il est trop tard.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

On loue presque toujours par intérêt ou par amour-propre : par intérêt, pour être bien accueilli des personnes dont on a besoin ; par amour-propre, pour montrer son discernement.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Qui vous flatte vous hait, ou ne vous estime pas.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Qui veut être loué doit s'abstenir de son propre éloge.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Nous avons traité jadis des riens gravement, et aujourd'hui nous traitons légèrement les choses les plus graves.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Modérons notre impatience, et corrigeons notre humeur ; ces mauvaises habitudes gâteraient notre physionomie.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

On n'est pas fin sans un peu de malice, et la malice effarouche. Cacher celle qu'on a est donc une excellente finesse.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

On redoute si fort la franchise, que pour en dégoûter ceux qui la professent, on la nomme brusquerie, mauvaise humeur, ou caprice.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

Tel a paru toujours bon, à qui il n'a manqué que l'occasion pour être méchant.
Auguste de Labouïsse-Rochefort ; Les pensées, observations et réflexions (1810)

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