Alphonse Karr.

Les proverbes et citations de Alphonse Karr :

Il y a des gens tellement grossiers qu'on s'attriste de partager quelque chose avec eux. On s'accoutume à leur voir les richesses et les honneurs, mais on est choqué de les voir aimer et être aimés.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Dans le monde, chacun a trois caractères, celui qu'on a, celui qu'on croit avoir, et celui qu'on se fait.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

La coquetterie des femmes n'est un crime aux yeux des autres femmes que parce qu'elle gêne la leur.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

Entre les femmes il ne peut y avoir d'inégalité réelle que celle de la beauté.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

On doit juger de la beauté, non par les proportions mathématiques du corps et du visage, mais par l'effet qu'elle produit.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

L'ami d'une femme peut, à la faveur d'un moment ou d'une occasion, devenir son amant ; mais l'homme qu'elle n'a jamais vu a mille fois plus de chances que lui.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

Il n'y a rien d'embarrassant comme d'être trop familier avec une femme dont on est amoureux ; on perd tous ces indices si importants. Vous ne pouvez comprendre ni vous faire comprendre. Une pression de main n'a plus aucun sens. Si vous voulez, on vous laissera donner un baiser. Vous pressez le bras, on n'y fait pas attention. Pour faire comprendre que vous êtes amoureux, il ne suffit pas de faire naître un sentiment, il faut en détruire un autre ; il faut dire ouvertement : Je vous aime, et peut être : Je vous aime d'amour.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

Avec de l'imagination et des obstacles, on peut toujours adorer une femme ; il n'est pas aussi facile de l'aimer.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

Il y a, dans l'amour, deux phases séparées par une crise difficile. Le premier attrait de l'amour est la nouveauté. Ce serait si joli une autre femme, s'il y en avait plusieurs. Presque toujours l'amour meurt, quand la nouveauté s'en va ; car alors il n'y a plus rien, la nouveauté n'est plus, l'habitude n'est pas encore ; mais si l'amour survit à cette crise et devient une habitude, il ne meurt plus.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

L'amour est entièrement à celui qui aime ; l'aimé n'est qu'un prétexte.
Alphonse Karr ; Une vérité par semaine (1852)

Pour n'être pas à son amant, croyez-vous qu'une femme soit à son mari ? Elle garde, il est vrai, son corps pour un seul, mais elle donne sans scrupule son âme et son cœur à un autre.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Une femme qui aime un homme d'esprit l'aime moins pour l'esprit qu'il a que pour l'esprit qu'on lui trouve.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Il n'y a rien de si agréable pour une femme que d'être désirée.
Alphonse Karr ; Clothilde (1839)

Ce qu'il y a de plus important dans la conversation, c'est peut-être le silence.
Alphonse Karr ; Les nouvelles guêpes (1853)

L'amour, comme la petite vérole, ne s'attrape pas deux fois.
Alphonse Karr ; Clothilde (1839)

Le bonheur d'être décoré : Mettre un œillet rouge à sa boutonnière ; à dix pas, on croit que vous êtes officier de la Légion d'honneur ; à trois pas, on voit que vous êtes un sot.
Alphonse Karr ; La maison de l'ogre (1890)

Femme, un peu de beauté, médiocrement d'esprit, et pas du tout de cœur, et tu seras heureuse si tu mets ton bonheur à gouverner les hommes.
Alphonse Karr ; La maison de l'ogre (1890)

J'aime mieux les femmes blondes aux yeux bleus que les brunes : elles sont plus femmes, elles s'éloignent davantage de la ressemblance de l'homme. Les yeux noirs ont de la vivacité, mais une vivacité uniforme ; leur langage n'a que quelques mots expressifs, mais toujours les mêmes ; les yeux bleus disent tout et de mille manières différentes, ils expriment jusqu'aux menaces les plus délicates et les plus difficiles à saisir.
Alphonse Karr ; Une heure trop tard (1833)

Les femmes, avant tout, veulent plaire ; elles n'ont rien à faire près de ceux qui les trouvent adorables, et qui se récrient à chacun de leurs gestes, à chacune de leurs paroles. Mais si un homme ne les admire pas sans restriction, s'il est indifférent à leur beauté, c'est celui-là qu'elles veulent charmer.
Alphonse Karr ; Une heure trop tard (1833)

Une jeune femme, c'est un frais et rose duvet de pêche sur une peau ferme ; une taille flexible, une démarche légère, trente-deux dents blanches ; les yeux, fenêtres de l'âme, scintillants d'un bel éclat.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Quand une femme dit d'une autre femme : « Elle est bien faite » cela veut dire qu'elle louche et qu'elle a des marques de petite vérole. Si par contre elle dit seulement que « c'est une bonne personne » jugez hardiment que celle dont elle parle est laide et contrefaite.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Le bonheur, il faut rester en face, si vous entrez dedans, vous ne voyez plus votre bonheur.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

L'amitié n'existe pas plus entre deux femmes qu'entre deux épiciers domiciliés en face l'un de l'autre. Comme l'amitié d'homme à femme est également une chimère, à moins que l'on ne donne le nom d'amitié à une liaison dans laquelle l'amour est devenu l'accessoire après en avoir été le principal motif.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

La modestie est une jolie invention, c'est une vertu que peu de personnes pratiquent, mais que chacun exige impérieusement des autres.
Alphonse Karr ; Les dents du dragon (1869)

Dans ma jeunesse, je rougissais quand on me donnait de l'argent ; si je rougis aujourd'hui, c'est quand on ne m'en donne plus.
Alphonse Karr ; La maison de l'ogre (1890)

Autre rubrique à découvrir :