Alphonse Karr.

Les meilleures citations de Alphonse Karr :

Le soleil qui là-haut gouverne les saisons, soleil de l'almanach, soleil de tout le monde, éclaire l'honnête homme et le brigand immonde en même temps, de ses mêmes rayons. Mais l'astre du poète est un regard de femme, soleil bleu, noir, vert, gris qui fait naître dans l'âme, une moisson de fleurs sous ses baisers féconds.
Alphonse Karr ; Les guêpes (1843)

L'amour est une fièvre qui a ses accès et sa fin, par la guérison ou la mort du malade.
Alphonse Karr ; Hélène (1890)

L'erreur a ses martyrs comme la vérité.
Alphonse Karr ; Une poignée de vérités (1858)

Chaque homme possède trois caractères : Celui qu'il montre, celui qu'il a, celui qu'il croit avoir.
Alphonse Karr ; Un voyage autour de mon jardin (1845)

Le bonheur n'est pas un gros diamant, c'est une mosaïque de pierres d'inégale valeur et d'éclat différent, parmi lesquelles se trouvent quelques cailloux et qui souvent n'ont d'éclat que par le rapprochement ou le contraste des couleurs.
Alphonse Karr ; La maison de l'ogre (1890)

Le bonheur, c'est une maison riante au toit de chaume couvert de mousse et d'iris en fleurs.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Jamais la nuit, jamais l'aurore ne se sont succédés, sans entendre à la fois, et les vagissements des enfants qui souffrent en naissant, et les sanglots sur la tombe des vieillards.
Alphonse Karr ; Une heure trop tard (1833)

Il faut quitter le monde et les salons quand on ne les orne plus.
Alphonse Karr ; Le pot aux roses (1887)

Il y a des créatures qui, renfermées dans un corset, dans des souliers, dans des gants, ont la forme d'une femme ; comme l'eau a la forme de la carafe qui la contient. Mais ôtez le corset, les souliers et les gants, il en adviendra comme de l'eau, si vous cassez la carafe.
Alphonse Karr ; Le chemin le plus court (1836)

On ne mange de conserves que quand on n'a pas de fruits.
Alphonse Karr ; Roses noires et roses bleues (1859)

On s'aperçoit qu'on a vieilli, quand on a à la barbe presque autant de poils blancs que de noirs, mais surtout quand les jeunes filles vous témoignent une confiance et une sécurité offensantes ; elles sont avec vous familières et même naturelles.
Alphonse Karr ; Roses noires et roses bleues (1859)

Jeune, parmi les hautes herbes, je cueillais au hasard des fleurs ; vieux aujourd'hui, je veux lier mes gerbes.
Alphonse Karr ; Roses noires et roses bleues (1859)

L'homme qui vivrait seul dans une île déserte ne s'occuperait d'avoir ni de riches habits, ni de somptueux ameublements. Donc, c'est pour les faire voir aux autres qu'on se procure souvent, avec tant de peine, quelquefois avec tant d'infamies, tout ce qu'on appelle le luxe. Eh bien, quel effet produit sur les autres cette exhibition magnifique ? Rien autre chose que de leur inspirer de l'envie et de la haine, de les mettre à l'affût de vos vices et de vos ridicules.
Alphonse Karr ; Un voyage autour de mon jardin (1845)

N'ayez pas de voisins si vous voulez vivre en paix avec eux.
Alphonse Karr ; La soupe au caillou (1884)

Tout homme de bonne foi qui se voudra rappeler les diverses opinions qu'il a eues sur les femmes depuis son enfance jusqu'à sa vieillesse y trouvera un étrange chaos et verra qu'il n'est pas beaucoup plus avancé que le premier jour, et que, s'il pouvait recoudre une autre existence au bout de celle qui lui a été donnée à dépenser, il aurait encore à apprendre pendant tout le temps de cette seconde vie, et ne saurait rien quand elle prendrait fin à son tour.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Aime bien qui est bien châtié.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Arborer la bannière du bon sens, c'est se déclarer ennemi public.
Alphonse Karr ; Une vérité par semaine (1852)

On ne sacrifie qu'aux dieux qui ont quelque chose à donner.
Alphonse Karr ; Une heure trop tard (1833)

Adieu, toi que j'ai tant aimée, que j'aime tant encore, toi qui as rempli pour jamais ma vie d'amour et de douleur. Adieu, je pleure en écrivant ce mot. Adieu... adieu !...
Alphonse Karr ; Une heure trop tard (1833)

Le ciel ne nous avait pas faits l'un pour l'autre ; il nous a fait payer chers les moments de bonheur dont nous nous sommes enivrés malgré lui ; aimons-nous, mais regardons-nous comme un frère et une sœur que les lois humaines séparent à jamais.
Alphonse Karr ; Une heure trop tard (1833)

Résigne-toi à la vie dans laquelle le hasard t'a mis ; livre-toi aux plaisirs, faute de bonheur.
Alphonse Karr ; Une heure trop tard (1833)

Les amoureux ont ceci de ravissant, que lorsqu'ils se croient en présence d'un rival redoutable, au lieu d'entamer avec lui une lutte d'agréments, d'esprit et de flatteries, ils se hâtent de pâlir, de froncer le sourcil, de se retirer dans un coin muets et refrognés, ou de dire des duretés ou des impertinences à la femme dont ils réclament la préférence.
Alphonse Karr ; Les guêpes (1843)

Un homme d'affaires est un monsieur qui a pour état de faire ses affaires dans les vôtres.
Alphonse Karr ; Les guêpes (1843)

Les yeux sont du visage humain la partie la plus noble et la plus importante ; les yeux sont composés de corps, d'âme et d'esprit, ou plutôt les yeux sont la fenêtre où l'âme et l'esprit viennent se montrer.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

L'avarice est une passion qui n'est nullement à la portée des pauvres gens. On ne méprise que la pauvreté involontaire et dont on souffre, mais la pauvreté volontaire dont on jouit, c'est-à-dire l'avarice, obtient facilement l'estime des hommes.
Alphonse Karr ; Les guêpes (1859)