Publilius Syrus, dit Publius le Syrien

Biographie :

Publilius Syrus

Poète latin né en Syrie vers 85 av. J.-C., Publilius Syrus est mort après 43 avant Jésus-Christ. Célèbre poète comique né esclave puis affranchi par Domitius, Publilius Syrus, dit Publius le Syrien, est l'auteur de nombreuses sentences en vers publiées pour la première fois vers 1552. Jules César, l'ayant trouvé digne de participer aux joutes littéraires, l'amèna à Rome où Syrus put lire publiquement ses pièces, ce qui lui fit obtenir la préférence sur tous les autres mimes de son temps.

Les 139 citations de Publilius Syrus :

En face du péril sachons l'envisager, jamais on ne surmonte un danger sans danger.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Aux plaintes du malheur un bonheur trop facile, rend souvent le cœur dur et l'oreille indocile.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Des caprices d'autrui quiconque doit dépendre, a le plus triste sort qui se puisse comprendre.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Il convient que celui qui rend un bon service, n'en souffre pour lui-même au moins nul préjudice.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Refuser vite à qui vous demande un service, c'est encore après tout lui rendre un bon office.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

On n'est rien qu'un faux sage et de mauvais aloi, lorsque l'on ne sait pas être sage pour soi.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Imprudente est la voix dont les accents réveillent, la douleur assoupie et les maux qui sommeillent.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Moins sombre est la douleur qui s'exhale en longs cris, que le chagrin muet dont les pleurs sont taris.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Savoir au juste l'heure où nous devons finir, en attendant la mort c'est mille fois mourir.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Recherchons les gens qui reflètent nos mœurs, la parité des goûts fait l'union des cœurs.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

L'homme fort, patient, qu'aucun revers n'étonne, fait son propre bonheur qu'il ne doit à personne.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

On oblige à demi, quand par la politesse, du refus en lui-même on voile la rudesse.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Bienveillant est celui qui, s'il doit refuser, refuse tout d'abord et sans temporiser.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

La faim à peu de frais s'apaise et se soulage, mais le dégoût veut plus, et coûte davantage.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Qui ne sait conserver un petit héritage, court le risque bientôt de faire un grand naufrage.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Le grand mot de patrie est un mot vide et creux, la patrie est partout où nous vivons heureux.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Un propos médisant fait cent fois plus de mal que n'en fera jamais le poing le plus brutal.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Publier le don que l'on a fait, c'est le redemander
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

La fortune nous prend ou nous abandonne, et rien n'est moins à nous que ce qu'elle nous donne.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

La fortune s'applique à nous tyranniser, pour n'en pas être esclave, il la faut maîtriser.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

La fortune est comme le verre, elle en a l'éclat et la fragilité.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Qui souffre impatiemment souffre deux fois.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

La passion se plaît en un désordre extrême, et ce qu'on lui défend c'est ce qu'elle aime.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Parler d'or est bien, pourtant faut-il encore mettre avec ses discours sa conduite d'accord.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.

Le rapport des caractères forme souvent la parenté la plus intime.
Publilius Syrus ; Sentences - Ier s. av. J.-C.