Jean Baptiste Alphonse Karr

Biographie :

Alphonse Karr

Journaliste, critique et écrivain français né le 24 novembre 1808 à Paris, Alphonse Karr est mort le 30 septembre 1890 à Saint-Raphaël dans le Var. Romancier, provocateur, poète et journaliste connu pour sa plume acide, son franc-parler et ses prises de positions directes, il est le fondateur de la revue satirique les Guêpes qui sévit de 1839 à 1876. Point de tabous, on parle de rien et de tout, de vérités fondées qui blessent surtout. Alphonse Karr repose au cimetière de Saint-Raphaël, cimetière qui porte aujourd'hui son nom.

Les 96 citations de Alphonse Karr :

Les amoureux ont ceci de ravissant, que lorsqu'ils se croient en présence d'un rival redoutable, au lieu d'entamer avec lui une lutte d'agréments, d'esprit et de flatteries, ils se hâtent de pâlir, de froncer le sourcil, de se retirer dans un coin muets et refrognés, ou de dire des duretés ou des impertinences à la femme dont ils réclament la préférence.
Alphonse Karr ; Les guêpes (1843)

Un homme d'affaires est un monsieur qui a pour état de faire ses affaires dans les vôtres.
Alphonse Karr ; Les guêpes (1843)

Les yeux sont du visage humain la partie la plus noble et la plus importante ; les yeux sont composés de corps, d'âme et d'esprit, ou plutôt les yeux sont la fenêtre où l'âme et l'esprit viennent se montrer.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

L'avarice est une passion qui n'est nullement à la portée des pauvres gens. On ne méprise que la pauvreté involontaire et dont on souffre, mais la pauvreté volontaire dont on jouit, c'est-à-dire l'avarice, obtient facilement l'estime des hommes.
Alphonse Karr ; Les guêpes (1859)

Il y a des gens tellement grossiers qu'on s'attriste de partager quelque chose avec eux. On s'accoutume à leur voir les richesses et les honneurs, mais on est choqué de les voir aimer et être aimés.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Dans le monde, chacun a trois caractères, celui qu'on a, celui qu'on croit avoir, et celui qu'on se fait.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

La coquetterie des femmes n'est un crime aux yeux des autres femmes que parce qu'elle gêne la leur.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

Entre les femmes il ne peut y avoir d'inégalité réelle que celle de la beauté.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

On doit juger de la beauté, non par les proportions mathématiques du corps et du visage, mais par l'effet qu'elle produit.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

L'ami d'une femme peut, à la faveur d'un moment ou d'une occasion, devenir son amant ; mais l'homme qu'elle n'a jamais vu a mille fois plus de chances que lui.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

Il n'y a rien d'embarrassant comme d'être trop familier avec une femme dont on est amoureux ; on perd tous ces indices si importants. Vous ne pouvez comprendre ni vous faire comprendre. Une pression de main n'a plus aucun sens. Si vous voulez, on vous laissera donner un baiser. Vous pressez le bras, on n'y fait pas attention. Pour faire comprendre que vous êtes amoureux, il ne suffit pas de faire naître un sentiment, il faut en détruire un autre ; il faut dire ouvertement : Je vous aime, et peut être : Je vous aime d'amour.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

Avec de l'imagination et des obstacles, on peut toujours adorer une femme ; il n'est pas aussi facile de l'aimer.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

Il y a, dans l'amour, deux phases séparées par une crise difficile. Le premier attrait de l'amour est la nouveauté. Ce serait si joli une autre femme, s'il y en avait plusieurs. Presque toujours l'amour meurt, quand la nouveauté s'en va ; car alors il n'y a plus rien, la nouveauté n'est plus, l'habitude n'est pas encore ; mais si l'amour survit à cette crise et devient une habitude, il ne meurt plus.
Alphonse Karr ; Am Rauchen (1842)

L'amour est entièrement à celui qui aime ; l'aimé n'est qu'un prétexte.
Alphonse Karr ; Une vérité par semaine (1852)

Pour n'être pas à son amant, croyez-vous qu'une femme soit à son mari ? Elle garde, il est vrai, son corps pour un seul, mais elle donne sans scrupule son âme et son cœur à un autre.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Une femme qui aime un homme d'esprit l'aime moins pour l'esprit qu'il a que pour l'esprit qu'on lui trouve.
Alphonse Karr ; Les femmes (1853)

Il n'y a rien de si agréable pour une femme que d'être désirée.
Alphonse Karr ; Clothilde (1839)

Ce qu'il y a de plus important dans la conversation, c'est peut-être le silence.
Alphonse Karr ; Les nouvelles guêpes (1853)

L'amour, comme la petite vérole, ne s'attrape pas deux fois.
Alphonse Karr ; Clothilde (1839)

Entre tous les ennemis le plus dangereux est celui dont on est l'ami.
Alphonse Karr ; Le chemin le plus court (1836)

Pour vivre heureux, il faut vous faire un bonheur modeste de tous les maux épargnés.
Alphonse Karr ; La maison de l'ogre (1890)

Toutes les femmes savent par un merveilleux instinct que l'infidélité d'un homme n'est pas pour une femme plus jolie, plus aimable, mieux faite ou plus spirituelle, mais simplement pour une autre femme.
Alphonse Karr ; Une vérité par semaine (1852)

Le bonheur d'être décoré : Mettre un œillet rouge à sa boutonnière ; à dix pas, on croit que vous êtes officier de la Légion d'honneur ; à trois pas, on voit que vous êtes un sot.
Alphonse Karr ; La maison de l'ogre (1890)

Il y a dans le cœur de l'homme un instinct qui le fait s'inquiéter d'un bonheur sans mélange, et penser que le malheur veille et cherche s'il est prudent d'être heureux tout bas.
Alphonse Karr ; La maison de l'ogre (1890)

Femme, un peu de beauté, médiocrement d'esprit, et pas du tout de cœur, et tu seras heureuse si tu mets ton bonheur à gouverner les hommes.
Alphonse Karr ; La maison de l'ogre (1890)