Jean-Jacques Rousseau (3)

Les citations de Jean-Jacques Rousseau :

Jamais l'amour sans estime n'existe dans un cœur honnête.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)
En tenant la coquetterie dans ses limites, on la rend modeste, on en fait une loi d'honnêteté.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)
Un cœur sensible craint le repos qu'il ne connaît pas : qu'il le sente une fois, il ne voudra plus le perdre.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)
L'éducation de l'homme commence à sa naissance.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)
L'expérience prévient les leçons.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)
La force de l'âme qui inspire le vrai courage est d'usage dans tous les temps. Elle met toujours la vertu au-dessus des évènements, et ne consiste pas à se battre, mais à ne rien craindre.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)
Le véritable amour est inséparable de la générosité, plus il donne, et plus il reçoit.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Malgré l'absence, les privations, les alarmes, malgré le désespoir même, les puissants élancements de deux cœurs l'un vers l'autre ont toujours une volupté secrète ignorée des âmes tranquilles. C'est un des miracles de l'amour de nous faire trouver du plaisir à souffrir ; et de vrais amants regarderaient comme le pire des malheurs un état d'indifférence et d'oubli, qui leur ôterait tout le sentiment de leurs peines.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
L'inconstance et l'amour sont incompatibles : l'amant qui change ne change pas ; il commence ou finit d'aimer.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Ôtez l'idée de la perfection dans l'amour, vous ôtez l'enthousiasme ; ôtez l'estime, et l'amour n'est plus rien.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Le physique est le désir qui porte un sexe à s'unir à l'autre.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d'être habité.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Tant qu'on désire on peut se passer d'être heureux, on s'attend à le devenir.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Le malheur tient lieu de force pour vaincre la nature, et triompher des tentations. On a peu de désirs quand on souffre, et souvent une grande passion malheureuse est un grand moyen de sagesse.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Plus le corps est faible, plus il commande ; plus il est fort, plus il obéit. Toutes les passions sensuelles logent dans des corps efféminés ; ils s'en irritent d'autant plus qu'ils peuvent moins les satisfaire.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Chaque âge a ses ressorts qui le font mouvoir, mais l'homme est toujours le même. À dix ans il est mené par les amusements ; à vingt ans, par une petite amie ; à trente, par les plaisirs ; à quarante, par l'ambition ; à cinquante, par l'avarice. Quand ne cour-t-il qu'après la sagesse ? Heureux celui qu'on y conduit malgré lui !
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
La jeunesse du sage est le temps de ses expériences ; ses passions en sont les instruments : mais après avoir appliqué son âme aux objets extérieurs pour les sentir, il la retire au dedans de lui pour les considérer, les comparer, les connaître ; et bientôt il ne lui reste plus d'objet à regarder que lui-même, ni de jouissance à goûter que celle de la sagesse.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
La sublime raison ne se soutient que par la même vigueur de l'âme qui fait les grandes passions ; et l'on ne sert dignement la philosophie, qu'avec le même feu qu'on sent pour une maîtresse.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
La philosophie n'est souvent qu'un trompeur étalage qui ne consiste qu'en vains discours ; ce n'est qu'un fantôme, une ombre, qui nous excite à menacer de loin les passions, et nous laisse comme un faux brave à leur approche.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Tous les sentiments que nous dominons sont légitimes ; tous ceux qui nous dominent sont criminels.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
L'habitude de passer sa vie à dire des riens rétrécit l'esprit.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)
La cause qui fait cesser d'aimer peut être un vice ; celle qui change un tendre amour en une amitié non moins vive ne saurait être équivoque, c'est le vrai triomphe de la vertu.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Un riche, un homme dans l'abondance, n'a de véritable ami, que celui qui n'est pas la dupe des apparences, et qui le plaint plus qu'il ne l'envie, malgré sa prospérité.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Les épanchements de l'amitié se retiennent devant un témoin quel qu'il soit. Il y a mille secrets que trois amis doivent savoir, et qu'ils ne peuvent se dire que deux à deux.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Il est des amitiés circonspectes, qui, craignant de se compromettre, refusent des conseils dans les occasions difficiles, et dont la réserve augmente avec le péril des amis ; mais une amitié véritable ne connaît point ces timides précautions.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)
Il ne faut pas encourager les pauvres à se faire mendiants : mais quand une fois ils le sont, il faut les nourrir, de peur qu'ils ne se fassent voleurs.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)
À un pauvre, une petite pièce de monnaie, un peu de pain, ne coûtent guère à donner.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)
Il n'y a que les infortunés qui sentent le prix des âmes bienfaisantes.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)
Les infortunés n'ont pas seulement besoin d'argent, et il n'y a que les paresseux de bien faire, qui ne sachent faire du bien que la bourse à la main. Les consolations, les conseils, les soins, les amis, la protection sont autant de ressources, que la commisération laisse au défaut des richesses, pour le soulagement de l'indigent.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)
Les premiers besoins, ou du moins les plus sensibles, sont ceux d'un cœur bienfaisant ; et tant que quelqu'un manque du nécessaire, quel honnête homme a du superflu ?
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)