Charles Pinot Duclos.

Sa biographie :

Charles Pinot Duclos Historien, écrivain et académicien français né le 12 février 1704 à Dinan dans les Côtes-d'Armor en Bretagne, Charles Pinot Duclos est mort le 26 mars 1772 à Paris. Nommé à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1739, il fut ensuite élu à l'Académie française le 26 janvier 1747 dont il devint le secrétaire perpétuel en 1755. Pinot Duclos meurt d'une maladie à l'âge de 68 ans au château du Louvre où il logeait, et fut inhumé en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois située dans le 1er arrondissement de la ville de Paris. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.

Les 64 citations de Charles Pinot Duclos :

Les gens d'esprit même n'en ont jamais moins que lorsqu'ils tâchent d'en avoir.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

La considération fait plus d'heureux que la gloire.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Raisonner, c'est se servir de deux jugements pour en faire un troisième.

Charles Pinot Duclos - Remarques sur la grammaire (sans date)

Le plus malheureux effet de la politesse d'usage est d'enseigner l'art de se passer des vertus qu'elle imite. Qu'on nous inspire dans l'éducation l'humanité et la bienfaisance, nous aurons la politesse, ou nous n'en aurons plus besoin.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

L'ami a des droits que le temps et la réflexion ne peuvent que confirmer.

Charles Pinot Duclos - Les mémoires pour servir à l'histoire des mœurs (1751)

On sacrifie sa vie à son honneur, souvent son honneur à sa fortune, et quelquefois sa fortune à la crainte du ridicule.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Plus on cherche les moyens de plaire, et moins on les trouve.

Charles Pinot Duclos - Acajou et Zirphile (1744)

On doit vaincre sa répugnance naturelle, et obéir à sa conviction.

Charles Pinot Duclos - L'histoire de la baronne de Luz (1741)

Les hommes sensés ne plaisent guère qu'à ceux qui sont près de le devenir.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Il n'y a rien de honteux en amour, sauf que n'être point heureux.

Charles Pinot Duclos - L'histoire de la baronne de Luz (1741)

L'amour ne s'occupe que du présent ; il cherche le plaisir actuel, oublie les maux passés, et n'en prévoit point pour l'avenir.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Le bienfaiteur est parfois aussi éloigné de la bienfaisance que le prodigue l'est de la générosité.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Il y a peu d'hommes assez sages pour regarder la noblesse comme un avantage, et non pas comme un mérite, pour se borner à en jouir, sans en tirer vanité.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

La médisance est une petitesse dans l'esprit, ou une noirceur dans le cœur ; elle doit toujours sa naissance à la jalousie, à l'envie, à l'avarice, ou à quelque autre passion ; elle est la preuve de l'ignorance et de la malice. Médire sans dessein, c'est bêtise ; médire avec réflexion, c'est noirceur. Que le médisant choisisse, qu'il opte, il est insensé ou méchant.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Le mensonge part toujours de la crainte ou de l'intérêt, et par conséquent de la bassesse.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Plus on a de lumières, plus on a de devoirs à remplir.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Les plus beaux jours n'ont bien souvent pas de lendemain.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

La jalousie marque de l'infériorité dans celui qui la ressent.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Une dévote emploie pour son amant tous les termes tendres et onctueux du dictionnaire de la dévotion la plus affectueuse et la plus vive. La critique qu'elle fait du monde, est un éloge indirect d'elle-même.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Les hommes sont gouvernés par leurs sens avant de connaître leur cœur ; mais la plupart des femmes ont besoin d'aimer, et seraient rarement séduites par les plaisirs si elles n'étaient entraînées par l'exemple.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

La nature est avant tous les devoirs qui ne consistent qu'à la combattre.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Quelque soit l'idée qu'on a de la vertu d'une femme, ce n'est certainement que l'espoir qui fait qu'on lui déclare l'amour qu'on a pour elle, et l'on n'est jamais malheureux quand on espère.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Un homme assez vain pour croire qu'il ne peut jamais être l'objet du mépris, y est d'autant plus sensible lorsqu'il ne peut plus se le dissimuler.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

La liberté du cœur donne celle de l'esprit.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

La vivacité qui ne vient pas de l'esprit ajoute encore à la sottise.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Qui ne sait l'histoire que par les imprimés du temps en conçoit à peine le squelette.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Rien ne flatte plus un homme faible et ne l'entretient mieux dans cet état de faiblesse que les éloges qu'on lui donne sur sa fermeté.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Il semble qu'il n'y ait pour les hommes d'actions honteuses que celles dont on peut les convaincre.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Les contemporains prodiguent les éloges ; la postérité fait justice.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Le sot de la cour dit des sottises plus élégamment que le sot de la ville.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

Que d'hommes, je ne dirai pas nuls, mais pervers, j'ai vu loués par ceux qui les regardaient comme tels ! Tous les louangeurs sont également disposés à faire une satire ; la personne leur est indifférente, il ne s'agit que de sa position.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

La nécessité ne fait guère que des fautes quelquefois pardonnables ; la cupidité réduite en système fait les crimes.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

C'est dans Paris qu'il faut considérer le Français, parce qu'il y est plus Français qu'ailleurs.

Charles Pinot Duclos - Les morceaux choisis (1810)

L'avarice n'est, comme les autres passions, qu'un redoublement de l'amour de soi-même.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Un homme humilié par son bienfaiteur est bien plus à plaindre qu'un bienfaiteur qui ne trouve que des ingrats. L'ingratitude afflige plus les cœurs généreux qu'elle ne les ulcère ; ils ressentent plus de compassion que de haine : le sentiment de leur supériorité les console.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

L'avarice juge comme l'ambition, avec cette différence, que l'une est agitée par l'espérance, et l'autre par la crainte. L'ambitieux espère de proche en proche parvenir à tout ; l'avare craint de tout perdre : ni l'un ni l'autre ne savent jouir.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Le bienfait est un acte libre de la part de son auteur, quoique celui qui en est l'objet puisse en être digne.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Les femmes qui s'estiment le plus sont celles qui s'en flattent le moins.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

La beauté ne fait pas toujours naître l'amour, et peut n'exciter qu'une admiration froide ; l'esprit, joint à une figure piquante, est toujours sûr de son effet.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Celui dont les malheurs attirent l'attention est à demi consolé.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Quand une femme est digne de l'amitié, elle ne doit pas se perdre par l'amour.

Charles Pinot Duclos - Les mémoires pour servir à l'histoire des mœurs (1751)

Le crime n'est jamais plus dangereux que sous le masque de la vertu.

Charles Pinot Duclos - L'histoire de la baronne de Luz (1741)

Trop d'impatience empêche de prévoir les moyens, ou de saisir les occasions de réussir.

Charles Pinot Duclos - L'histoire de la baronne de Luz (1741)

Les talents, c'est Dieu qui les donne à qui lui plaît.

Charles Pinot Duclos - L'histoire de la baronne de Luz (1741)

Rien ne fortifie le préjugé comme un ancien usage.

Charles Pinot Duclos - Mémoire sur les épreuves (sans date)

L'hypocrisie est le vice le plus méprisable et le plus odieux.

Charles Pinot Duclos - Mémoires secrets sur le règne de Louis XIV (1791)

Pour le vrai philosophe, un rival est un ami : il s'enrichit des découvertes de ses concurrents.

Charles Pinot Duclos - Éloge de M. de Fontenelle (sans date)

Le titre d'académicien peut flatter quelque grand que ce puisse être ; mais, s'il n'a aucune des qualités qui le justifient, ce n'est pour lui qu'un ridicule, et un sujet de reproche pour ceux qui l'ont choisi.

Charles Pinot Duclos - Histoire de l'Académie française (1768)

Les États les plus heureux sont ceux qui fournissent le moins d'événement à l'histoire.

Charles Pinot Duclos - Histoire de l'Académie française (1768)

Ceux qui occupent certaines places, sans les remplir, voudraient n'avoir que des aveugles pour témoins.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

La politesse d'usage n'est qu'un jargon fade, plein d'expressions exagérées, aussi vides de sens que de sentiment.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Les services doivent se juger moins par l'avantage qu'en retire celui qui est obligé que par le sacrifice que fait celui qui oblige.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Pour rendre meilleur les hommes, il ne faut que les éclairer.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Le mépris n'est que le langage de la jalousie, de la haine et de l'estime voilées par l'orgueil.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

La colère est une haine passagère, la haine est une colère suivie.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Il n'y a rien de plus difficile à perdre que la force de l'habitude.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

La réflexion est peu pour l'homme médiocre, mais elle prévient les fautes de l'homme supérieur.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Il est rare que le bienfait tombe sur le besoin.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

On n'est pas toujours obligé d'avoir ses parents pour amis.

Charles Pinot Duclos - Confessions du comte de *** (1742)

L'honneur qui se vend, si peu qu'on en donne, est toujours payé plus qu'il ne vaut.

Charles Pinot Duclos - Mémoires secrets sur le règne de Louis XIV (1791)

On n'est jamais sûr de ceux qui se vendent.

Charles Pinot Duclos - La régence et le règne de Louis XV (1791)

Rien n'est si persuasif que l'exemple.

Charles Pinot Duclos - Histoire de Louis XI (1745)

Quelqu'aveugle que soit l'amour-propre, on connaît bientôt ses défauts quand l'intérêt s'en mêle.

Charles Pinot Duclos - Acajou et Zirphile (1744)

Le plaisir n'est qu'une situation, le bonheur est un état.

Charles Pinot Duclos - Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

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