Charles Pinot Duclos (2)

Les citations de Charles Pinot Duclos :

Il n'y a plus que deux caractères dans les gens du monde, la frivolité et l'intrigue.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Les hommes sensés ne plaisent guère qu'à ceux qui le sont ou qui sont près de le devenir.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Qui ne sait l'histoire que par les imprimés du temps en conçoit à peine le squelette.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Rien ne flatte plus un homme faible et ne l'entretient mieux dans cet état de faiblesse que les éloges qu'on lui donne sur sa fermeté.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Il semble qu'il n'y ait pour les hommes d'actions honteuses que celles dont on peut les convaincre.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Les bienfaits qui ne ramènent pas un ennemi ne servent qu'à l'aigrir.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Les contemporains prodiguent les éloges ; la postérité fait justice.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Le premier pas vers la politesse n'est que trop souvent contre l'innocence.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Si quelque pique éloigne quelquefois les gens d'esprit les uns des autres, les sots les réconcilient, par l'impossibilité de vivre continuellement avec des sots.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Le sot de la cour dit des sottises plus élégamment que le sot de la ville.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

Que d'hommes, je ne dirai pas nuls, mais pervers, j'ai vu loués par ceux qui les regardaient comme tels ! Tous les louangeurs sont également disposés à faire une satire ; la personne leur est indifférente, il ne s'agit que de sa position.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

La nécessité ne fait guère que des fautes quelquefois pardonnables ; la cupidité réduite en système fait les crimes.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

C'est dans Paris qu'il faut considérer le Français, parce qu'il y est plus Français qu'ailleurs.
Charles Pinot Duclos ; Les morceaux choisis (1810)

L'avarice n'est, comme les autres passions, qu'un redoublement de l'amour de soi-même.
Charles Pinot Duclos ; Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Un homme humilié par son bienfaiteur est bien plus à plaindre qu'un bienfaiteur qui ne trouve que des ingrats. L'ingratitude afflige plus les cœurs généreux qu'elle ne les ulcère ; ils ressentent plus de compassion que de haine : le sentiment de leur supériorité les console.
Charles Pinot Duclos ; Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

L'avarice juge comme l'ambition, avec cette différence, que l'une est agitée par l'espérance, et l'autre par la crainte. L'ambitieux espère de proche en proche parvenir à tout ; l'avare craint de tout perdre : ni l'un ni l'autre ne savent jouir.
Charles Pinot Duclos ; Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Le bienfait est un acte libre de la part de son auteur, quoique celui qui en est l'objet puisse en être digne.
Charles Pinot Duclos ; Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Les femmes qui s'estiment le plus sont celles qui s'en flattent le moins.
Charles Pinot Duclos ; Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

La beauté ne fait pas toujours naître l'amour, et peut n'exciter qu'une admiration froide ; l'esprit, joint à une figure piquante, est toujours sûr de son effet.
Charles Pinot Duclos ; Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Raisonner, c'est se servir de deux jugements pour en faire un troisième.
Charles Pinot Duclos ; Remarques sur la grammaire (sans date)

Celui dont les malheurs attirent l'attention est à demi consolé.
Charles Pinot Duclos ; Les considérations sur les mœurs de ce siècle (1751)

Quand une femme est digne de l'amitié, elle ne doit pas se perdre par l'amour.
Charles Pinot Duclos ; Mémoires pour servir à l'histoire des mœurs (1751)

Le crime n'est jamais plus dangereux que sous le masque de la vertu.
Charles Pinot Duclos ; L'histoire de la baronne de Luz (1741)

Trop d'impatience empêche de prévoir les moyens, ou de saisir les occasions de réussir.
Charles Pinot Duclos ; L'histoire de la baronne de Luz (1741)

Les talents, c'est Dieu qui les donne à qui lui plaît.
Charles Pinot Duclos ; L'histoire de la baronne de Luz (1741)