François-Marie Arouet, dit Voltaire (3)

Les citations de Voltaire :

La retraite est le port où il faut se réfugier après les orages de la vie.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Dans quel pays ne trouve-t-on pas des hommes insociables avec lesquels il faut vivre ?
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Il ne faut pas se fâcher contre ceux qui ne peuvent pas nuire.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Le mieux qu'on puisse faire quand les hommes sont déchaînés, c'est de se tenir à l'écart.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

La circonspection est une belle chose, mais en vers, elle est bien triste. Etre raisonnable et froid, c'est presque tout un : cela n'est pas à l'honneur de la raison.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Les infamies de tant de gens de lettres ne m'empêchent point du tout d'aimer la littérature : je suis comme les vrais dévots, qui aiment toujours la religion, malgré les crimes des hypocrites.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Il n'y a de bons vers que ceux qu'on relit, et qu'on retient malgré soi.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Sans variété dans le discours il n'y a jamais de beauté.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Le défaut de la plupart des livres est d'être trop longs, si on avait la raison pour soi, on serait court.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

La multitude des lois est dans un état ce qu'est le grand nombre des médecines, signe de maladie et de faiblesse.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Quand on bâille à une première représentation, c'est un mal dont on ne guérit jamais.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Mêle tes pleurs aux pleurs que je répands ; goûte un destin nouveau dans mes embrassements ; image de ta mère, à mes vieux ans rendue, joins ton âme étonnée à mon âme éperdue.
Voltaire ; Les lois de Minos (1773)

Les hommes, qui ont tous un fond de justice dans le cœur, souhaitent naturellement que le ciel s'intéresse à venger l'innocence : on verra avec plaisir en tout temps et en tout pays, qu'un Être suprême s'occupe à punir les crimes de ceux que les hommes ne peuvent appeler en jugement ; c'est une consolation pour le faible, et c'est un frein pour le pervers qui est puissant.
Voltaire ; Dissertation sur la tragédie (1748)

On prétend qu'on en est moins malheureux quand on ne l'est pas seul ; mais ce n'est pas par malignité, c'est par besoin. On se sent alors entraîné vers un infortuné comme vers son semblable. La joie d'un homme heureux serait une insulte ; mais deux malheureux sont comme deux arbrisseaux faibles qui, s'appuyant l'un sur l'autre, se fortifient contre l'orage.
Voltaire ; Zadig ou La destinée, XVII (1748)

Perdre sa jeunesse, sa beauté, ses passions ; c'est là le vrai malheur. Voilà pourquoi tant de femmes se font dévotes à cinquante ans, et se sauvent d'un ennui par un autre.
Voltaire ; Dialogue de Françoise de Maintenon et Ninon de Lenclos (1751)

La terre est un vaste théâtre, où la même tragédie se joue sous des noms différents.
Voltaire ; Essai sur les mœurs et l'esprit des nations (1756)

Les médecins ne se vantent pas de guérir toujours, mais ils font tout ce qu'ils peuvent pour soulager les hommes.
Voltaire ; Diatribe du docteur Akakia (1753)

Un homme qui a tort, et qui veut déshonorer celui qui a raison, se déshonore soi-même.
Voltaire ; Diatribe du docteur Akakia (1753)

La presse, il le faut avouer, est devenue un des fléaux de la société, et un brigandage intolérable.
Voltaire ; Lettre à un membre de l'Académie de Berlin (1752)

La jalousie ronge un coeur de fiel le plus acre et le plus noir.
Voltaire ; Lettre à un membre de l'Académie de Berlin (1752)

La jalousie, quand elle est furieuse, produit plus de crimes que l'intérêt et l'ambition.
Voltaire ; Lettre à un membre de l'Académie de Berlin (1752)

L'homme est jaloux dès qu'il peut s'enflammer ; la femme l'est, même avant que d'aimer.
Voltaire ; Nanine ou le préjugé vaincu, I, 7 (1749)

Toutes les femmes sont coquettes, elles souhaitent que les coqs les trouvent belles.
Voltaire ; L'homme aux quarante écus (1768)

On passe sa vie à espérer, et on meurt en espérant.
Voltaire ; L'homme aux quarante écus (1768)

On ne peut s'imaginer être ce qu'on n'est pas, à moins qu'on ne soit fou.
Voltaire ; L'homme aux quarante écus (1768)

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