Simon de Bignicourt (2)
Les meilleures citations de Simon de Bignicourt :
Qui confie un secret à autrui vend sa liberté.
II n'est point de liberté où il n'est point de lois.
Les lois ne sont que les conséquences des fautes du passé.
La politique et la coquetterie sont sœurs, elles ne sont autre chose que l'art de mentir.
La politique est une vipère qui ne doit servir que comme remède.
L'audace est la première et la dernière ressource des plus grands génies.
L'audace est comme l'amour, elle donne une apparence d'esprit à ceux qui en ont le moins.
L'ambition est un vice qui guérit quelquefois des politesses les plus dégradantes.
L'excès de l'ambition ne connaît point l'ennui.
L'ambitieux n'a point de limites, ni d'amis d'ailleurs.
Toute l'étendue des désirs de l'ambitieux n'est connue que de lui.
Il s'en faut bien que les hommes discrets soient toujours les plus fins.
L'ambition a les dents longues, elle mord tous ceux l'entrave.
Il est plus aisé de donner un conseil judicieux que de le donner sans orgueil.
Un homme sans caractère est moins qu'un homme.
Rien ne paraît ressembler quelquefois tant à la prudence que la légèreté du caractère.
Tout est presque fortuit pour les hommes prudents.
Une prudence trop circonspecte produit souvent les effets de l'incapacité.
L'homme prudent est celui qu'on ne peut tromper qu'une fois, mais qui s'attend sans cesse à l'être.
Une folie aimable peut faire le bonheur de la vie.
Il est une folie moins éloignée de la sagesse que de la sottise.
Il est des hommes dont le genre de folie n'est point un vice mais une passion.
Le goût des inutilités est utile à ceux dont l'esprit est resserré dans une sphère étroite.
Le seul excès qui semble permis est celui qui naît d'une rare sensibilité.
Il est un excès de vice et de désordres dont le commun des hommes n'a qu'une faible idée.
Il est des fautes plus honorables au cœur que la pratique de certaines vertus.
Le bon usage du passé est le patrimoine du présent.
L'usage et l'expérience tiennent quelquefois lieu de talents à ceux qui en manquent.
Les usages sont quelquefois plus tyranniques que les lois.
Les mauvaises habitudes sont des serpents que nous portons dans notre sein.
L'habitude est une seconde nature, pire que la première.
Une jolie femme ressemble au champagne, elle terrasse le buveur après l'avoir amusé.
La réputation des femmes dépend plus de la prudence de leurs maris que de la discrétion de leur amants.
Les femmes vulgaires connaissent la honte, sans connaître la pudeur.
II suffit de fréquenter un petit nombre de femmes pour les connaître toutes.
On ne peut rendre ingrate une femme aussi vertueuse que sensible.
La plupart des femmes se connaissent trop, ou ne se connaissent pas assez.
La plupart des femmes ne jouent d'autre rôle dans la société que celui de décorer la scène.
II est plus utile d'excuser les femmes que de les étudier.
Les femmes nées fausses ne le font jamais médiocrement.
Le caprice de certaines femmes est souvent un aveu indiscret de leur passion.
Les femmes ont plus ou moins de bon sens, à proportion des goûts qui les dominent.
La modestie d'une femme est le plus beau de ses traits, aussi est-il le plus rare.
Les passions dominantes immolent les médiocres, comme les Grands sacrifient les Petits.
Plus l'amour approche de l'amitié, plus il est durable.
Plus l'amour approche de l'amitié, plus il est délicat.
Si l'amour n'est que le prix de l'amour, comptez peu sur sa durée.
L'amour vaut plus par les peines dont il nous console que par les plaisirs qu'il nous donne.
II n'est point de plaisir en amour si les peines ne sont réciproques.
On souffre presque autant de se voir aimé malgré soi que d'aimer plus qu'on n'est aimé.
La possession fait souvent des tyrans de ceux que le désir avait rendu esclaves.
On jouit souvent plus de l'esprit que l'on trouve dans les autres que de celui qu'on leur montre.
Un désir retranché est souvent un plaisir de plus, et un besoin de moins.
II en est du plaisir comme de certaines vérités, qu'il est dangereux d'approfondir.
En courant après le plaisir, on laisse souvent échapper le bonheur.
On croit souvent varier ses plaisirs en ne faisant autre chose que changer d'ennuis.
II est plus aisé de renoncer à certains plaisirs qu'à des amusements d'habitude.
Les plaisirs sont des plantes délicates qui se fanent en un clin d'œil.
Une extrême gaieté est un obstacle invincible à la profondeur de l'esprit.
La gaieté des hommes légers est un feu de paille qui éblouit et qui s'éteint en un instant.
II n'est point d'enjouement spirituel sans égalité d'humeur.
Une joie extrême rend presque également inconsidérés les sots et les sages.
La vanité a quelquefois autant de part à l'ennui que le défaut de ressources.
II faut un tact bien délicat pour sentir la minute qui précède l'ennui.
Qui n'a qu'une affaire est sujet à ennuyer beaucoup de monde.
Qui se craint soi-même est le plus redoutable de tous les hommes.
Une crainte bannie vaut souvent un désir rempli.
Qui n'a point appris à craindre ne sait point espérer à propos.
On espère même contre toute espérance, tant qu'on aime.
II suffit d'attendrir les cœurs dans l'infortune pour paraître vertueux.
L'extrême sensibilité du cœur nous rend respectable à nos yeux.
Les cœurs des sots ne peuvent s'ouvrir à la vraie sensibilité.
La galanterie guérit de l'amour, et l'amour de la galanterie.
Le bonheur est un état, le plaisir n'est qu'une situation.
Le bonheur est comme la science : on n'en jouit qu'à proportion de la facilité que l'on trouve à le communiquer.
Quelque rare que soit le vrai bonheur il l'est peut-être encore moins que l'art d'en jouir.
Il n'est point de bonheur si légitime qui ne puisse devenir une occasion d'infortunes.
La nécessité nous apprend ce que nous sommes capables de faire, et ce que nous devons éviter.
La nécessité, en forçant la volonté et l'entendement, nous en dérobe toute la force et la faiblesse.
L'occasion est comme une anguille qui souvent à force de la presser nous échappe.
II est mille circonstances dans la vie où le hasard nous sert plus utilement que la prudence.
On est quelquefois plus heureux par la patience dans les maux que par le sentiment des plaisirs.
Il n'est point de superflu pour les cœurs généreux.
La supériorité du mérite dans un bienfaiteur est le plus cruel tourment de l'orgueil de l'ingrat.
Un bienfait est un diamant précieux, et la reconnaissance n'est bien souvent qu'un strass.
La politesse qui s'annonce par les grâces est souvent la plus suspecte.
II est des qualités estimables qui supposent d'assez petits talents.
La vérité est une beauté chaste qui excite les désirs sans les satisfaire.
II n'appartient qu'au génie de se livrer à des témérités que le succès justifie.
Les préjugés établis tiennent quelquefois lieu de prudence à ceux qui en manquent.
L'imagination fait des conquêtes, mais les honneurs du triomphe sont réservés au jugement.
Les sots sont les tyrans des hommes sensés.
Si l'on fait grâce aux sots, c'est rarement par un motif de générosité.
La crainte du ridicule est quelquefois un piège qui ne sert qu'à donner des entraves à la vertu.
Le plus redoutable des ennemis est un ancien ami qui connaît tout de vous.
La vanité conduit toujours à l'affectation, et vice versa.
La vanité est un protée dont les formes varient à l'infini.
L'extrême vanité a cela de particulier qu'elle empêche souvent la jalousie d'entrer dans le cœur.
La jalousie est plus intraitable que la haine.
Les préjugés les plus tyranniques sont ceux qui se cachent sous le nom d'usages.