Plutarque.
Sa biographie :
Philosophe, penseur et historien grec né vers 46 ap. J.-C. à Chéronée en Béotie, Plutarque est mort vers 125 ap. J.-C. Les Vies parallèles des hommes illustres, composée en 100 et 110, est l'oeuvre majeure de Plutarque. Il s'agit d'une série de biographies d'hommes fameux du monde gréco-romain, organisées par paires, où chaque paire compare un Grec et un Romain. Ses Œuvres morales regroupent plus de 230 traités consacrés à la curiosité, à l'amour des richesses, à la tranquillité de l'âme et aux vertus morales entre autres. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 69 citations de Plutarque :
II n'en est pas de l'esprit comme d'un vase ; il ne faut pas le remplir jusqu'aux bords.
La haine pour les méchants est un sentiment honnête.
Qui parle trop souvent de ses talents et de ses qualités finit toujours par nous lasser.
Les avares ont la peine d'amasser, mais ils n'ont pas le plaisir d'en jouir.
Celui qui affecte de dire toujours comme vous dites, et de faire toujours comme vous faites, n'est pas votre ami, c'est votre ombre.
Il est si pénible de reconnaître ses propres maux qu'on préfère s'occuper de ceux des autres.
Malheur à toi qui d'une main coupable fais de nos maux un recueil misérable.
Il n'est de personne plus insupportable que celle qui ne parle que d'elle-même.
Nul n'est pauvre de ce qui suffit.
La tranquillité d'esprit et la grandeur d'âme ne s'achètent pas à prix d'argent.
La curiosité est la fille de la médisance.
Il n'y a d'homme libre que celui qui obéit à la raison.
Les avares aiment l'argent, mais ils craignent de s'en servir.
L'endurcissement dans le crime pourrit le cœur, comme la rouille pourrit le fer.
II y a des hommes qui, pour fuir les voleurs ou le feu, se jettent dans un précipice ; il en est de même de ceux qui, pour éviter la superstition, se jettent dans le triste et odieux système de l'athéisme, passant ainsi d'un extrême à l'autre, et laissant la religion, qui est au milieu.
Le flatteur ressemble à ces mauvais peintres qui ne savent pas rendre la beauté des traits, mais saisissent parfaitement les difformités.
Le caméléon prend toutes les couleurs, excepté le blanc : le flatteur imite tout, excepté ce qui est bien.
L'équitation est ce qu'un vaniteux apprend le mieux, parce que son cheval ne le flatte pas.
Quand mon serviteur bat mes habits, ce n'est pas sur moi qu'il frappe : il en est de même de celui qui me reproche les accidents de la nature ou de la fortune.
Je fais plus de cas de l'abeille qui tire du miel des fleurs que de la femme qui en fait des bouquets.
Ceux qui sont avares de la louange prouvent qu'ils sont pauvres en mérite.
Sachez écouter, et vous tirerez parti de ceux mêmes qui parlent mal.
L'autorité est la couronne de la vieillesse.
L'homme ne saurait recevoir et Dieu ne saurait donner rien de plus grand que la vérité.
Celui qui obéit à la raison obéit à Dieu.
C'est dans l'enfance que l'on jette les fondements d'une bonne vieillesse.
La perfection de la vertu se forme de trois choses : du naturel, de l'instruction et des habitudes.
Chatouillé par les louanges, tout homme pédant ne peut plus être contenu.
Rien n'irrite autant la faim que de voir autrui manger, comme rien n'irrite plus l'homme imbu de lui-même, qui recherche constamment la louange, que de voir un autre homme être loué plus que lui.
La louange d'autrui aigrit et enflamme la jalousie de celui qui est possédé d'un désir de gloire.
Tout homme qui s'aime se laisse facilement aller à parler de soi.
Qui recherche trop la louange ne recueille bien souvent que le blâme.
Ceux qui ne sont affamés que de louanges trouvent rarement de quoi les rassasier.
Se louer soi-même est d'un sot qui ne peut s'attirer que le plus grand des mépris.
La vanité la plus méprisable est celle de celui qui ne parle que de lui-même.
Abaisser qui l'a contrarié, est le premier plaisir de l'homme haineux.
La haine n'a qu'un but, saisir toute occasion pour faire mal.
Aussi faible soit-il, personne ne porte envie à un malheureux.
L'adversité fait cesser l'envie, mais non pas la haine.
On hait toujours ses ennemis, à quelque état de faiblesse qu'ils soient réduits.
On ne reconnaît jamais qu'on est envieux, car celui qui en est accusé déguise l'envie sous le nom de colère, de crainte, de haine ou de toute autre passion, plutôt que d'avouer que ce soit de l'envie ; de toutes les maladies de l'âme, c'est celle qu'on cherche à cacher aux yeux des autres avec le plus de soin.
Le comble de la méchanceté est de haïr les gens de bien.
Si la prospérité n'est pas toujours méritée, l'envie par contre est toujours injuste.
Toute clarté blesse des yeux malades comme tout succès blesse l'envieux.
On ne porte envie qu'à ceux qui sont dans la prospérité.
La prospérité d'autrui afflige la haine des envieux.
La méchanceté, toujours armée de mille moyens pour nuire, excite les passions qu'elle a fait naître.
La méchanceté est une bonne défense contre les méchants.
Il n'y a pas de honte à ne pouvoir tout faire, mais promettre plus qu'on ne peut est honteux.
L'impuissance de tenir ses promesses est la plus grandes des hontes.
Tout soutien que nous apportons à des gens qui ne le méritent pas nous déshonore.
Il n'est point de passion que le repentir suive de plus près que la fausse honte.
La fausse honte nous fait craindre une vaine fumée, et nous jette au milieu des flammes.
Rien n'est plus honteux que de se séparer des choses utiles pour regorger du superflu.
Tout homme qui dépense mal à propos ce qu'il a ne fera jamais bon usage de ce qu'on lui donne.
Il n'est rien de pire que de trahir son devoir par faiblesse ou par lâcheté.
Gagnez toujours plus et épargnez, on n'est estimé en ce monde qu'en proportion de ce qu'on a.
L'avarice est le partage des âmes les plus viles.
L'avarice excite les désirs et défend la jouissance.
Qui court après l'inutile et le superflu ne conserve pas même le nécessaire.
L'or et l'argent n'éteignent pas le désir d'en avoir, et les grandes possessions ne satisfont pas l'avarice.
La curiosité est la maladie des envieux et des calomniateurs.
La curiosité est un ulcère qu'on envenime davantage à mesure qu'on le frotte.
La curiosité est la fille de la jalousie.
L'envie est la douleur du bien qui arrive aux autres, et la passion qui accompagne la curiosité est la joie du mal qu'ils éprouvent ; l'une et l'autre ont pour principe la malignité, passion féroce et cruelle.
La nouvelle du mal dans sa course est rapide, la nouvelle du bien dans sa marche est timide.
Un véritable curieux qui est attentif au récit le trouve toujours trop court.
La curiosité est un désir accompagné d'un sentiment d'envie et de malignité.
L'adultère est la curiosité de l'amour et des plaisirs d'autrui.