John Locke.
Biographie :
Philosophe anglais né le 29 août 1632 à Wrington dans le comté du Somerset, John Locke est mort le 28 octobre 1704 à Oates dans le comté de l'Essex situé au sud-est de l'Angleterre. Locke est enterré au cimetière de la paroisse à High Laver situé dans le district d'Epping Forest. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 48 citations de John Locke :
La raison doit être notre dernier juge et notre dernier guide en toute chose.
Il n'y a point d'homme qui entreprenne aucune chose sans avoir un but qui lui sert de motif à faire ce qu'il fait : et, quelques facultés qu'il emploie, l'entendement, avec la lumière qu'il a, lui sert toujours de guide.
Si l'on ne réussit pas à prévenir le mal, il ne peut être guéri sans beaucoup de difficultés.
Ne faites jamais vieillir votre enfant avant l'âge par un excès de précipitation, vous aurez le chagrin de le conduire prématurément au tombeau, ou de le plonger dans une seconde enfance, plus tôt que vous ne pensez.
Il y a très peu d'amoureux de la vérité pour la vérité, même parmi ceux qui croit l'être.
La gaucherie naturelle est préférable à des poses affectées qui font qu'un enfant ressemble à un singe !
Les bons conseils ne servent point à rendre les gens plus sages.
L'État, selon mes idées, est une société d'hommes instituée dans la seule vue de l'établissement, de la conservation et de l'avancement de leurs intérêts civils.
Un homme sage et bon ne peut manquer de paraître ou d'être grand et heureux ; mais celui qui est fou et vicieux ne saurait prétendre ni à la grandeur ni au bonheur, quelque richesse que vous lui laissiez en héritage.
N'empêchez jamais votre enfant d'être enfant, de badiner et de jouer comme un enfant de son âge ; ne lui défendez que de malfaire : Tout le reste doit lui être permis. De plus, pour lui faire aimer votre compagnie, c'est de vos propres mains qu'il doit recevoir les choses qui lui sont agréables.
Les enfants doivent rester le plus qu'il est possible dans la compagnie de leurs parents. Pour cela, il faut s'efforcer de leur rendre cette société agréable, leur accorder toutes les libertés, toutes les permissions que leur âge réclame, ne pas leur imposer une contrainte inutile, quand ils sont sous les yeux de leurs parents.
La variété et la liberté sont les choses qui plaisent le plus aux enfants et qui les attachent à leurs jeux, par conséquent, il ne faut pas leur imposer comme une obligation forcée, soit la lecture, soit toute autre étude.
Ne l'oubliez pas, les enfants se piquent d'être des hommes plus tôt qu'on ne le croit ; et s'ils se montrent si impatients de porter culottes, ce n'est point à cause de la coupe de ce vêtement, ni pour leur commodité, c'est parce que le jour où ils portent culottes il leur semble qu'ils deviennent des hommes.
Plus un enfant aura fait de progrès dans la vertu, et plus il aura d'aptitudes à acquérir les autres qualités. Une fois disposé, en effet, à se soumettre aux lois de la vertu, il n'y a plus à craindre qu'il se montre réfractaire ou rétif dans l'accomplissement de ses autres devoirs.
Les personnes qui se plaignent de la décadence de la piété chrétienne et en général de toutes les vertus, et aussi de l'insuffisance de l'instruction, du manque de savoir qui caractérise les jeunes gens de cette génération, il faut qu'elles fassent un effort pour chercher les moyens de rétablir toutes ces qualités avec les générations suivantes.
Le vice, si nous en croyons les plaintes générales, se développe si vite de notre temps, et grandit de si bonne heure chez les jeunes gens, qu'il est impossible de protéger un garçon contre la contagion envahissante du mal, si vous l'abandonnez à lui-même dans un troupeau d'enfants.
La vertu est généralement approuvée, non pas parce qu'elle est innée, mais parce qu'elle est utile.
La vertu et la bonne éducation sont les seuls principes sur lesquels un père puisse faire reposer la fortune de son fils, s'il veut prendre la bonne voie et celle où le succès est vraiment certain.
La fortune accorde le plus souvent ses faveurs aux hommes intrigants et hardis.
Il y a une grande différence entre deux ou trois enfants élevés dans la même maison et plusieurs vingtaines d'élèves logés çà et là dans un collège. Quelles que soient l'habileté et l'activité du maître, il est impossible qu'il ait l'œil ouvert sur ses soixante ou cent élèves en dehors des heures de classe qui les réunissent tous.
Les enfants (et même les hommes) agissent beaucoup par imitation. Vrais caméléons tous tant que nous sommes, les choses qui nous environnent font toujours quelque impression sur nous ; il ne faut pas s'étonner qu'il en soit ainsi chez les enfants qui comprennent mieux ce qu'ils voient que ce qu'ils entendent.
Tant que les enfants sont jeunes, il faut leur passer toutes les négligences qui ne témoignent ni d'un sentiment d'orgueil ni d'un mauvais naturel. C'est seulement quand ces sentiments-là se montrent dans quelques-unes de leurs actions que vous devez les corriger immédiatement.
On rend un exercice aisé et familier en le pratiquant de bonne heure.
La simple et grossière nature, livrée à elle-même, vaut bien mieux que la grâce affectée et toutes les manières étudiées d'un homme qui veut paraître bien élevé.
L'affectation est une imitation gauche et forcée de ce qui doit être naturel et aisé ; elle manque de la beauté qui accompagne ce qui est naturel, parce qu'elle laisse toujours voir un désaccord entre l'action extérieure et les dispositions secrètes de l'esprit.
On ne peut pas ne pas aimer un caractère humain, amical et poli. Un esprit libre, maître de lui-même et de ses actions, qui, sans être humble ni bas, n'est ni fier ni insolent, que ne gâte aucun défaut grave, est sûr de faire bonne impression sur tout le monde. Les actions qui émanent naturellement de cet esprit bien fait, nous plaisent elles aussi, parce qu'elles en sont l'expression sincère. Manifestation naturelle des dispositions intérieures de l'esprit, elles n'ont rien de forcé ni de contraint.
Plus on s'efforce d'être agréable, et moins on y réussit.
Poussons aussi loin que possible le génie naturel de chaque enfant, mais ne nous astreignons pas au vain travail de lui imposer un caractère qui n'est pas le sien. Tous ces dehors plâtrés auront toujours mauvaise grâce et cet air gauche qui est la conséquence de la contrainte et de l'affectation.
Quiconque prend soin de l'éducation des enfants doit étudier avec soin leur nature et leurs aptitudes, reconnaître, par de fréquentes expériences, leur tour d'esprit naturel et ce qui leur convient, observer enfin quel est leur fonds naturel, comment on peut l'accroître, et ce qu'ils sont capables de faire.
S'incliner devant la personne qui vous salue, regarder en face celui qui vous parle, tout cela est pour l'homme bien élevé une chose aussi naturelle que l'acte de respirer.
Les folies innocentes, les jeux, les amusements puérils, tout cela doit être permis à l'enfant, librement et sans restriction, au moins dans la mesure où ces actions peuvent se concilier avec le respect qui est dû aux personnes présentes, on ne saurait sur ce point être trop indulgent.
Les réprimandes doivent être faites en particulier et en tête-à-tête, tandis que les éloges que peuvent mériter les enfants doivent leur être adressés devant d'autres personnes. C'est doubler en effet la récompense que publier l'éloge.
Une discipline servile fait des caractères serviles.
Les enfants qui ont été les plus châtiés sont les moins aptes à devenir de braves gens.
Il est raisonnable que les enfants, tant qu'ils sont en bas âge, tiennent leurs parents pour leurs seigneurs, pour leurs maîtres absolus, et qu'en cette qualité ils les craignent, que d'autre part, à un âge plus avancé, ils ne voient en eux que leurs meilleurs amis, les seuls qui soient sûrs, et que par conséquent ils les aiment et les respectent.
Une sévérité impérieuse est une mauvaise manière de se conduire avec des hommes qui ont par eux-mêmes assez de raison pour se diriger.
La liberté et la complaisance ne peuvent être bonnes pour des enfants. Comme ils manquent de jugement, ils ont besoin de direction et de discipline.
À mon avis, c'est se tromper gravement sur la conduite à tenir avec les enfants que de se montrer indulgent et familier avec eux lorsqu'ils sont petits, et d'être sévère au contraire, de les tenir à distance, lorsqu'ils sont grands.
Si vous voulez que votre fils ait du respect pour vous, inculquez-lui ce sentiment dès son enfance ; et à mesure qu'il s'avancera vers l'âge viril, admettez-le plus intimement dans votre familiarité.
Si vous voulez avoir un fils qui vous obéisse, une fois l'âge de l'enfance écoulé, ayez soin alors d'établir votre autorité de père, aussitôt que l'enfant est capable de soumission et peut comprendre de qui il dépend.
Il faut observer comme une maxime inviolable de ne jamais accorder aux cris des enfants ou à leurs importunités ce qu'on leur a une fois refusé, à moins qu'on ne veuille leur apprendre à être impatients et fâcheux, en les récompensant de leur impatience et de leur fâcherie.
Toutes les fois qu'un enfant veut obtenir une chose ou faire une action qui ne lui convient pas, on ne doit pas le lui accorder sous prétexte qu'il est petit, et parce qu'il le désire ; il faut, au contraire, toutes les fois qu'il réclamera quelque chose avec importunité, lui faire comprendre que pour cette raison même elle lui sera refusée.
Un enfant doit être traité avec douceur, il doit jouer et avoir des jouets.
Si l'on n'accordait jamais aux enfants la satisfaction de leurs désirs à l'impatience qu'ils témoignent, ils ne crieraient pas plus pour avoir ceci ou cela qu'ils ne crient pour avoir la lune !
Les enfants doivent être accoutumés à dominer leurs désirs et à se passer de leurs fantaisies, même dès le berceau. La première chose qu'il faudrait leur apprendre, c'est que, toutes les choses qu'on leur donne, ils ne les obtiennent pas parce qu'elles leur sont agréables, mais parce qu'on juge qu'elles leur sont utiles.
Le principe de toute excellence morale consiste dans le pouvoir de nous refuser à nous-même la satisfaction de nos propres désirs lorsque la raison ne les autorise pas.
Le peuple est le juge suprême de la façon dont les gouvernants remplissent leur mission puisqu'il est la personne qui leur a donné le pouvoir et qui garde à ce titre la faculté de les révoquer.
Tous les hommes peuvent se tromper et beaucoup, par passion ou intérêt, en sont tentés.