John Locke.

Les meilleures citations de John Locke :

L'affectation est une imitation gauche et forcée de ce qui doit être naturel et aisé ; elle manque de la beauté qui accompagne ce qui est naturel, parce qu'elle laisse toujours voir un désaccord entre l'action extérieure et les dispositions secrètes de l'esprit.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

On ne peut pas ne pas aimer un caractère humain, amical et poli. Un esprit libre, maître de lui-même et de ses actions, qui, sans être humble ni bas, n'est ni fier ni insolent, que ne gâte aucun défaut grave, est sûr de faire bonne impression sur tout le monde. Les actions qui émanent naturellement de cet esprit bien fait, nous plaisent elles aussi, parce qu'elles en sont l'expression sincère. Manifestation naturelle des dispositions intérieures de l'esprit, elles n'ont rien de forcé ni de contraint.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Plus on s'efforce d'être agréable, et moins on y réussit.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Poussons aussi loin que possible le génie naturel de chaque enfant, mais ne nous astreignons pas au vain travail de lui imposer un caractère qui n'est pas le sien. Tous ces dehors plâtrés auront toujours mauvaise grâce et cet air gauche qui est la conséquence de la contrainte et de l'affectation.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Quiconque prend soin de l'éducation des enfants doit étudier avec soin leur nature et leurs aptitudes, reconnaître, par de fréquentes expériences, leur tour d'esprit naturel et ce qui leur convient, observer enfin quel est leur fonds naturel, comment on peut l'accroître, et ce qu'ils sont capables de faire.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

S'incliner devant la personne qui vous salue, regarder en face celui qui vous parle, tout cela est pour l'homme bien élevé une chose aussi naturelle que l'acte de respirer.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Les folies innocentes, les jeux, les amusements puérils, tout cela doit être permis à l'enfant, librement et sans restriction, au moins dans la mesure où ces actions peuvent se concilier avec le respect qui est dû aux personnes présentes, on ne saurait sur ce point être trop indulgent.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Les réprimandes doivent être faites en particulier et en tête-à-tête, tandis que les éloges que peuvent mériter les enfants doivent leur être adressés devant d'autres personnes. C'est doubler en effet la récompense que publier l'éloge.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Une discipline servile fait des caractères serviles.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Les enfants qui ont été les plus châtiés sont les moins aptes à devenir de braves gens.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Il est raisonnable que les enfants, tant qu'ils sont en bas âge, tiennent leurs parents pour leurs seigneurs, pour leurs maîtres absolus, et qu'en cette qualité ils les craignent, que d'autre part, à un âge plus avancé, ils ne voient en eux que leurs meilleurs amis, les seuls qui soient sûrs, et que par conséquent ils les aiment et les respectent.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Une sévérité impérieuse est une mauvaise manière de se conduire avec des hommes qui ont par eux-mêmes assez de raison pour se diriger.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

La liberté et la complaisance ne peuvent être bonnes pour des enfants. Comme ils manquent de jugement, ils ont besoin de direction et de discipline.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

À mon avis, c'est se tromper gravement sur la conduite à tenir avec les enfants que de se montrer indulgent et familier avec eux lorsqu'ils sont petits, et d'être sévère au contraire, de les tenir à distance, lorsqu'ils sont grands.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Si vous voulez que votre fils ait du respect pour vous, inculquez-lui ce sentiment dès son enfance ; et à mesure qu'il s'avancera vers l'âge viril, admettez-le plus intimement dans votre familiarité.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Si vous voulez avoir un fils qui vous obéisse, une fois l'âge de l'enfance écoulé, ayez soin alors d'établir votre autorité de père, aussitôt que l'enfant est capable de soumission et peut comprendre de qui il dépend.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

La connaissance de l'homme ne saurait s'étendre au-delà de sa propre expérience.
John Locke ; Essai sur l'entendement humain (1689)

Il faut observer comme une maxime inviolable de ne jamais accorder aux cris des enfants ou à leurs importunités ce qu'on leur a une fois refusé, à moins qu'on ne veuille leur apprendre à être impatients et fâcheux, en les récompensant de leur impatience et de leur fâcherie.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Toutes les fois qu'un enfant veut obtenir une chose ou faire une action qui ne lui convient pas, on ne doit pas le lui accorder sous prétexte qu'il est petit, et parce qu'il le désire ; il faut, au contraire, toutes les fois qu'il réclamera quelque chose avec importunité, lui faire comprendre que pour cette raison même elle lui sera refusée.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Un enfant doit être traité avec douceur, il doit jouer et avoir des jouets.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Si l'on n'accordait jamais aux enfants la satisfaction de leurs désirs à l'impatience qu'ils témoignent, ils ne crieraient pas plus pour avoir ceci ou cela qu'ils ne crient pour avoir la lune !
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Les enfants doivent être accoutumés à dominer leurs désirs et à se passer de leurs fantaisies, même dès le berceau. La première chose qu'il faudrait leur apprendre, c'est que, toutes les choses qu'on leur donne, ils ne les obtiennent pas parce qu'elles leur sont agréables, mais parce qu'on juge qu'elles leur sont utiles.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Le principe de toute excellence morale consiste dans le pouvoir de nous refuser à nous-même la satisfaction de nos propres désirs lorsque la raison ne les autorise pas.
John Locke ; Les pensées sur l'éducation (1693)

Le peuple est le juge suprême de la façon dont les gouvernants remplissent leur mission puisqu'il est la personne qui leur a donné le pouvoir et qui garde à ce titre la faculté de les révoquer.
John Locke ; Les deux traités du gouvernement civil (1690)

Tous les hommes peuvent se tromper et beaucoup, par passion ou intérêt, en sont tentés.
John Locke ; Essai sur l'entendement humain (1689)

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