Jean-Edern Hallier.

Biographie :

Jean-Edern Hallier

Écrivain, romancier, journaliste et critique littéraire français né le 1er mars 1936 à Saint-Germain-en-Laye dans le département des Yvelines, Jean-Edern Hallier est mort le 12 janvier 1997 à Deauville dans le département du Calvados.

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Les 65 citations de Jean-Edern Hallier :

Le journaliste, c'est le roi des cons, de surcroît fier de l'être et imbu de son propre conformisme. Aussi le journalisme n'est pas un métier, à moins que faire profession de sottise puisse, en certains cas, j'en ai bien peur, nourrir grassement son homme.
Jean-Edern Hallier ; Un barbare en Asie du Sud-Est (1980)

Un pays heureux n'a plus d'histoire, il n'a que des aigreurs d'estomac.
Jean-Edern Hallier ; Chaque matin qui se lève est une leçon de courage (1978)

Il m'aura fallu dépasser la trentaine pour me sentir jeune, comme j'aurais dû l'être dix ans plus tôt. Et, tout ce temps perdu, jamais je ne le rattraperai !
Jean-Edern Hallier ; Le bréviaire pour une jeunesse déracinée (1982)

La presse, je l'aime d'un bel amour déçu. Plus je lis les journaux, plus je suis fou de n'y point trouver ce que j'attends, et plus je deviens mélancolique d'une autre presse, à inventer avant qu'il ne soit trop tard.
Jean-Edern Hallier ; Un barbare en Asie du Sud-Est (1980)

La lune est une pièce d'or qui ne tombe jamais.
Jean-Edern Hallier ; Le chagrin d'amour (1974)

Vieillir est encore ce que l'on a trouvé de mieux pour ne pas mourir.
Jean-Edern Hallier ; Je rends heureux (1992)

Les mots ont parfois plus de résonance que les actions les plus explosives.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

Sans cesse je réinvente, en l'allégresse fiévreuse des perpétuels recommencements de l'aube, ma devise : Chaque matin qui se lève est l'envol du fou de Bassan.
Jean-Edern Hallier ; La lettre ouverte au colin froid (1979)

Tous les cons sont petits, ce sont des petits cons.
Jean-Edern Hallier ; Le conversation au clair de lune (1990)

Il y a deux sortes d'amours manquées : celles qui n'ont pas commencé et dont on ne connaîtra jamais les regrets, et les pires, celles qui n'ont commencé vraiment qu'après avoir fini - et qui n'en finissent plus de mourir sans que nous ayons pu les vivre jusqu'au bout.
Jean-Edern Hallier ; Les puissances du mal (1996)

C'est fou aujourd'hui ce que les vieux meurent vieux. Il n'y a que les jeunes qui meurent jeunes. Au train où ça va, bientôt, il n'y aura plus de jeunes, ils seront tous morts.
Jean-Edern Hallier ; La force d'âme (1992)

Il faut faire trembler le temps qui nous reste à vivre, en épuiser tout le possible, puisque la mort, cette inconnue, cette redoutée, surgit au-dedans : Désormais, je suis pressé.
Jean-Edern Hallier ; Le chagrin d'amour (1974)

Les politiciens, ce qu'ils ne supportent pas, c'est l'humour. L'oppresseur, de droite ou de gauche, ne compose jamais avec le rire : c'est l'hommage qu'il rend à sa puissance.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

La seule manière de désarmer la violence du monde, c'est par la violence de la pensée. Le terrorisme, il faut le combattre spirituellement : sinon il ne sert qu'à renforcer le pouvoir d'État.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

La politique, c'est toujours comme ça, elle est à la remorque. Elle sert de lanterne rouge. Ça ressemble au jeu de l'oie : l'intelligence est toujours banalisée, remise huit cases en arrière. Les politiciens sont les derniers à s'apercevoir que le monde change.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

Moi, je suis comme le cheval des échecs, je saute d'une case noire à une case blanche. J'adore partir en cavale avec la réalité, procéder au détournement des faits, je suis un dandy de grands chemins, c'est là le vrai modernisme, parce que la mode du rétro est en train de passer.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

La presse est un ramassis d'adjudants abrutis qui tire sur tout ce qui bouge.
Jean-Edern Hallier ; La force d'âme (1992)

Il y a autant de fanatisme stupide dans le fanatisme de la tolérance que dans l'intolérance elle-même. La tolérance n'est plus aujourd'hui que mot d'ordre de l'impitoyable guerre de religion que mène les marchands du temple contre tout ce qui est sacré.
Jean-Edern Hallier ; La force d'âme (1992)

Le progrès depuis de nombreuses années, c'est une immense régression mentale.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

Un hésitant est un inquiet qui a tout le temps besoin d'être rassuré.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

Dès que les hommes politiques s'emparent des choses, elles perdent leur contenu. Les politiciens sont de vieux singes avec qui les cacahuètes sont toujours vides.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

Personne n'a un plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'il aime.
Jean-Edern Hallier ; Le bréviaire pour une jeunesse déracinée (1982)

La sincérité, c'est le talent des gens qui n'ont pas de talent.
Jean-Edern Hallier ; Le refus ou la leçon des ténèbres (1994)

On perd toujours dans la vie au Grand Prix de l'amour. — Buvons à notre échec !
Jean-Edern Hallier ; Je rends heureux (1992)

L'été est la seule saison qui se conjugue au passé avec ses couleurs passées, ses parasols décolorés, sa terre battue, lasse de pas perdus, et ses brises pastellisées.
Jean-Edern Hallier ; Je rends heureux (1992)

La joie est contagieuse. La joie est généreuse. La joie donne et se donne. Elle est miraculeuse, parce qu'elle est désintéressée. C'est sa force — et en ce sens, elle est une offense permanente au bonheur des tristes, ce qu'on appelle le bien-être, la volupté tiédasse de ceux que l'ennui n'ennuie jamais.
Jean-Edern Hallier ; Je rends heureux (1992)

La critique c'est une mitrailleuse manœuvrée par un adjudant abruti qui tire sur tout ce qui bouge.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

Aujourd'hui, l'État peut tout, entend tout, voit tout... mais, heureusement, ne comprend rien.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)

La force est contagieuse, la lâcheté ne l'est pas moins.
Jean-Edern Hallier ; Le bréviaire pour une jeunesse déracinée (1982)

L'insécurité est une invention des serruriers. On nous rebat les oreilles avec la sécurité. Le pouvoir quel qu'il soit ne cherche au fond qu'une chose : trouver le moyen de mettre le peuple en sécurité. C'est-à-dire le séquestrer.
Jean-Edern Hallier ; Le mauvais esprit (1985)