Jacques Chardonne.

Les meilleures citations de Jacques Chardonne :

Il faut toujours donner à l'auteur l'impression que son livre reçu, lu ou non, on ne peut plus penser à autre chose ; on s'arrête là, à demi étouffé dans la lecture ou l'attente.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 9 février 1961.

Les femmes du monde m'ont presque toujours paru hors du monde. Elles ne savent pas écrire, ni parler, ni recevoir ; elles ne font que des bévues. J'en ai une collection incroyable.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 9 février 1961.

Le communisme, c'est la forme extrême de l'ordre et de la tyrannie.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 7 février 1961.

Un homme, ce n'est pas assez pour une femme, ou bien c'est trop.
Jacques Chardonne ; Claire (1931)

À présent, je suis à peu près tranquille pour ma mort. Je ne vois guère que l'attaque ou une pneumonie. On peut soigner la pneumonie. Pour l'attaque, c'est différent. Ma femme refuse de me tuer. Il suffit de ne pas appeler le médecin !
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 3 février 1961.

Un étranger qui ne sait pas le français ne m'intéresse pas.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 3 février 1961.

L'action demande autant d'activité de pensée que d'autres genres de spéculation. Dans l'action, il y a une sanction. Dans la pensée pure, on est libre, on peut penser n'importe quoi.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 27 janvier 1961.

L'homme, infidèle aux êtres, est bizarrement fidèle à des choses.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 24 octobre 1961.

Tout homme est égoïste. Il ne l'est pas assez. S'il l'était davantage, s'il savait se tenir sur ses jambes et se soigner comme il faut, il n'aurait pas besoin des autres et les laisserait tranquilles.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 24 octobre 1961.

Tout homme est fait pour le célibat, et, de son pas naturel, va droit au célibat ; c'est pourquoi le mariage est toujours un drame, avoué ou non.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 24 octobre 1961.

Vous êtes comme un moustique : on vous entend, mais on ne sait jamais où vous êtes.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 17 janvier 1962.

En parlant, j'entends tout ; les femmes surtout. Elles croient qu'elles n'ont pas parlé, que j'ai parlé tout le temps. Elles ont tout dit, sans le savoir. Mais il faut avoir l'oreille fine. Oui, les yeux, les oreilles, c'était ma vie.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 13 janvier 1962.

Ce qui manque, pour la bonne cuisine, ce n'est pas la théorie, c'est la matière première.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 4 janvier 1962.

Les placements pour l'outre-tombe ne m'intéressent pas. Mes héritiers auront ce qu'ils auront. Pour ce qu'ils en feront, c'est assez. Le mot héritier n'a plus de sens, dans une société en transformation, où le futur le plus proche n'a aucune forme.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 25 décembre 1961.

Le Français est un bavard, qui aime la bonne soupe et joue aux boules ; ça lui suffit.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 21 décembre 1961.

Le pire chez un homme, ce ne sont pas ses crimes, ce sont ses petites saletés.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 18 décembre 1961.

Je ne suis capable que de sentiments réfléchis. Serait-ce mon fils, rien ne peut infléchir mon jugement. Sans doute, je suis inhumain.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 27 novembre 1961.

C'est en ne se donnant pas que l'homme reste maître de la femme.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 20 novembre 1961.

Les auteurs, en général, le travail les cloue à leur table. Pour vous, c'est toujours un voyage. C'est-à-dire, pour vous, écrire, ce n'est rien. Cela s'appelle être doué.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 8 novembre 1961.

L'alcool, comme tous les poisons, n'est pas poison pour tous. Le grand péché, c'est de boire toute la nuit avec n'importe qui. Une heure, c'est suffisant.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 2 novembre 1961.

L'écrivain est grand, et le restera. L'homme n'est pas assez grand pour son style. Petite cervelle.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 2 novembre 1961.

Les hommes d'aujourd'hui ne se sentent pas responsables des fautes de leurs pères.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 27 octobre 1961.

La Frette, c'est la maison du silence. Il me semble que je suis dans la maison où l'oiseau ne pense qu'à faire son nid. La vieillesse, c'est le repliement sur soi.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 27 octobre 1961.

Ce qui échappe aux médecins c'est ce qui vient du mental ; et beaucoup en vient, souvent.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 27 octobre 1961.

Cher ami, comme vous y allez ! Quelle vigueur, vous déplaçant, d'enfer en enfer, par les autoroutes, où l'on va si vite pour n'aller nulle part. Pour moi, les voyages, les déplacements, c'est fini. Je cherche des points fixes. Je n'aime plus que la nature, c'est-à-dire respirer dans le silence aéré.
Jacques Chardonne ; Lettre à Paul Morand, le 24 octobre 1961.

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