Antoine Gombaud, chevalier de Méré.
Sa biographie :
Écrivain, mathématicien et essayiste français né en 1607 près d'Angoulême, Antoine Gombaud, dit le chevalier de Méré, est décédé le 29 décembre 1684 au château de Beaussais dans le département des Deux-Sèvres à l'âge 77 ans. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 48 citations de Antoine Gombaud :
Qui a de l'esprit est toujours agréable.
Ce qui nous plaît nous rend attentif ; ce qui nous ennuie nous assoupit.
Mieux vaut avoir de l'esprit que les yeux d'un aigle.
La moquerie est la marque d'un petit esprit et d'une méchante inclination.
La sottise n'a pas moins d'aversion pour l'esprit que l'esprit pour la sottise.
On peut avoir appris tout ce qui s'enseigne sans pour autant être plus intelligent.
Qui aime bien n'offense point.
Il faut repousser la force par la force et l'injure par le mépris.
On est toujours assez riche quand on se contente de peu.
Qui ne veut souffrir l'injure ne doit pas l'attirer.
La plus grande des qualités est d'aller toujours droit au but.
Il faut aimer comme si l'on devait haïr, et haïr comme si l'on devait aimer.
Les hommes sont tous imparfaits, et le plus accompli est celui qui a le moins de défaut.
Qui ne pense qu'à recevoir oublie aisément les choses qu'il a reçues.
L'amertume des maux qui sont inévitables s'augmente par la peur que nous en avons.
La sottise est l'aveuglement de l'âme.
Qui prend le bon chemin ne manque pas de s'y rendre.
L'honneur n'est pas toujours le prix du mérite.
Parle peu, écoute beaucoup, et ne répond qu'à propos.
La beauté est telle une rose, belle un jour, et qui passe le lendemain.
On reconnaît ses amis dans le besoin et ses ennemis dans le malheur.
L'ingratitude est le vice des âmes basses.
La jalousie est un mal qui se nourrit de toutes choses sans remède.
La meilleure réponse à la calomnie est le mépris.
Il n'y a point de plus grande haine que celle qui succède à une grande amitié.
Qui est content de peu est toujours assez riche.
On ne saurait mieux punir ses ennemis qu'on leur faisant du bien.
Il n'y a point d'ennemis plus à craindre que ceux qu'on ne craint pas.
Mieux vaut examiner les choses avant de les condamner.
L'amour-propre est le tyran de la raison.
Il y a peu de louanges désintéressées.
La réflexion d'un bon précepte n'est pas moins utile que l'objet d'un bon exemple.
La vertu ne sera jamais sans persécution ni le mérite sans jalousie.
Qui se plaint de ses malheurs en augmente le nombre par ses plaintes.
La crainte de la mort fait oublier tous les maux, et toutes les incommodités de la vie.
Ce qui paraît générosité n'est bien souvent qu'une ambition déguisée.
Qui aime les plaisirs n'a guère d'amour pour la gloire.
Le mérite sans bien est obligé de céder au bien sans mérite.
La sobriété et la continence sont nécessaires à la santé, et la santé à l'esprit et au jugement.
La gloire et le péril nous font faire des choses au-delà de nos forces.
Le fruit de la faute est la douleur et celui des bonnes actions le plaisir.
Qui ne sait prendre son parti manque l'occasion.
Pour se passer aisément des gens, il faut savoir se passer de peu.
Les fous disent de bons mots et les sages font des folies.
La raison distingue l'homme de l'animal, mais la passion les confond.
Les jeunes femmes n'ont pas assez d'esprit et celles qui sont âgées n'ont pas assez de beauté.
L'homme est la dupe des plaisirs.
Il est mal aisé qu'un homme soit sage qui n'a point été trompé.