Joseph Michel Antoine Servan

Biographie :

Joseph Michel Antoine Servan

Homme public, juriste, criminaliste et philosophe français né le 3 novembre 1737 à Romans-sur-Isère dans la Drôme, Joseph Michel Antoine Servan est décédé entre le 3 et le 5 novembre 1807 à Saint-Rémy-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône.

Source : Wikipédia.

Les 50 citations de Joseph Michel Antoine Servan :

L'espérance est une berceuse d'enfants.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

On confond souvent l'égoïsme et l'amour-propre ; l'un n'est pas moins différent de l'autre, que la vie et la maladie. L'égoïsme n'est qu'une corruption de l'amour de soi, comme la maladie n'est qu'un désordre de la vie ; l'égoïsme est un amour-propre mal entendu, erroné dans l'opinion, et pernicieux dans la pratique.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

La crédulité est le savoir des sots.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Tout fait peur à l'homme peureux, même son ombre.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

La constance est quelquefois un effet du désœuvrement ; on fait toujours la même chose parce qu'on n'a point d'autre chose à faire.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

La calomnie poignarde ceux qui l‘a bravent et la méprisent.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

On trouve parmi les hommes plus de fermeté dans le malheur, que de constance dans le goût du plaisir.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Le bonheur n'est que le plaisir en petite monnaie, et nous ne voulons que les grosses pièces.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Dans ses projets on calcule avec son argent, et rarement avec son caractère.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Pour la plupart de ceux qui travaillent à beaucoup acquérir, le premier pas vers le bonheur serait de tout perdre.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Le plus grand bonheur, et le plus grand honneur de l'homme, est de se vaincre soi-même.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

L'homme gémit toujours des maux qui lui arrivent, et ne se réjouit jamais de ceux qui ne lui arrivent pas.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Tout le bonheur de l'homme consiste à se procurer le plus de plaisirs en évitant le plus de peines qu'il est possible.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Quand il est question de dépenser pour le présent, l'avarice allègue l'avenir ; s'agit-il d'une dépense pour l'avenir, elle objecte le présent. Pour un avare, ne pas gagner c'est perdre ; pour une personne économe ne pas perdre c'est gagner.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Le premier principe de l'amitié est un attrait naturel et réciproque entre deux personnes. Après cet attrait naturel, la cause la plus générale de l'amitié est le rapport entre les sentiments et les idées de deux personnes, rapport tel qu'il fortifie les sentiments et les idées agréables, et qu'il affaiblit au contraire les sentiments et les idées désagréables. Enfin, ce qui met le comble à l'amitié est l'habitude contractée par deux amis de diriger toutes leurs actions pour le bien-être l'un de l'autre.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

L'amitié est une bienveillance réciproque entre deux hommes.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

On dit qu'il faut aimer ses amis avec leurs défauts ; il serait aussi vrai de dire qu'on ne les aimerait point s'ils étaient sans défaut.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

L'amitié est babillarde, la vanité est bavarde.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Tous les grands cœurs n'ont point été de parfaits amis, mais tous les parfaits amis ont été de grands cœurs.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

L'ambitieux est un homme qui joue un jeu de hasard, où il expose tout ce qu'il a pour gagner tout ce qui lui manque.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Ne paraître prétendre à rien n'est souvent qu'un moyen employé pour obtenir plus tôt.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

Ce qui rend les hommes si dépendants de leurs semblables, c'est le désir même de leur commander.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

On guérit de l'amour, mais non de l'avarice et de l'ambition. Un amant qui possède sa maîtresse n'a plus rien à désirer ; il a l'objet entier de sa passion, et il peut être complètement détrompé, mais l'ambitieux et l'avare n'obtiennent jamais qu'une partie de ce qu'ils désirent. La passion de l'amour a son comble, mais le mal des honneurs et de l'argent n'en a point ; et quand on a beaucoup on veut davantage.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)

L'amour n'est qu'une espèce d'ambition renfermée dans un seul objet, qui est la personne aimée, au lieu que l'ambition, proprement dite, voudrait conquérir tous les hommes : aussi l'ambition occupe les hommes après l’amour ; mais jamais l'amour ne contente après l'ambition.
Joseph Michel Antoine Servan ; Extrait d'un portefeuille (1807)