Gustave Flaubert

Biographie :

Gustave Flaubert

Romancier, écrivain et poète français né le 12 décembre 1821 à Rouen dans le département de la Seine-Maritime, Gustave Flaubert est décédé à Croisset, lieu-dit de la commune de Canteleu situé en Normandie, le 8 mai 1880, foudroyé par une hémorragie cérébrale.

Les 50 citations de Gustave Flaubert :

La célébrité la plus complète ne vous assouvit point, et l'on meurt presque toujours dans l'incertitude de son propre nom, à moins d'être un sot. Donc l'illustration ne vous classe pas plus à vos propres yeux que l'obscurité.
Gustave Flaubert ; Les pensées de Gustave Flaubert (1915)

Quand on ne regarde la vérité que de profil ou de trois quarts, on la voit toujours mal. Il y a peu de gens qui savent la contempler de face.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 21 octobre 1846.

Sans cesse l'antithèse se dresse devant mes yeux. Je n'ai jamais vu un enfant sans penser qu'il deviendrait vieillard, un berceau sans songer à une tombe. La contemplation d'une femme nue me fait rêver à son squelette. C'est ce qui fait que les spectacles joyeux me rendent triste et que les spectacles tristes m'affectent peu. Je pleure trop en dedans pour verser des larmes au dehors ; une lecture m'émeut plus qu’un malheur réel.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 8 août 1846.

Tous les grands voluptueux sont très pudiques.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 5 septembre 1846.

Quand le soleil brille, il y a autant de rubis dans le fumier que de perles dans la rosée.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 6 septembre 1846.

Ce n'est pas tout d'avoir des ailes, il faut qu'elles vous portent.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 14 septembre 1846.

La passion de la perfection vous fait détester même ce qui en approche.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 17 septembre 1846.

De même que tu ne peux extraire d'un corps physique les qualités qui le constituent, c'est-à-dire couleur, étendue, solidité, sans le réduire à une abstraction creuse, sans le détruire en un mot, de même tu n'ôteras pas la forme de l'Idée, car l'Idée n'existe qu'en vertu de sa forme.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 18 septembre 1846.

Pour moi, je ne sais pas comment font pour vivre les gens qui ne sont pas du matin au soir dans un état esthétique.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 4 octobre 1846.

Je ne méprise pas la gloire, on ne méprise pas ce qu'on ne peut atteindre.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 23 octobre 1846.

Qui sait si le coup de vent qui abat un toit ne dilate pas toute une forêt ? Pourquoi le volcan qui bouleverse une ville ne féconderait-il pas une province ? Voilà encore de notre orgueil : nous nous faisons le centre de la nature, le but de la création et sa raison suprême. Tout ce que nous voyons ne pas s'y conformer nous étonne, tout ce qui nous est opposé nous exaspère.
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 26 août 1845.

S'il y a un Dieu, il faut avouer qu'il n'est pas toujours dans des accès de bonhomie.
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 4 juin 1846.

On n'arrive au style qu'avec un labeur atroce, avec une opiniâtreté fanatique et dévouée.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 15 août 1846.

Oh ! cette bonne civilisation, cette bonne pâte de garce qui a inventé les chemins de fer, les prisons, les clysopompes, les tartes à la crème, la royauté et la guillotine !
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 24 juin 1837.

Il n'y a rien dans le monde qui vaille la fumée qui s'en envole, ni le culot qui la garnit.
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 23 février 1842.

Il est vrai que ce sont les cochons qui découvrent les truffes, mais ils ne les mangent pas.
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 21 octobre 1842.

La capitale, pour les bons provinciaux, est quelque chose de très amusant, rempli de cafés, de restaurants, de glaces, de spectacles et de becs de gaz qui éclairent beaucoup. On est vite fatigué de semblables merveilles.
Gustave Flaubert ; Lettre à sa sœur Caroline, le 8 décembre 1842.

De toute la politique, il n'y a qu'une chose que je comprenne, c'est l'émeute.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 8 août 1846.

Le cœur humain ne s'élargit qu'avec un tranchant qui le déchire.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louise Colet, le 6 août 1846.

Il faut convenir que les gens braves sont grotesques et que le peu d'éléments comiques que possède le siècle vient encore d'eux. Il n'y a pas pour moi de prêtre à l'autel, d'âne chargé de fumier, de poète hérissé de métaphores ni de femme honnête, qui me semble aussi comique qu'un homme sérieux.
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 2 septembre 1843.

J'aime par-dessus tout la phrase nerveuse, substantielle, claire, au muscle saillant, à la peau bistrée ; j'aime les phrases mâles et non les phrases femelles, comme celles de Lamartine.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louis de Cormenin, le 7 juin 1844.

La félicité est un manteau de couleur rouge qui a une doublure en lambeaux ; quand on veut s'en recouvrir, tout part au vent, et l'on reste empêtré dans ces guenilles froides que l'on avait jugées si chaudes.
Gustave Flaubert ; Lettre à Maxime Du Camp, le 7 avril 1846.

C’est dans la seconde période de la vie d'artiste que les voyages sont bons ; mais dans la première il est mieux de jeter au-dehors tout ce qu'on a de vraiment intime, d'original, d'individuel.
Gustave Flaubert ; Lettre à Alfred Le Poittevin, le 13 mai 1845.

Dieu a tout fait pour le mieux dans le meilleur des mondes possible.
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 21 septembre 1841.

Le seul moyen de n'être pas malheureux c'est de t'enfermer dans l'Art et de compter pour rien tout le reste ; l'orgueil remplace tout quand il est assis sur une large base.
Gustave Flaubert ; Lettre à Alfred Le Poittevin, le 13 mai 1845.