Pierre-Simon Ballanche

Biographie :

Pierre-Simon Ballanche Écrivain et philosophe français né le 4 août 1776 à Lyon dans le Rhône, Pierre-Simon Ballanche est décédé à Paris le 12 juin 1847. Ami de François-René de Chateaubriand et de Juliette Récamier, Ballanche est inhumé au cimetière Montmartre dans le caveau de cette dernière. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.

Les 46 citations de Pierre-Simon Ballanche :

L'homme n'est pas fait pour être seul, l'homme n'est rien tout seul.

Pierre-Simon Ballanche - L'essai sur les institutions sociales (1818)

Il suffit d'un moment pour décider de tout un avenir.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Les leçons de l'expérience sont inutiles aux sots.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

L'énigme de l'homme pour l'homme a toujours été de se connaître.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Soyons indulgents, les êtres les plus parfaits ne sont pas exempts de fautes.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Le succès est un chemin que la patience et la persévérance rendent accessible.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

L'homme à mesure qu'il se crée un avenir se crée un passé.

Pierre-Simon Ballanche - Orphée (1832)

La vérité seule triomphe du temps.

Pierre-Simon Ballanche - Orphée (1832)

L'homme est sujet à l'erreur, il ne sait jamais ce qu'il veut, ni ce qu'il désire.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Un homme est le bouclier de son épouse.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Les discours des vieillards sont toujours profitables à la jeunesse.

Pierre-Simon Ballanche - Orphée (1832)

À mesure que l'homme entre dans un âge nouveau, l'homme prend le deuil de l'âge précédent ; il est donc successivement en deuil de sa propre existence, de son existence mobile et changeante, comme enfant, lorsqu'il devient jeune homme ; comme jeune homme, lorsqu'il devient homme fait ; comme vieillard, lorsqu'il entre dans la décrépitude.

Pierre-Simon Ballanche - Orphée (1832)

Le cœur de l'homme est inépuisable en ressources pour se déguiser un sinistre avenir.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Il n'est point de repos pour le méchant.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Le malheur instruit l'homme, et le remords le déchire.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

La prospérité amollit la force de l'âme.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Les peuples se succèdent les uns aux autres sans rencontrer le repos ; ainsi les générations naissent et meurent au sein de la douleur ; ainsi l'homme vit dans de continuelles alarmes, et la voix du gémissement sans cesse se fait entendre par toute la terre.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Le temps qui s'écoule de la jeunesse qui s'enfuit entraîne avec lui les jeux et les ris.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Pour ceux qui s'aiment réellement, pour ceux qui n'ont qu'une âme et qu'un cœur, pour ceux dont toutes les pensées résonnent à l'unisson, comme les cordes d'une lyre, pour ceux enfin qui sont animés du même souffle de vie, le temps ne passe point, la jeunesse dure toujours. Aimer, c'est commencer de vivre au-delà de cette vie passagère, c'est se soustraire au temps qui s'enfuit, c'est anticiper sur l'immortalité.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

La vie n'est pas un rêve sans terreur.

Pierre-Simon Ballanche - Orphée (1832)

L'avenir est toujours le fils du passé.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

La loi psychologique de la solidarité fait de chacun de nous le genre humain tout entier.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

Faiblesse et malheur, voilà toute l'histoire des hommes.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

La charité est l'amour dans la douleur.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

La grande épreuve pour l'homme est de vivre sans cesse entre ces deux infinis opposés, le bien et le mal.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

L'homme n'est homme que par sa coexistence avec les autres hommes.

Pierre-Simon Ballanche - Antigone (1813)

L'amour ne suffit pas pour assurer le bonheur.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Le bonheur ou le malheur ne consiste pas dans les choses extérieures, mais dans les choses intérieures et intimes ; il est indépendant de l'état ou de l'obscurité de notre vie.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Voyez cette rose superbe, image charmante de la beauté : à l'instant même où nous admirons le plus son éclat et sa fraîcheur, elle commence à se flétrir. Elle a déjà perdu ce qui faisait tout à l'heure le charme de nos yeux ; nous ne nous en apercevons pas encore, et l'odeur suave qu'elle continue de répandre autour d'elle sert à prolonger une erreur qui nous plaît. Mais un moment de plus, et nous chercherons en vain la reine des fleurs.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Pour le malheureux, quelle que soit la route qu'il ait choisie, il est toujours déçu : la douleur, sentinelle vigilante, garde toutes les avenues du bonheur ; c'est l'épée de feu du chérubin qui défend l'entrée d'Éden.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Il y a sur la terre comme un long gémissement qui se traine de génération en génération, depuis les premiers mortels jusqu'à nous. La poitrine de l'homme est un instrument qui n'a su rendre jamais que des sons plaintifs, et son cœur ne peut se mettre en harmonie qu'avec la douleur. Voilà pourquoi les récits empreints de tristesse et de souffrance vivent dans sa mémoire. Les autres sont dénués de charme et de poésie ; ce sont des contes qui amusent un instant son enfance, alors que l'expérience n'a pas encore détruit ses illusions, alors que sa jeune imagination sourit à l'avenir.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Toutes les fautes sont relatives, leur gravité tient souvent à des rapports que nous ignorons.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

La perfection lorsqu'on y porte atteinte, on ne saurait être trop puni.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

L'homme présomptueux demande son salaire avant de savoir s'il l'a mérité.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Dieu était hier, il est aujourd'hui, il sera demain.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

L'homme se trompe bien souvent sur les choses les plus intimes de son cœur. Il faut qu'il se méfie et de ses sentiments les plus généreux, et de l'appréciation qu'il en fait. Peut-être devrait-il redouter même les conseils de la vertu, tant sa misère est profonde, tant il ignore ce qui est bien !

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Le désir de la gloire n'est autre chose que le sentiment de la vie qui essaie de repousser la mort, l'instinct d'une grande âme qui pressent son immortalité.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Que l'homme soit heureux ou malheureux, le temps est également hors de son pouvoir.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Souffle du printemps, pourquoi viens-tu murmurer à mon oreille le bonjour matinal ? Tu m'apportes bien les douces émanations des fleurs, mais tu as oublié les douces illusions de l'avenir. J'ai reconnu que le bonheur était une plante étrangère, qui croît dans les champs du ciel, et qui ne peut s'acclimater sur la terre. Souffle du printemps, laisse-moi.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Pour celui qui m'a trahi, le mot adieu sort de ma bouche sans émouvoir mon cœur.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Ma vie s'est réfugiée dans mes affections, elles seules peuvent me faire jouir et souffrir.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Les véritables monuments sont ceux qui sont érigés dans le cœur de l'homme.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

L'orgueil de l'homme est la source de toutes ses misères.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

Tous les jours de sa vie éphémère l'homme donne un gage à la mort ; ses facultés s'émoussent peu à peu ; les objets de ses affections meurent autour de lui, leur souvenir finit presque par s'éteindre dans son cœur ; et, chose affreuse à penser ! il ne peut attendre de la durée pour aucun de ses sentiments, pas même pour celui de la douleur la plus profonde et la plus juste. Il est bien temps que cet être délaissé, demeuré seul sur la terre, privé à la fois de sympathie et de souvenir, descende enfin dans la tombe vers laquelle il n'a fait que se traîner ; il est bien temps que celui qui a tant vu mourir meure à son tour, car, à force de gémir, la source de ses larmes s'est tarie, et il n'en a plus à répandre sur ses propres malheurs.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

L'homme a besoin de croire, sa raison cherche un appui, son cœur cherche un soulagement.

Pierre-Simon Ballanche - Les fragments (1808)

La douleur est la loi progressive de l'univers.

Pierre-Simon Ballanche - Orphée (1832)

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