Pierre-Simon Ballanche
Biographie :
Écrivain et philosophe français né le 4 août 1776 à Lyon dans le Rhône, Pierre-Simon Ballanche est décédé à Paris le 12 juin 1847. Ami de François-René de Chateaubriand et de Juliette Récamier, Ballanche est inhumé au cimetière Montmartre dans le caveau de cette dernière. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 46 citations de Pierre-Simon Ballanche :
L'homme n'est pas fait pour être seul, l'homme n'est rien tout seul.
Il suffit d'un moment pour décider de tout un avenir.
Les leçons de l'expérience sont inutiles aux sots.
L'énigme de l'homme pour l'homme a toujours été de se connaître.
Soyons indulgents, les êtres les plus parfaits ne sont pas exempts de fautes.
Le succès est un chemin que la patience et la persévérance rendent accessible.
L'homme à mesure qu'il se crée un avenir se crée un passé.
La vérité seule triomphe du temps.
L'homme est sujet à l'erreur, il ne sait jamais ce qu'il veut, ni ce qu'il désire.
Un homme est le bouclier de son épouse.
Les discours des vieillards sont toujours profitables à la jeunesse.
À mesure que l'homme entre dans un âge nouveau, l'homme prend le deuil de l'âge précédent ; il est donc successivement en deuil de sa propre existence, de son existence mobile et changeante, comme enfant, lorsqu'il devient jeune homme ; comme jeune homme, lorsqu'il devient homme fait ; comme vieillard, lorsqu'il entre dans la décrépitude.
Le cœur de l'homme est inépuisable en ressources pour se déguiser un sinistre avenir.
Il n'est point de repos pour le méchant.
Le malheur instruit l'homme, et le remords le déchire.
La prospérité amollit la force de l'âme.
Les peuples se succèdent les uns aux autres sans rencontrer le repos ; ainsi les générations naissent et meurent au sein de la douleur ; ainsi l'homme vit dans de continuelles alarmes, et la voix du gémissement sans cesse se fait entendre par toute la terre.
Le temps qui s'écoule de la jeunesse qui s'enfuit entraîne avec lui les jeux et les ris.
Pour ceux qui s'aiment réellement, pour ceux qui n'ont qu'une âme et qu'un cœur, pour ceux dont toutes les pensées résonnent à l'unisson, comme les cordes d'une lyre, pour ceux enfin qui sont animés du même souffle de vie, le temps ne passe point, la jeunesse dure toujours. Aimer, c'est commencer de vivre au-delà de cette vie passagère, c'est se soustraire au temps qui s'enfuit, c'est anticiper sur l'immortalité.
La vie n'est pas un rêve sans terreur.
L'avenir est toujours le fils du passé.
La loi psychologique de la solidarité fait de chacun de nous le genre humain tout entier.
Faiblesse et malheur, voilà toute l'histoire des hommes.
La charité est l'amour dans la douleur.
La grande épreuve pour l'homme est de vivre sans cesse entre ces deux infinis opposés, le bien et le mal.
L'homme n'est homme que par sa coexistence avec les autres hommes.
L'amour ne suffit pas pour assurer le bonheur.
Le bonheur ou le malheur ne consiste pas dans les choses extérieures, mais dans les choses intérieures et intimes ; il est indépendant de l'état ou de l'obscurité de notre vie.
Voyez cette rose superbe, image charmante de la beauté : à l'instant même où nous admirons le plus son éclat et sa fraîcheur, elle commence à se flétrir. Elle a déjà perdu ce qui faisait tout à l'heure le charme de nos yeux ; nous ne nous en apercevons pas encore, et l'odeur suave qu'elle continue de répandre autour d'elle sert à prolonger une erreur qui nous plaît. Mais un moment de plus, et nous chercherons en vain la reine des fleurs.
Pour le malheureux, quelle que soit la route qu'il ait choisie, il est toujours déçu : la douleur, sentinelle vigilante, garde toutes les avenues du bonheur ; c'est l'épée de feu du chérubin qui défend l'entrée d'Éden.
Il y a sur la terre comme un long gémissement qui se traine de génération en génération, depuis les premiers mortels jusqu'à nous. La poitrine de l'homme est un instrument qui n'a su rendre jamais que des sons plaintifs, et son cœur ne peut se mettre en harmonie qu'avec la douleur. Voilà pourquoi les récits empreints de tristesse et de souffrance vivent dans sa mémoire. Les autres sont dénués de charme et de poésie ; ce sont des contes qui amusent un instant son enfance, alors que l'expérience n'a pas encore détruit ses illusions, alors que sa jeune imagination sourit à l'avenir.
Toutes les fautes sont relatives, leur gravité tient souvent à des rapports que nous ignorons.
La perfection lorsqu'on y porte atteinte, on ne saurait être trop puni.
L'homme présomptueux demande son salaire avant de savoir s'il l'a mérité.
Dieu était hier, il est aujourd'hui, il sera demain.
L'homme se trompe bien souvent sur les choses les plus intimes de son cœur. Il faut qu'il se méfie et de ses sentiments les plus généreux, et de l'appréciation qu'il en fait. Peut-être devrait-il redouter même les conseils de la vertu, tant sa misère est profonde, tant il ignore ce qui est bien !
Le désir de la gloire n'est autre chose que le sentiment de la vie qui essaie de repousser la mort, l'instinct d'une grande âme qui pressent son immortalité.
Que l'homme soit heureux ou malheureux, le temps est également hors de son pouvoir.
Souffle du printemps, pourquoi viens-tu murmurer à mon oreille le bonjour matinal ? Tu m'apportes bien les douces émanations des fleurs, mais tu as oublié les douces illusions de l'avenir. J'ai reconnu que le bonheur était une plante étrangère, qui croît dans les champs du ciel, et qui ne peut s'acclimater sur la terre. Souffle du printemps, laisse-moi.
Pour celui qui m'a trahi, le mot adieu sort de ma bouche sans émouvoir mon cœur.
Ma vie s'est réfugiée dans mes affections, elles seules peuvent me faire jouir et souffrir.
Les véritables monuments sont ceux qui sont érigés dans le cœur de l'homme.
L'orgueil de l'homme est la source de toutes ses misères.
Tous les jours de sa vie éphémère l'homme donne un gage à la mort ; ses facultés s'émoussent peu à peu ; les objets de ses affections meurent autour de lui, leur souvenir finit presque par s'éteindre dans son cœur ; et, chose affreuse à penser ! il ne peut attendre de la durée pour aucun de ses sentiments, pas même pour celui de la douleur la plus profonde et la plus juste. Il est bien temps que cet être délaissé, demeuré seul sur la terre, privé à la fois de sympathie et de souvenir, descende enfin dans la tombe vers laquelle il n'a fait que se traîner ; il est bien temps que celui qui a tant vu mourir meure à son tour, car, à force de gémir, la source de ses larmes s'est tarie, et il n'en a plus à répandre sur ses propres malheurs.
L'homme a besoin de croire, sa raison cherche un appui, son cœur cherche un soulagement.
La douleur est la loi progressive de l'univers.