Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre.
Sa biographie :
Écrivain et botaniste français né le 19 janvier 1737 au Havre, Jacques Bernardin Henri de Saint-Pierre est décédé le 21 janvier 1814 à Éragny, commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 47 citations de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre :
Le génie de l'homme est un rayon de l'intelligence divine.
La musique est un talent de tous les temps et de tous les lieux, son pouvoir sublime élève l'âme. Laissez une jeune fille faire usage d'un talent que la nature a donné aux plus petits oiseaux comme une compensation de leur faiblesse ; sa voix, plus puissante que la raison, calme ses propres soucis, et les fera souvent passer dans le cœur du sage.
Le malheur est l'apprentissage du bonheur et de la vertu.
Avec le sentiment de la Divinité, tout est grand, noble, beau, invincible dans la vie la plus étroite ; sans lui, tout est faible, déplaisant et amer au sein même des grandeurs.
L'homme se doit à la patrie, la femme au bonheur d'un seul homme.
L'homme, sans cesse agité par ses propres instincts ou par ceux d'autrui, est dans la vie comme un vaisseau sur la mer, chargé de toutes sortes de voiles, mais sans gouvernail, et le jouet perpétuel des vents et des courants.
L'ambition n'est autre chose que le désir d'être le premier, et elle est la cause de tous les malheurs du genre humain. Dans sa naissance, ce n'est qu'une étincelle brillante, mais si on l'anime, bientôt c'est un feu dévorant qui consume jusqu'à celui qui l'a allumé.
Une haine irréconciliable commence souvent par une légère plaisanterie. Semblable au feu, ce n'est d'abord qu'une petite étincelle, qui produit un incendie si on néglige de l'éteindre.
La vérité, comme le soleil, luit de tous côtés.
Les grandes inimitiés naissent des grandes amitiés.
L'amitié couvre la vie du plus doux ombrage, elle ressemble à ces arbres toujours verts qui portent à la fois des fleurs et des fruits.
L'amitié naît par les relations de plaisirs et de goûts. Elle s'étend ensuite aux besoins intellectuels, et s'augmente par les lumières ; enfin elle devient vertu, parce qu'elle demande des sacrifices, de la reconnaissance et de l'indulgence, et qu'elle n'est constante et sublime que quand elle s'appuie sur les sentiments, des sentiments qui ne varient jamais.
L'amitié est une harmonie entre deux êtres qui ont les mêmes besoins. Elle est plus forte dans l'âge des passions que dans le premier âge ; elle est plus constante dans l'âge viril que dans l'adolescence et la jeunesse, parce qu'à la perspective des services à rendre, se joint le souvenir des services rendus, et que les sentiments de la nature se fortifient par leurs habitudes.
Vis avec ton ami comme s'il devait être un jour ton ennemi.
La route la plus courte est celle qui nous fatigue le moins.
En fait de conspiration l'on n'a pas besoin de preuves, les soupçons et les indices suffisent.
Pour gouverner les hommes, séparez ceux qui s'aiment, et mettez ensemble ceux qui se haïssent.
Le plus grand des malheurs est l'infidélité de l'être qu'on aime.
On se fait une idée précise de l'ordre, mais non pas du désordre. La beauté, la vertu, le bonheur, ont des proportions ; la laideur, le vice et le malheur n'en ont point.
La vérité est une perle fine, et le méchant un crocodile qui ne peut la mettre à ses oreilles, parce qu'il n'en a pas.
La vérité est comme la rosée du ciel, pour la conserver pure, il faut la recueillir dans un vase pur.
Je tiens pour principes certains du bonheur qu'il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune, et que nous ne devons point aller chercher hors de nous ce que nous pouvons trouver chez nous.
Ne fais pas souffrir aux autres ce que tu ne voudrais pas souffrir toi-même.
Je révère ma femme comme le soleil, et je l'aime comme la lune.
La solitude ramène en partie l'homme au bonheur naturel en éloignant de lui le malheur social. Au milieu de nos sociétés divisées par tant de préjugés, l'âme est dans une agitation continuelle ; elle roule sans cesse en elle-même mille opinions turbulentes et contradictoires, dont les membres d'une société ambitieuse et misérable cherchent à se subjuguer les uns les autres. La solitude rétablit aussi bien les harmonies du corps que celles de l'âme.
La solitude flatte notre instinct animal en nous offrant des abris plus tranquilles.
Quand il pleut dans la nature, il me semble voir une belle femme qui pleure.
La nature est si bonne, qu'elle tourne à notre plaisir tous ses phénomènes ; et si nous y prenons garde, nous verrons que les plus communs sont ceux qui nous sont les plus agréables. Je goûte, par exemple, du plaisir lorsqu'il pleut à verse, que je vois les vieux murs moussus tout dégoutants d'eau, et que j'entends les murmures des vents qui se mêlent aux frémissements de la pluie. Ces bruits mélancoliques me jettent, pendant la nuit, dans un doux et profond sommeil.
Pendant le jour je ne vois qu'un soleil, la nuit j'en vois des milliers.
L'ignorance abandonne l'homme à l'homme, et le jette sur la terre, comme dans un désert.
Les femmes d'aujourd’hui ne veulent du mariage que les plaisirs de l'amour.
Rien n'égale aux yeux d'un époux une épouse qui préside à son bonheur.
Dans une même nation, un homme diffère quelquefois beaucoup plus d'un autre homme, que l'animal le plus aimable de l'animal le plus féroce.
Laissez une jeune femme, constante dans les qualités de son cœur, s'exercer à être universelle et à varier son heureux caractère pour un seul homme qui doit être tout pour elle ; mais gardez-vous de l'unir à celui qu'elle n'aimerait pas : le plus grand effort de sa vertu serait de supporter sa destinée sans se plaindre.
La vertu est l'obéissance aux lois suprêmes.
Pour enseigner la vertu, il faut commencer par être soi-même vertueux : les plus fortes leçons sont les exemples. Quand l'âme commence à sentir, et l'esprit à raisonner, un enfant se pénétrera aisément des hautes maximes de la sagesse.
La plus belle de toutes les qualités, si elle n'est pas le résultat de toutes les vertus, c'est la bonté. Pour l'inspirer aux enfants, laissez-la se développer en eux ; tous les enfants élevés avec douceur sont bons. Il sera aisé d'augmenter leur bienveillance naturelle en leur citant avec éloge des traits de bienfaisance.
La première chose qu'une mère doit apprendre à sa fille, c'est la vertu.
Voyez dans ses jeux un enfant que l'éducation n'a point corrompu ; à la course, à la lutte, il s'efforce de surpasser ses rivaux ; mais il fait son ami de son ennemi vaincu. Il voit pleurer, ses larmes coulent ; il rit, s'il voit rire ; s'il désire tout ce qu'il aperçoit, il donne volontiers tout ce qu'il a : son cœur confiant ne cherche qu'à s'étendre, et il ira aussi librement caresser une bête féroce qu'un oiseau. Sans défiance, il est sans cesse occupé du soin de connaître, d'aimer, de protéger. Toute son âme est bonne, expansive et active.
Comme des ruisseaux formés pendant la nuit des rosées du printemps rafraîchissent de leurs ondes pures le cours épuisé des fleuves, ainsi les générations des enfants viennent chaque année renouveler les peuples.
Rien n'est à mériter parmi nous, tout est à vendre.
Le premier moment qui nous éloigne du vice est celui où il est reconnu.
L'homme est le seul, de tous les êtres sensibles, qui compose sa vie d'expériences continuelles. Les saisons, les évènements, les passions, l'âge, l'opinion d'autrui, font varier ses principes et ses mœurs, depuis la naissance jusqu'à la mort.
Toute la vie humaine n'est qu'une longue éducation.
Le plus grand des malheurs est d'être forcé de se vendre, et de ne pas trouver de maître.
Pour rendre les hommes bons, il faut les rendre heureux.
Plus les hommes sont opprimés, plus les oppresseurs sont malheureux.