Les Latins et leurs proverbes.
Sont mentionnés pour chaque proverbe : l'auteur, la date et l'ouvrage.
Loin des yeux, loin du coeur.
Properce, Elégies, III, XXI, 10 ; Règne Auguste.
La prospérité montre les heureux, l'adversité révèle les grands.
Pline le Jeune, Panégyrique de Trajan, 31 (env.90).
L'adversité finit par atteindre celui qu'elle a parfois frôlé.
Sénèque, Hercule furieux, 329 (env. 55).
Si tu fais quelque chose, fais-le.
Plaute, Persa, 650 : Age, si quid agis ; IIe s. av. J.-C.
Heureux celui qui connaît les divinités des champs.
Virgile, Géorgiques, II : 493 ; env. 30 av. J.-C.
Quand on aime, ou bien l'on a point de peine, ou bien l'on aime jusqu'à sa peine.
Saint Augustin, De bono viduitatis, XX, 26 ; début du Ve S.
L'âme d'un amant vit dans le corps de l'amante.
Caton le Censeur, IIe S. av. J.-C.
On désire surtout ce que l'on ne doit pas avoir.
Publilius Syrus, Sentences ; Ie s. av. J.-C.
Les désirs ne peuvent s'étendre à ce que l'on ne connaît pas.
Ovide, l'Art d'aimer, III, 397 ; env. 2 av. J.-C.
Touve-moi un amant raisonnable et je te donnerai son poids d'or.
Plaute, Curculio, 201 ; IIe s. av. J.-C.
L'amant ne connaît que son désir, il ne voit pas ce qu'il prend.
Publilius Syrus, Sentences ; Ie s. av. J.-C.
Moindre mon espoir, plus grand mon amour.
Térence, Eunuchus, 1053 ; IIe S. av. J.-C.
On irrite celui que l'on aime en voulant être aimé.
Publilius Syrus, Sentences ; Ie S. av. J.-C.
Les serments d'amour ne comportent pas de sanction.
Publilius Syrus, Sentences ; Ie S. av. J.-C.
L'amitié est toujours profitable, l'amour est parfois nuisible.
Sénèque, Lettres à Lucilius, XXXV (env. 64).
La table nous gagne plus d'amis que la bonté.
Publilius Syrus, Sentences ; Ie S. av. J.-C.
Un nouvel amour en remplace un ancien comme un clou chasse l'autre.
Cicéron, Tusculanae Disputationes, IV, XXXV, 75 ; env. 45 av. J.-C.
Le temps et non la volonté met fin à l'amour.
Publilius Syrus, Sentences ; Ie S. av. J.-C.
Qui s'enorgueillit de ses ancêtres loue les exploits d'autrui.
Sénèque, Hercule furieux, 340 (env. 50).
Ne mange pas ton blé en herbe.
Ovide, les Héroïdes, XVII, 263 ; env. 10 av. J.-C.
Le talent ne prend pas feu des applaudissements.
Ovide, Epistulae ex Ponto, III, IV ; 29 env. 5 av. J.-C.
Les rivières les plus profondes sont les plus silencieuses.
Quinte-Curce, De rebus Alexandri Magni, VII, IV ; Ie s.
Tous nous ne pouvons pas tout.
Virgile, Bucoliques, VIII, 63 ; env. 40 av. J.-C.
L'argent n'a pas d'odeur.
Suétone, Vie des douzes Césars, XXIII ; env. 15 av. J.-C.
Gagne de l'argent d'abord, la vertu vient après.
Horace, Epîtres, I, I, 54 ; env. 17 av. J.-C.
L'amour de l'art n'a jamais enrichi personne.
Pétrone, Satiricon, LXXXIII ; env. 60 av. J.-C.
L'art est de cacher l'art.
Quitilien, De institutione oratoria, I, II, 3 ; env. 90 av. J.-C.
Il y a peu de raison dans les armes.
Virgile, Enéide, II, 315 ; env. 19 av. J.-C.
Que celui qui a assez ne souhaite rien de plus.
Horace, Epîtres, I, II, 46 ; env. 17 av. J.-C.
S'associer avec un puissant n'est jamais sûr.
Phèdre, Fables, I, V ; env. 25 av. J.-C.
Il n'est personne qui aime la médiocrité dorée.
Horace, Odes, II, X ; env. 23 av. J.-C.
La fortune favorice les audacieux.
Térence, Phormio, 203 ; IIe S. av. J.-C.
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