Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

Biographie :

Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre

Ecrivain et botaniste français né le 19 janvier 1737 au Havre, Jacques Bernardin Henri de Saint-Pierre est décédé le 21 janvier 1814 à Éragny, commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

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Les 46 citations de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre :

Avec le sentiment de la Divinité, tout est grand, noble, beau, invincible dans la vie la plus étroite ; sans lui, tout est faible, déplaisant et amer au sein même des grandeurs.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Études de la nature (1784)

L'homme se doit à la patrie, la femme au bonheur d'un seul homme.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Études de la nature (1784)

L'homme, sans cesse agité par ses propres instincts ou par ceux d'autrui, est dans la vie comme un vaisseau sur la mer, chargé de toutes sortes de voiles, mais sans gouvernail, et le jouet perpétuel des vents et des courants.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De la morale (1815)

L'ambition n'est autre chose que le désir d'être le premier, et elle est la cause de tous les malheurs du genre humain. Dans sa naissance, ce n'est qu'une étincelle brillante, mais si on l'anime, bientôt c'est un feu dévorant qui consume jusqu'à celui qui l'a allumé.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De l'amitié (1815)

Une haine irréconciliable commence souvent par une légère plaisanterie. Semblable au feu, ce n'est d'abord qu'une petite étincelle, qui produit un incendie si on néglige de l'éteindre.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De l'amitié (1815)

La vérité, comme le soleil, luit de tous côtés.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De l'amitié (1815)

Les grandes inimitiés naissent des grandes amitiés.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De l'amitié (1815)

L'amitié couvre la vie du plus doux ombrage, elle ressemble à ces arbres toujours verts qui portent à la fois des fleurs et des fruits.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De l'amitié (1815)

L'amitié naît par les relations de plaisirs et de goûts. Elle s'étend ensuite aux besoins intellectuels, et s'augmente par les lumières ; enfin elle devient vertu, parce qu'elle demande des sacrifices, de la reconnaissance et de l'indulgence, et qu'elle n'est constante et sublime que quand elle s'appuie sur les sentiments, des sentiments qui ne varient jamais.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De l'amitié (1815)

L'amitié est une harmonie entre deux êtres qui ont les mêmes besoins. Elle est plus forte dans l'âge des passions que dans le premier âge ; elle est plus constante dans l'âge viril que dans l'adolescence et la jeunesse, parce qu'à la perspective des services à rendre, se joint le souvenir des services rendus, et que les sentiments de la nature se fortifient par leurs habitudes.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De l'amitié (1815)

Vis avec ton ami comme s'il devait être un jour ton ennemi.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; De l'amitié (1815)

La route la plus courte est celle qui nous fatigue le moins.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Pensées diverses (1814)

En fait de conspiration l'on n'a pas besoin de preuves, les soupçons et les indices suffisent.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Pensées diverses (1814)

Pour gouverner les hommes, séparez ceux qui s'aiment, et mettez ensemble ceux qui se haïssent.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Pensées diverses (1814)

Le plus grand des malheurs est l'infidélité de l'être qu'on aime.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Pensées diverses (1814)

Une des plus séduisantes illusions de l'amour est d'imaginer qu'on fait le bonheur de ce qu'on aime.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Pensées diverses (1814)

On se fait une idée précise de l'ordre, mais non pas du désordre. La beauté, la vertu, le bonheur, ont des proportions ; la laideur, le vice et le malheur n'en ont point.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Paul et Virginie (1788)

La vérité est une perle fine, et le méchant un crocodile qui ne peut la mettre à ses oreilles, parce qu'il n'en a pas.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; La chaumière indienne (1790)

La vérité est comme la rosée du ciel, pour la conserver pure, il faut la recueillir dans un vase pur.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; La chaumière indienne (1790)

Ne fais pas souffrir aux autres ce que tu ne voudrais pas souffrir toi-même.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Les vœux d'un solitaire (1790)

Je révère ma femme comme le soleil, et je l'aime comme la lune.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; La chaumière indienne (1790)

La solitude ramène en partie l'homme au bonheur naturel en éloignant de lui le malheur social. Au milieu de nos sociétés divisées par tant de préjugés, l'âme est dans une agitation continuelle ; elle roule sans cesse en elle-même mille opinions turbulentes et contradictoires, dont les membres d'une société ambitieuse et misérable cherchent à se subjuguer les uns les autres. La solitude rétablit aussi bien les harmonies du corps que celles de l'âme.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Paul et Virginie (1788)

La solitude flatte notre instinct animal en nous offrant des abris plus tranquilles.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Études de la nature (1784)

Quand il pleut dans la nature, il me semble voir une belle femme qui pleure.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Études de la nature (1784)

La nature est si bonne, qu'elle tourne à notre plaisir tous ses phénomènes ; et si nous y prenons garde, nous verrons que les plus communs sont ceux qui nous sont les plus agréables. Je goûte, par exemple, du plaisir lorsqu'il pleut à verse, que je vois les vieux murs moussus tout dégoutants d'eau, et que j'entends les murmures des vents qui se mêlent aux frémissements de la pluie. Ces bruits mélancoliques me jettent, pendant la nuit, dans un doux et profond sommeil.
Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ; Études de la nature (1784)