Edmé François Pierre Chauvot de Beauchêne (5)

Les citations de Chauvot de Beauchêne :

La vie la plus conforme à la vertu est à la longue la plus agréable de toutes.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Tout le monde sait que les apparences sont souvent trompeuses, et cependant on se déclare plus facilement pour celles qui sont mauvaises que pour celles qui sont bonnes.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La vérité est comme un diamant ; s'il n'est pas placé dans le jour qui lui est favorable, les fausses pierres qui l'environnent jetteront plus d'éclat que lui.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Celui qui fait toujours ce qu'il veut, fait rarement ce qu'il doit.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Le peu d'appareil dont la loi accompagne la cérémonie du mariage civil, pourrait lui donner l'air d'une prostitution légale, si l'on n'y ajoutait la majesté des cérémonies religieuses.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La probité est la vertu des pauvres ; la vertu doit être la probité des riches.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Quand les devoirs sont présentés comme des moyens d'être heureux, on se détermine plus facilement à les remplir ; l'idée du bonheur est comme une essence dont le parfum corrige l'amertume des simples sans altérer leur propriété : c'est le miel mis sur les bords du vase qui contient la médecine.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Le temps est un grand bien, mais de courte durée ; le passé n'est plus rien pour nous ; le présent est un éclair qui fuit avec la rapidité de la pensée, à laquelle même il échappe ; l'avenir nous reste, mais il tient rarement ce qu'il promet !
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les hommes s'agitent et se tourmentent sans cesse les uns les autres dans le chemin de la vie, où ils sont jetés, pour arriver au même but ; ils feraient mieux de s'aider mutuellement que de se nuire pendant le voyage.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La vie la plus douce est remplie d'amertumes, l'immortalité seule peut nous en consoler.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'innocence opprimée par la calomnie est peut-être moins malheureuse qu'on ne pense ; la patience la soutient, l'espérance la console ; elle sait d'avance que la vérité la justifiera et que la justice la vengera.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Les philosophes chrétiens qui ont dit que cette vie n'était qu'un temps d'épreuves, qu'un passage pour arriver à une meilleure vie, ont consacré la vérité la plus consolante et rendu le plus bel hommage aux attributs de la Divinité.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La vie, dépouillée des espérances éternelles, est une suite non interrompue d'ennuis, de contrariétés, de chagrins et de malheurs, auxquels la mort seule peut mettre un terme.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La dévotion est le sentiment le plus pur et le plus vif que l'âme puisse éprouver ; elle est aussi la source la plus féconde du bonheur, parce qu'elle nous rend presque toujours contents de nous-mêmes et rarement mécontents des autres.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Écrire sur les mœurs, sans avoir vécu dans la société et sans l'avoir bien étudiée, c'est rendre compte d'une pièce de théâtre sans l'avoir vu.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La philosophie, au lieu de nous éclairer, nous environne presque toujours d'une foule de systèmes ; c'est un guide qui nous laisse le choix entre mille routes inconnues, au milieu desquelles la raison est incertaine. La religion, au contraire, n'indique qu'un seul chemin, mais elle en répond ; elle nous offre une philosophie à la portée de tous les hommes, et une science supérieure à toutes les conceptions de l'esprit humain.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La religion et l'honneur, sans nous guider par les mêmes motifs, nous conduisent souvent au même but ; l'une et l'autre ont des disciples zélés ; l'une et l'autre font des martyrs.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La médecine de l'âme a beaucoup de ressemblance avec celle du corps : ni l'une ni l'autre ne peut garantir l'efficacité de ses remèdes, ni préserver des rechutes.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Le premier qui appela Dieu son père, fut le plus éclairé des philosophes.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Nier des vérités parce qu'on ne les comprend pas, c'est orgueil, et non pas sagesse.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Que de personnes se jetteraient dans la dévotion, si on pouvait rendre l'impiété ridicule.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

L'homme sans religion vit aux dépens des gens religieux, comme le pauvre aux dépens des riches.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

Vivre sans religion, c'est naviguer sur une mer orageuse sans pilote et sans boussole.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La religion est l'âme du corps social ; il languit quand elle s'affaiblit, il meurt quand elle se retire.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)

La religion est à l'âme ce que la lumière est à l'œil ; l'une et l'autre viennent des Cieux et dissipent les ténèbres.
Chauvot de Beauchêne ; Maximes, réflexions et pensées diverses (1819)