Jean-Jacques Rousseau (5)

Les citations de Jean-Jacques Rousseau :

Le bon usage du monde, celui qui nous y fait le plus rechercher et chérir, n'est pas tant d'y briller que d'y faire briller les autres, et de mettre, à force de modestie, leur orgueil plus en liberté.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Un excès de délicatesse n'offense que les cœurs qui en manquent.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

L'intolérant est celui qui damne impitoyablement ceux qui ne pensent pas comme lui.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Les biens d'un homme ne sont pas dans ses coffres, mais dans l'usage qu'il en tire. On ne s'approprie les choses qu'on possède que par leur emploi. Les abus sont toujours plus inépuisables que les richesses.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Quand on aime la vertu, on l'aime dans toute son intégrité, et l'on refuse son cœur quand on peut, et toujours sa bouche, aux sentiments qu'on ne doit pas avoir.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Quiconque est plus attaché à sa vie qu'à ses devoirs ne saurait être solidement vertueux.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

La pitié qu'on a du mal d'autrui ne se mesure pas sur la quantité de ce mal, mais sur le sentiment qu'on prête à ceux qui le souffrent : on ne plaint un malheureux qu'autant qu'on croit qu'il se trouve à plaindre.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

Il y a, dans la méditation des pensées honnêtes, une sorte de bien-être que les méchants n'ont jamais connu : c'est celui de se plaire avec soi-même.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

L'expérience démontre que l'homme ne peut être vertueux sans la religion.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

L'indolence est une paresse de l'âme, qui s'étend à tout, et la rend incapable de toutes choses ; état pire que l'indifférence, qui peut avoir encore de l'inquiétude et de l'ennui qui l'en fasse sortir.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

La modestie est une clef qui ouvre tous les cœurs.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

La modestie est une juste modération de l'esprit et du cœur, une sage retenue qui tient les passions en bride, qui arrête les saillies de l'amour-propre, qui empêche de se prévaloir, aux dépens des autres, des dons de la nature ou de la fortune, et qui fait qu'on évite les louanges avec autant de soin que l'orgueil les recherche avec avidité.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

On peut aimer la solitude sans être misanthrope : rien n'est moins susceptible d'attachement que les gens dissipés ; les âmes sensibles se tirent de la foule.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

Les charmes de l'union des cœurs se joignent pour les amoureux à ceux de l'innocence : nulle crainte, nulle honte ne trouble leur félicité ; au sein des vrais plaisirs de l'amour, ils peuvent parler de la vertu sans rougir.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

L'accord de l'amour et de l'innocence est le paradis sur la terre : c'est le bonheur le plus doux, et l'état le plus délicieux de la vie.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

La liberté est un aliment de bon suc, mais de forte digestion : il faut des estomacs bien sains pour le supporter.
Jean-Jacques Rousseau ; Les considérations sur le gouvernement de Pologne (1772)

S'il est quelqu'un que la vanité a rendu heureux, à coup sûr, ce quelqu'un était un sot.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

Je n'ai jamais vu d'homme ayant du courage dans l'âme montrer de la fierté dans son maintien, cette affectation est bien plus propre aux âmes viles, qui ne peuvent en imposer que par là.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Le luxe corrompt tout, et le riche qui en jouit, et le misérable qui le convoite.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

Rien n'est plus dangereux que l'autorité en des mains qui ne savent pas en faire usage.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

La prudence est plutôt une qualité de l'esprit qu'une vertu de l'âme.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

La prudence, si elle prévient les grandes fautes, elle nuit aussi au grandes entreprises.
Jean-Jacques Rousseau ; Les pensées d'un esprit droit (1826)

Le ciel récompense la vertu des mères par le bon naturel de ses enfants.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

La conversation entre amis ne s'assèche jamais.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

L'excès du vin dégrade l'homme : il aliène sa raison pour un temps, et l'abrutit à la longue.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

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