François-Marie Arouet, dit Voltaire (2)

Les citations de Voltaire :

Les sottises présentes occupent toujours tout le monde, et les sottises passées n'amusent qu'un très petit nombre de gens oisifs.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Chacun se croit plus cultivé que les autres.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

La culture des champs est plus douce que celle des lettres.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Il est bon d'avoir abandonné entièrement son ouvrage quelques mois, c'est la seule manière intelligente de dissiper cette malheureuse séduction et ce nuage qui fait voir trouble.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Notre langue, avec ses maudits verbes auxiliaires, est fort peu propre au style lapidaire.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

La retraite est le port où il faut se réfugier après les orages de la vie.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Il faut, en mourant, laisser des marques d'amitié à ses amis, le repentir à ses ennemis, et sa réputation entre les mains du public.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Les hommes semblent être des ballons que la main du sort pousse sans cesse et d'une manière irrésistible : nous faisons deux ou trois bonds, les uns sur du marbre, les autres sur du fumier, et puis nous disparaissons à jamais. Tout bien calculé, voilà notre lot.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Dans quel pays ne trouve-t-on pas des hommes insociables avec lesquels il faut vivre ?
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Il ne faut pas se fâcher contre ceux qui ne peuvent pas nuire.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Le mieux qu'on puisse faire quand les hommes sont déchaînés, c'est de se tenir à l'écart.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Les longs discours finissent toujours par ennuyer leur assemblée.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

La circonspection est une belle chose, mais en vers, elle est bien triste. Etre raisonnable et froid, c'est presque tout un : cela n'est pas à l'honneur de la raison.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Les infamies de tant de gens de lettres ne m'empêchent point du tout d'aimer la littérature : je suis comme les vrais dévots, qui aiment toujours la religion, malgré les crimes des hypocrites.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Il n'y a de bons vers que ceux qu'on relit, et qu'on retient malgré soi.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Le plus grand écueil des arts dans le monde, c'est ce qu'on appelle les lieux communs.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Sans variété dans le discours il n'y a jamais de beauté.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

La multitude des lois est dans un état ce qu'est le grand nombre des médecines, signe de maladie et de faiblesse.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Les disputes ne servent qu'à faire rire les sots aux dépens des gens d'esprit.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Quand on bâille à une première représentation, c'est un mal dont on ne guérit jamais.
Voltaire ; Les pensées philosophiques (1862)

Mêle tes pleurs aux pleurs que je répands ; goûte un destin nouveau dans mes embrassements ; image de ta mère, à mes vieux ans rendue, joins ton âme étonnée à mon âme éperdue.
Voltaire ; Les lois de Minos (1773)

Le progrès des sciences est l'ouvrage du temps et de la hardiesse de l'esprit.
Voltaire ; Le siècle de Louis XIV (1751)

Annoncer des vérités, proposer quelque chose d'utile aux hommes, c'est une recette sûre pour être persécuté.
Voltaire ; Observations sur Mrs Jean Law, Melon, et Dutot (1738)

Les hommes, qui ont tous un fond de justice dans le cœur, souhaitent naturellement que le ciel s'intéresse à venger l'innocence : on verra avec plaisir en tout temps et en tout pays, qu'un Être suprême s'occupe à punir les crimes de ceux que les hommes ne peuvent appeler en jugement ; c'est une consolation pour le faible, et c'est un frein pour le pervers qui est puissant.
Voltaire ; Dissertation sur la tragédie (1748)

Les plus grandes inimitiés produisent moins de crimes que le fanatisme.
Voltaire ; Essai sur les mœurs et l'esprit des nations (1756)