Luc de Clapiers, marquis de Vauvenargues (6)

Les citations de Vauvenargues :

La fausse conscience ne se connaît pas.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 134 (1746)

La conscience des mourants calomnie leur vie.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 136 (1746)

La fermeté ou la faiblesse de la mort dépend de la dernière maladie.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 137 (1746)

La maladie éteint dans quelques hommes le courage, dans quelques autres la peur, et jusqu'à l'amour de la vie.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 139 (1746)

On ne peut juger de la vie par une plus fausse règle que la mort.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 140 (1746)

Pour exécuter de grandes choses, il faut vivre comme si on ne devait jamais mourir.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 142 (1746)

La pensée de la mort nous trompe, elle nous fait oublier de vivre.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 143 (1746)

La vie est trop courte pour mériter qu'on s'en inquiète.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 144 (1746)

La plus fausse des philosophies est celle qui conseille l'oisiveté, l'abandon et l'oubli.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 145 (1746)

L'esprit est l'œil de l'âme, non sa force ; sa force est dans le cœur.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 149 (1746)

La raison et le sentiment se conseillent et se suppléent tour à tour.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 150 (1746)

Les passions ont appris aux hommes la raison.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 154 (1746)

Dans l'enfance de tous les peuples, le sentiment a toujours précédé la réflexion et en a été le premier maître.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 155 (1746)

La science de ceux qui gouvernent est de faire concourir le vice au bien public.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 157 (1746)

Les jeunes gens souffrent moins de leurs fautes que de la prudence des vieillards.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 158 (1746)

Les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, comme le soleil de l'hiver.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 159 (1746)

Le prétexte ordinaire de ceux qui font le malheur des autres, est qu'ils veulent leur bien.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 160 (1746)

Il est injuste d'exiger des hommes qu'ils fassent, par déférence pour nos conseils, ce qu'ils ne veulent pas faire pour eux-mêmes.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 161 (1746)

Il faut permettre aux hommes de faire de grandes fautes contre eux-mêmes, pour éviter un plus grand mal, la servitude.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 162 (1746)

Quiconque est plus sévère que les lois est un tyran.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 163 (1746)

Ce qui n'offense pas la société n'est pas du ressort de sa justice.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 164 (1746)

C'est entreprendre sur la clémence de Dieu de punir sans nécessité.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 165 (1746)

La morale austère anéantit la vigueur de l'esprit.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 166 (1746)

La clémence vaut mieux que la justice.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 167 (1746)

Nous blâmons beaucoup les malheureux des moindres fautes, et les plaignons peu des plus grands malheurs.
Vauvenargues ; Réflexions et maximes, 168 (1746)