Simon de Bignicourt

Biographie :

Simon de Bignicourt

Écrivain, moraliste, philosophe et poète français né le 15 mai 1709 à Reims, Simon de Bignicourt est mort à Paris le 6 juin 1775 à l'âge de 66 ans. Conseiller au présidial de Reims, auteur ingénieux d’un assez grand nombre de poésies légères écrites en latin, il a aussi publié des pensées détachées qui ont été réimprimées sous le nom de Pensées et réflexions philosophiques en 1755.

Les 245 citations de Simon de Bignicourt :

On conserve longtemps la réputation que l'on a méritée lorsqu'on ne vise pas à celle qu'on ne peut acquérir.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

La critique déconcerte le bel-esprit ; le génie ne l'aperçoit pas.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Les pires critiques sont ceux qui ne se sentent pas assez d'étoffe pour faire aussi bien.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

La bonne critique est une plante amère dans sa racine, et douce dans son fruit.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Il en est de la critique, comme d'un procès criminel, elle doit se faire à la décharge comme à la charge de l'accusé.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Ne reprochez pas aux hommes d'avoir trop d'amour-propre, leur défaut est souvent de n'en avoir pas assez.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

L'habitude d'approfondir nous épargne souvent les écueils du dédain.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

La jouissance est plutôt un choix du cœur qu'un présent de la fortune.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Si la moitié des hommes était satisfaite de son état le malheur de l'autre moitié serait double.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Les mauvais critiques sont souvent ceux qui ont reçu de la nature un penchant invincible à la satyre.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Le ridicule de l'orgueil est quelquefois plus sensible que son injustice.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

La galanterie et la coquetterie sont sœurs du même lit.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Celui qui abandonne une opinion pour une autre se dégoûte bien souvent des deux.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

L'opinion nous console souvent, lorsque la vérité nous afflige.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

L'opinion nous force la main aussi souvent que la nécessité.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

La sympathie des esprits est aussi prompte dans les effets que celle des cœurs.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Il suffit d'être né sot pour être accidentellement heureux.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Plus on est sot, plus on est prêt de devenir fripon sans s'en apercevoir.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

La joie la plus pure est celle des hommes nés sérieux.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

L'opinion publique est le plus sévère de tous les despotes.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

Le triste effet de l'émulation est d'éveiller la jalousie.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

L'expérience ne se mesure point au nombre des années mais sur l'habitude de réfléchir.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

L'expérience ne fortifie la raison que lorsqu'elle ne lui sert pas de supplément.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

L'espérance est une courtisane qui nous séduit par ses charmes, et qui nous amuse par ses promesses.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)

L'espérance est un médecin qui se présente trop tard pour guérir ses malades.
Simon de Bignicourt ; Pensées et réflexions philosophiques (1755)