Pierre-Simon Ballanche (2)

Les meilleures citations de Pierre-Simon Ballanche :

La charité est l'amour dans la douleur.
Pierre-Simon Ballanche ; Antigone (1813)

La grande épreuve pour l'homme est de vivre sans cesse entre ces deux infinis opposés, le bien et le mal.
Pierre-Simon Ballanche ; Antigone (1813)

L'homme n'est homme que par sa coexistence avec les autres hommes.
Pierre-Simon Ballanche ; Antigone (1813)

L'amour ne suffit pas pour assurer le bonheur.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Le bonheur ou le malheur ne consiste pas dans les choses extérieures, mais dans les choses intérieures et intimes ; il est indépendant de l'état ou de l'obscurité de notre vie.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Voyez cette rose superbe, image charmante de la beauté : à l'instant même où nous admirons le plus son éclat et sa fraîcheur, elle commence à se flétrir. Elle a déjà perdu ce qui faisait tout à l'heure le charme de nos yeux ; nous ne nous en apercevons pas encore, et l'odeur suave qu'elle continue de répandre autour d'elle sert à prolonger une erreur qui nous plaît. Mais un moment de plus, et nous chercherons en vain la reine des fleurs.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Pour le malheureux, quelle que soit la route qu'il ait choisie, il est toujours déçu : la douleur, sentinelle vigilante, garde toutes les avenues du bonheur ; c'est l'épée de feu du chérubin qui défend l'entrée d'Éden.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Il y a sur la terre comme un long gémissement qui se traine de génération en génération, depuis les premiers mortels jusqu'à nous. La poitrine de l'homme est un instrument qui n'a su rendre jamais que des sons plaintifs, et son cœur ne peut se mettre en harmonie qu'avec la douleur. Voilà pourquoi les récits empreints de tristesse et de souffrance vivent dans sa mémoire. Les autres sont dénués de charme et de poésie ; ce sont des contes qui amusent un instant son enfance, alors que l'expérience n'a pas encore détruit ses illusions, alors que sa jeune imagination sourit à l'avenir.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Toutes les fautes sont relatives, leur gravité tient souvent à des rapports que nous ignorons.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

La perfection lorsqu'on y porte atteinte, on ne saurait être trop puni.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

L'homme présomptueux demande son salaire avant de savoir s'il l'a mérité.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Dieu était hier, il est aujourd'hui, il sera demain.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

L'homme se trompe bien souvent sur les choses les plus intimes de son cœur. Il faut qu'il se méfie et de ses sentiments les plus généreux, et de l'appréciation qu'il en fait. Peut-être devrait-il redouter même les conseils de la vertu, tant sa misère est profonde, tant il ignore ce qui est bien !
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Le désir de la gloire n'est autre chose que le sentiment de la vie qui essaie de repousser la mort, l'instinct d'une grande âme qui pressent son immortalité.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Que l'homme soit heureux ou malheureux, le temps est également hors de son pouvoir.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Le rire cache souvent des peines, et le bonheur est quelquefois austère et sérieux.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Souffle du printemps, pourquoi viens-tu murmurer à mon oreille le bonjour matinal ? Tu m'apportes bien les douces émanations des fleurs, mais tu as oublié les douces illusions de l'avenir. J'ai reconnu que le bonheur était une plante étrangère, qui croît dans les champs du ciel, et qui ne peut s'acclimater sur la terre. Souffle du printemps, laisse-moi.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Pour celui qui m'a trahi, le mot adieu sort de ma bouche sans émouvoir mon cœur.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Ma vie s'est réfugiée dans mes affections, elles seules peuvent me faire jouir et souffrir.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Les véritables monuments sont ceux qui sont érigés dans le cœur de l'homme.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

L'orgueil de l'homme est la source de toutes ses misères.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

Tous les jours de sa vie éphémère l'homme donne un gage à la mort ; ses facultés s'émoussent peu à peu ; les objets de ses affections meurent autour de lui, leur souvenir finit presque par s'éteindre dans son cœur ; et, chose affreuse à penser ! il ne peut attendre de la durée pour aucun de ses sentiments, pas même pour celui de la douleur la plus profonde et la plus juste. Il est bien temps que cet être délaissé, demeuré seul sur la terre, privé à la fois de sympathie et de souvenir, descende enfin dans la tombe vers laquelle il n'a fait que se traîner ; il est bien temps que celui qui a tant vu mourir meure à son tour, car, à force de gémir, la source de ses larmes s'est tarie, et il n'en a plus à répandre sur ses propres malheurs.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

L'homme a besoin de croire, sa raison cherche un appui, son cœur cherche un soulagement.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

La douleur est la loi progressive de l'univers.
Pierre-Simon Ballanche ; Orphée (1832)

La douleur physique a toujours des gémissements à exhaler, des larmes à répandre ; la douleur morale n'a souvent ni la consolation des gémissements, ni le soulagement des larmes.
Pierre-Simon Ballanche ; Fragments (1808)

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