Jules Renard (4)

Les citations de Jules Renard :

Soyez tranquille ! Je n'oublierai jamais le service que je vous ai rendu.
Jules Renard ; Journal du 18 juin 1891.

Chaque matin songer aux gens qu'on va cultiver, aux pots qu'il faut arroser.
Jules Renard ; Journal du 26 avril 1891.

Le style, c'est l'oubli de tous les styles.
Jules Renard ; Journal du 7 avril 1891.

Être prodigue, ce n'est pas si commode : ceux qui recherchent ce défaut ne l'ont jamais.
Jules Renard ; Journal du 27 décembre 1890.

La postérité appartiendra aux constipés.
Jules Renard ; Journal du 12 août 1890.

On a vingt ans depuis quinze jusqu'à trente ans.
Jules Renard ; Journal du 28 juin 1890.

Défiez-vous des sceptiques : ils sont capables de juger bien sévèrement vos moindres actions.
Jules Renard ; Journal du 31 mars 1890.

Un pédant est un homme qui digère mal intellectuellement.
Jules Renard ; Journal du 18 mars 1890.

L'enfant est un petit animal nécessaire ; un chat est plus humain.
Jules Renard ; Journal du 18 février 1890.

Une petite préface vaut bien un long chapitre.
Jules Renard ; Journal du 5 novembre 1889.

Une jolie femme doit être propre et coquette dès le matin en faisant son ménage, et briller comme une pièce d'argent dans un tas d'ordures.
Jules Renard ; Journal du 21 octobre 1889.

Les souvenirs, ce soir, ont pris pour tambourin mon cerveau.
Jules Renard ; Journal du 21 octobre 1889.

Il y a des gens qui donnent un conseil comme on donne un coup de poing.
Jules Renard ; Journal du 21 octobre 1889.

Quand un train passe sur une plaque tournante, les wagons ont l'air d'avoir le hoquet.
Jules Renard ; Journal du 16 août 1889.

Un chien : on dirait une descente de lit empaillée.
Jules Renard ; Journal du 9 août 1889.

Il n'y a que ce qu'on fait qui n'est jamais étonnant.
Jules Renard ; Journal du 1er août 1889.

Comprendre, c'est égaler.
Jules Renard ; Journal du 28 juillet 1889.

En morale, la volonté est impuissante.
Jules Renard ; Journal du 25 juillet 1889.

Il est fort dommage que ceux dont on désire les bonnes grâces soient toujours morts.
Jules Renard ; Journal du 28 mai 1889.

L'horreur des bourgeois est bourgeoise.
Jules Renard ; Journal du 10 avril 1889.

L'homme marié est au garçon ce qu'est un volume relié à un volume broché.
Jules Renard ; Journal du 8 avril 1889.

La plus sotte exagération est celle des larmes : elle agace comme un robinet qui ne ferme pas.
Jules Renard ; Journal du 29 mars 1889.

Les mots sont la menue monnaie de la pensée.
Jules Renard ; Journal du 15 décembre 1888.

S'évanouir, c'est se noyer à l'air libre ; se noyer, c'est s'évanouir dans l'eau.
Jules Renard ; Journal du 13 décembre 1887.

Rien n'est plus doux au cœur d'un homme que le ravissement de la femme qu'il aime.
Jules Renard ; Journal du 2 novembre 1887.