Jules Renard (2)

Les citations de Jules Renard :

Un beau parleur, c'est un homme qui jongle très bien avec des boulets vides.
Jules Renard ; Journal du 21 janvier 1892.

Dire qu'il nous faudra mourir, qu'il nous est impossible de n'être point nés !
Jules Renard ; Journal du 2 janvier 1892.

Il est bien malheureux que notre goût avance quand notre talent ne bouge pas.
Jules Renard ; Journal du 16 décembre 1891.

Il n'y a qu'une façon d'être un peu moins égoïste que les autres : c'est d'avouer son égoïsme.
Jules Renard ; Journal du 7 décembre 1891.

Il était si laid que, lorsqu'il faisait des grimaces, il l'était moins.
Jules Renard ; Journal du 4 décembre 1891.

Il y a des critiques qui ne parlent que des livres qu'on va faire.
Jules Renard ; Journal du 30 novembre 1891.

J'ai fait le calcul : la littérature peut nourrir un pinson, un moineau.
Jules Renard ; Journal du 25 novembre 1891.

Très jeune, on a de l'originalité, mais pas de talent.
Jules Renard ; Journal du 8 novembre 1891.

La prose doit être un vers qui ne va pas à la ligne.
Jules Renard ; Journal du 18 octobre 1891.

J'ai vu, monsieur, sur une table de boucher, des cervelles pareilles à la vôtre.
Jules Renard ; Journal du 16 octobre 1891.

Les gens de beaucoup de mémoire n'ont pas d'idées générales.
Jules Renard ; Journal du 13 octobre 1891.

Un homme se console d'être doux en affirmant qu'il est féroce quand il s'y met.
Jules Renard ; Journal du 13 octobre 1891.

Le vrai bonheur serait de se souvenir du présent.
Jules Renard ; Journal du 9 octobre 1891.

En somme, on a toujours un « roulement » d'amis suffisant.
Jules Renard ; Journal du 8 octobre 1891.

Ma tête biscornue fait péter tous les clichés.
Jules Renard ; Journal du 8 août 1891.

Si on reconnaît « mon style », c'est parce que je fais toujours la même chose, hélas !
Jules Renard ; Journal du 3 août 1891.

Seigneur, aidez-nous, ma femme et moi, à manger notre pain quotidien de ménage !
Jules Renard ; Journal du 1er août 1891.

Soyez tranquille ! Je n'oublierai jamais le service que je vous ai rendu.
Jules Renard ; Journal du 18 juin 1891.

Ne jamais être content : tout l'art est là.
Jules Renard ; Journal du 28 avril 1891.

Chaque matin songer aux gens qu'on va cultiver, aux pots qu'il faut arroser.
Jules Renard ; Journal du 26 avril 1891.

Prendre par le cou l'idée fuyante et lui écraser le nez sur le papier.
Jules Renard ; Journal du 7 mai 1891.

Faire de ses rêveries des pensées.
Jules Renard ; Journal du 26 avril 1891.

Pour vomir son temps, il faudrait l'avoir mangé.
Jules Renard ; Journal du 24 avril 1891.

Si je savais que je vais mourir, j'en mourrais à l'avance.
Jules Renard ; Journal du 15 avril 1891.

Le style, c'est l'oubli de tous les styles.
Jules Renard ; Journal du 7 avril 1891.