Jean-Jacques Rousseau (5)

Les citations de Jean-Jacques Rousseau :

Il ne faut pas encourager les pauvres à se faire mendiants : mais quand une fois ils le sont, il faut les nourrir, de peur qu'ils ne se fassent voleurs.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

À un pauvre, une petite pièce de monnaie, un peu de pain, ne coûtent guère à donner.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Il n'y a que les infortunés qui sentent le prix des âmes bienfaisantes.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Les infortunés n'ont pas seulement besoin d'argent, et il n'y a que les paresseux de bien faire, qui ne sachent faire du bien que la bourse à la main. Les consolations, les conseils, les soins, les amis, la protection sont autant de ressources, que la commisération laisse au défaut des richesses, pour le soulagement de l'indigent.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Un bon cœur n'aime pas le spectacle de la misère qu'il ne peut soulager.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Les premiers besoins, ou du moins les plus sensibles, sont ceux d'un cœur bienfaisant ; et tant que quelqu'un manque du nécessaire, quel honnête homme a du superflu ?
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Nul honnête homme ne peut jamais se vanter d'avoir du loisir tant qu'il y aura du bien à faire, une patrie à servir, des malheureux à soulager.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Un homme méchant fait un heureux aux dépens de cent misérables.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

La reconnaissance est un devoir qu'il faut rendre, mais non pas un droit qu'on puisse exiger.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

L'ingratitude n'est pas dans le cœur de l'homme, mais l'intérêt y est : il y a moins d'obligés ingrats que de bienfaiteurs intéressés.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

L'ingratitude serait plus rare si les bienfaits à usure étaient moins communs.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

L'âme d'un gourmand est toute dans son palais, il n'est fait que pour manger. Dans sa stupide incapacité, il n'est qu'à table à sa place. Il ne sait juger que des plats.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Que servent de froides leçons démenties par un exemple continuel, si ce n'est à faire penser que celui qui les donne, se joue de la crédulité d'autrui.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Le bon usage du monde, celui qui nous y fait le plus rechercher et chérir, n'est pas tant d'y briller que d'y faire briller les autres, et de mettre, à force de modestie, leur orgueil plus en liberté.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Un excès de délicatesse n'offense que les cœurs qui en manquent.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Les illusions de l'amour sont aimables, ses flatteries sont en un sens des vérités : le jugement se tait, mais le cœur parle. L'amant qui loue dans son amante des perfections qu'elle n'a pas, les voit en effet telles qu'il les représente ; il ne ment point en disant des mensonges ; il flatte sans s'avilir, et l'on peut au moins l'estimer sans le croire.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

On ne plaint jamais dans autrui que les maux dont on ne se croit pas exempt soi-même.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Ne rien faire est la première et la plus forte passion de l'homme, après celle de se conserver.
Jean-Jacques Rousseau ; Essai sur l'origine des langues (1781)

L'intolérant est celui qui damne impitoyablement ceux qui ne pensent pas comme lui.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Les biens d'un homme ne sont pas dans ses coffres, mais dans l'usage qu'il en tire. On ne s'approprie les choses qu'on possède que par leur emploi. Les abus sont toujours plus inépuisables que les richesses.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Quand on aime la vertu, on l'aime dans toute son intégrité, et l'on refuse son cœur quand on peut, et toujours sa bouche, aux sentiments qu'on ne doit pas avoir.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Quiconque est plus attaché à sa vie qu'à ses devoirs ne saurait être solidement vertueux.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

La pitié qu'on a du mal d'autrui ne se mesure pas sur la quantité de ce mal, mais sur le sentiment qu'on prête à ceux qui le souffrent : on ne plaint un malheureux qu'autant qu'on croit qu'il se trouve à plaindre.
Jean-Jacques Rousseau ; Pensées d'un esprit droit (1826)

Il y a, dans la méditation des pensées honnêtes, une sorte de bien-être que les méchants n'ont jamais connu : c'est celui de se plaire avec soi-même.
Jean-Jacques Rousseau ; Pensées d'un esprit droit (1826)

L'expérience démontre que l'homme ne peut être vertueux sans la religion.
Jean-Jacques Rousseau ; Pensées d'un esprit droit (1826)

Autre rubrique à découvrir :