Jean-Jacques Rousseau (3)

Les citations de Jean-Jacques Rousseau :

Les prodiges on en voit si peu que ce n'est pas la peine d'y croire.
Jean-Jacques Rousseau ; Lettre à Madame Wootlon, le 27 septembre 1766.

La seule habitude qu'on doit laisser prendre à l'enfant est de n'en contracter aucune.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Un enfant mal instruit est plus loin de la sagesse qu'un enfant qu'on n'a point instruit du tout.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Le bonheur suprême est cent fois plus doux à espérer qu'à obtenir.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Le bonheur on en jouit mieux quand on l'attend que quand on le goûte.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Fais ton paradis sur la terre en attendant l'autre.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Quand le cœur s'ouvre aux passions, il s'ouvre à l'ennui de la vie.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

La laideur qui produit le dégoût est le plus grand des malheurs.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Il est indigne d'un homme d'honneur d'abuser de la simplicité d'une jeune fille.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Un amant hait bien plus ses rivaux qu'il n'aime sa maîtresse.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Jamais l'amour sans estime n'existe dans un cœur honnête.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

En tenant la coquetterie dans ses limites, on la rend modeste, on en fait une loi d'honnêteté.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Un cœur sensible craint le repos qu'il ne connaît pas : qu'il le sente une fois, il ne voudra plus le perdre.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

La tempérance et le travail sont les meilleurs médecins de l'homme.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

L'éducation de l'homme commence à sa naissance.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

L'expérience prévient les leçons.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

La force de l'âme qui inspire le vrai courage est d'usage dans tous les temps. Elle met toujours la vertu au-dessus des évènements, et ne consiste pas à se battre, mais à ne rien craindre.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761)

Entre deux cœurs unis, la communauté des biens est une justice et un devoir.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Le véritable amour est inséparable de la générosité, plus il donne, et plus il reçoit.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Malgré l'absence, les privations, les alarmes, malgré le désespoir même, les puissants élancements de deux cœurs l'un vers l'autre ont toujours une volupté secrète ignorée des âmes tranquilles. C'est un des miracles de l'amour de nous faire trouver du plaisir à souffrir ; et de vrais amants regarderaient comme le pire des malheurs un état d'indifférence et d'oubli, qui leur ôterait tout le sentiment de leurs peines.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

L'inconstance et l'amour sont incompatibles : l'amant qui change ne change pas ; il commence ou finit d'aimer.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

L'amour sensuel ne peut se passer de la possession, et s'éteint par elle. Le véritable amour ne peut se passer du cœur, et dure autant que les rapports qui l'ont fait naître : mais quand ces rapports sont chimériques, il dure autant que l'illusion qui nous les fait imaginer.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Il n'y a point de véritable amour sans enthousiasme, et point d'enthousiasme sans un objet de perfection réel ou chimérique, mais toujours existant dans l'imagination. De quoi s'enflammeraient des amants pour qui cette perfection n'est plus rien, et qui ne voient dans ce qu'ils aiment que l'objet du plaisir des sens ? Non, ce n'est pas ainsi que l'âme s'échauffe et se livre à ces transports sublimes, qui font le délire des amants et le charme de leur passion.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

Ôtez l'idée de la perfection dans l'amour, vous ôtez l'enthousiasme ; ôtez l'estime, et l'amour n'est plus rien.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)

L'amour est privé de son plus grand charme quand l'honnêteté l'abandonne. Pour en sentir tout le prix, il faut que le cœur s'y complaise, et qu'il nous élève en élevant l'objet aimé.
Jean-Jacques Rousseau ; Esprit, maximes et principes (1764)