Jean-François Marmontel

Biographie :

Jean-François Marmontel

Historien, romancier, poète et dramaturge français né le 11 juillet 1723 à Bort-les-Orgues, Jean-François Marmontel est décédé le 31 décembre 1799 au hameau d'Habloville, situé près de Saint-Aubin-sur-Gaillon dans le département de l'Eure, où il vivait depuis 1792.

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Les 43 citations de Jean-François Marmontel :

La bêtise est rare parmi les hommes, mais les bêtises sont fréquentes.
Jean-François Marmontel ; Éléments de littérature (1787)

Chez les hommes, la jalousie est plus sombre, plus fière et plus humiliante. Chez les femmes d'un caractère superbe et violent, elle éclate par des fureurs, mais c'est pour les femmes timides, tendres et délicates, qu'elle est un supplice cruel et digne de pitié.
Jean-François Marmontel ; Leçons d'un père à ses enfants (1806)

Lorsque la libéralité n'est que l'envie de se montrer libéral, ou de se délivrer d'une compassion importune, elle manque le plus souvent au devoir qu'elle croit remplir.
Jean-François Marmontel ; Leçons d'un père à ses enfants (1806)

Le juste est celui qui fait de son mieux pour l'être, car la droiture est dans la volonté.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

La vie est un petit voyage où l'on est dans la barque assez mal à son aise, mais dont le port sera délicieux.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Tant qu'il y aura des hommes plus actifs que d'autres, plus vaillants, plus industrieux, plus économes, plus heureux que d'autres, il y aura de l'inégalité dans le partage des biens, et cette inégalité sera même excessive dans les Etats florissants, sans qu'on ait droit de la détruire.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Attaquer le luxe, c'est attaquer une hydre : on lui coupe une tête, il en repousse mille, ou plutôt c'est comme un Protée qui, sous mille formes diverses, échappe à qui veut l'enchaîner.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Si l'amour des richesses anime l'ambition, il la rendra perfide et noire ; si l'amour des richesses se mêle au courage, il le déshonore par les excès les plus criants : il imprime la tache de la vénalité aux talents les plus estimables, et l'âme qui en est esclave est sans cesse exposée en vente pour se livrer au plus offrant.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Savez-vous ce qui accable la classe laborieuse et souffrante d'un Etat ? C'est le fardeau que rejette sur elle la classe oisive et jouissante. Ceux qui, par leur richesse, participent le plus aux avantages de la société sont ceux qui contribuent le moins aux frais de sa régie et de sa défense. Il semble que l'inutilité soit un privilège pour eux. Obtenez que cet abus cesse ; qu'on distribue, selon les forces et les facultés de chacun, le poids des dépenses publiques : ce poids sera léger pour tous.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Un seul jour ébranle et renverse vingt ans des plus heureux travaux.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

L'oppression excite la révolte, qui rompt tous les nœuds de la paix.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Chacun doit être son premier juge, et chacun doit savoir ce qui lui est prescrit, défendu, permis par la loi. Il faut pour cela des lois simples, claires, sensibles, en petit nombre, et faciles à appliquer.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Si les paysans et les agriculteurs n'obtenaient, par le travail le plus rude et le plus constant, qu'une existence malheureuse, ce ne seraient plus des citoyens, mais des esclaves : leur condition leur deviendrait odieuse et intolérable ; ils y renonceraient, ils changeraient de classe, ou cesseraient de se reproduire, et de perpétuer leur activité de père en fils.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Les paysans et les agriculteurs n'ont pas les besoins insensés du luxe, mais plus leur vie est frugale et modeste, plus on les reconnaît sobres et patients, plus on est sûr, quand ils se plaignent, qu'ils se plaignent toujours avec raison.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Dans le langage de la cour, manquer du nécessaire, c'est n'avoir pas de quoi nourrir vingt chevaux inutiles, vingt valets fainéants, mais dans le langage du laboureur, c'est n'avoir pas de quoi nourrir son père accablé de vieillesse, ses enfants, dont les faibles mains ne peuvent pas l'aider encore, et sa femme enceinte ou nourrice d'un nouvel enfant ; c'est n'avoir pas de quoi faire à la terre les avances qu'elle demande, de quoi soutenir une année de grêle ou de stérilité, de quoi se procurer à soi-même et aux siens, dans la vieillesse ou la maladie, les soulagements, les secours dont la nature a besoin.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

L'espérance qui soutient le courage peut s'étendre aussi loin qu'on veut.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

On a vu des nations se relever des plus terribles chutes, revenir de l'état le plus désespéré, et après les crises les plus violentes, se rétablir avec plus de force et plus de vigueur que jamais.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Un Etat où la faveur domine ressemble à ces campagnes désolées, ou quelques plantes nécessaires et très utiles, qui naissent d'elles-mêmes, sont étouffées par les ronces.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

La bienveillance, de toutes les vertus, il n'en est pas qui ait plus de charmes.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

L'art de régner consiste à suivre les mouvements d'un esprit juste et d'un bon cœur.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Que l'autorité soit conforme aux lois, c'est aux lois seules qu'elle est soumise.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

Fier de régner par la force des armes le tyran s'applaudit.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

La loi est l'accord de toutes les volontés réunies en une seule.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

L'amitié, conçue dans la joie, se nourrit et s'accroît aussi au milieu des douleurs.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)

L'amour de la guerre est le monstre le plus féroce que l'orgueil de l'homme ait engendré.
Jean-François Marmontel ; Bélisaire (1767)