Jean de La Bruyère

Les 111 citations de Jean de La Bruyère :

Un homme dur à soi-même n'est indulgent aux autres que par un excès de raison.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Du cœur (1688)

Ceux qui emploient mal leur temps sont les premiers à se plaindre de sa brièveté.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Des jugements (1688)

Si le fat pouvait craindre de mal parler, il sortirait de son caractère.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Des jugements (1688)

L'amitié a besoin de secours, elle périt faute de soins, de confiance et de complaisance.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Du cœur (1688)

Entre le bon sens et le bon goût, il y a la différence de la cause à son effet.
Jean de La Bruyère ; Les Caractères, Des jugements (1668)

La fausse modestie est le dernier raffinement de la vanité.
Jean de La Bruyère ; Les Caractères, De l'homme (1668)

Il y a entre la jalousie et l'émulation le même éloignement qu'entre le vice et la vertu.
Jean de La Bruyère ; Les Caractères, De l'homme (1668)

La sottise est dans le sot, la fatuité dans le fat, et l'impertinence dans l'impertinent : il semble que le ridicule réside tantôt dans celui qui en effet est ridicule, et tantôt dans l'imagination de ceux qui croient voir le ridicule où il n'est point, et ne peut être.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Des jugements (1688)

Le fat est entre l'impertinent et le sot, il est composé de l'un et de l'autre.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Des jugements (1688)

Les gens les plus aimables dans le monde sont ceux qui choquent le moins l'amour-propre des autres.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, De la société (1688)

Personne n'est content de ceux qui ne sont contents de personne.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, De la société (1688)

Donner, c'est agir ; ce n'est pas souffrir de ses bienfaits.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Du cœur (1688)

Un ambitieux a autant de maîtres qu'il y a de gens qui lui sont utiles.
Jean de La Bruyère ; Les Caractères, De la cour (1688)

Les faux amis sont des oiseaux passagers qui viennent à nous au printemps, et s'en retournent aux approches de l'hiver.
Jean de La Bruyère ; Les caractères ou les mœurs de ce siècle (1688)

Les faux amis s'attachent aux richesses, de même que le feu aux matières combustibles, jusqu'à ce qu'il les ait consumées.
Jean de La Bruyère ; Les caractères ou les mœurs de ce siècle (1688)

Les hommes n'aiment point à vous admirer ; ils veulent plaire.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, De la société (1688)

C'est une grande misère de n'avoir pas assez d'esprit pour mieux parler, ni assez de jugement pour se taire.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, De la société (1688)

Il faut s'accommoder à tous les esprits.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, De la société (1688)

L'on marche sur les mauvais plaisants, et il pleut par tout pays de cette sorte d'insectes.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, De la société (1688)

C'est le rôle d'un sot d'être importun : un homme habile sent s'il convient ou s'il ennuie.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, De la société (1688)

Il y a quelquefois dans le cours de la vie de si chers plaisirs et de si tendres engagements que l'on nous défend, qu'il est naturel de désirer du moins qu'ils fussent permis : de si grands charmes ne peuvent être surpassés que par celui de savoir y renoncer par vertu.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Du cœur (1688)

Il faut être bien dénué d'esprit, si l'amour, la malignité, la nécessité, n'en font pas trouver.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Du cœur (1688)

L'on est plus sociable par le cœur que par l'esprit.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Du cœur (1688)

Rien ne coûte moins à la passion que de se mettre au-dessus de la raison.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Du cœur (1688)

On n'est point ambitieux ou on l'est toujours.
Jean de La Bruyère ; Les caractères, Du cœur (1688)