Jean-Baptiste Blanchard

Biographie :

Jean-Baptiste Blanchard

Abbé, écrivain et pédagogue français né le 12 octobre 1731 à Tourteron dans les Ardennes, Jean-Baptiste Blanchard est mort le 24 mai 1797 dans sa ville natale. Professeur de rhétorique chez les jésuites de Metz et de Verdun, il fut banni de cet ordre en 1764. Blanchard se réfugie sept ans à Namur en Belgique, et revient en France en 1770. Les ouvrages qu'il nous laisse sont : Le temple des muses fabulistes (1766), L'école des mœurs ou les maximes de la sagesse (1772), et Les préceptes pour l'éducation des deux sexes (1803).

Les 25 citations de Jean-Baptiste Blanchard :

L'oisiveté corrompt ce qu'il y a dans nous de plus incorruptible et de plus divin. Une vie oisive étouffe les germes des vertus, et ne produit que des crimes et des vices, comme une terre inculte ne donne que des ronces et des chardons.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Les femmes sont polies, que parce qu'il faut l'être beaucoup avec elles.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Les faux amis sont des amis passagers qui ne le sont qu'à la riante saison, et qui disparaissent avec les beaux jours de la fortune ; semblables aux hirondelles qui viennent en foule avec le printemps, et s'envolent quand l'hiver approche : des amis intéressés, qui recherchent et cultivent votre amitié tandis qu'elle leur est utile ou nécessaire, et qui la négligent lorsqu'ils n'en ont plus besoin, ou qu'elle ne peut plus leur procurer aucun avantage.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Le jeune homme, agité tout à la fois par la fièvre qui le dévore, et tenté par les exemples corrupteurs que le monde offre à ses yeux, aura bien de la peine à se soutenir si vous parents ne l'affermissez. Fortifiez-le donc ; armez-le de bonne heure des plus sages conseils sur les mauvaises fréquentations ; revenez à la charge à mesure que le péril augmente ; ne vous lassez pas de travailler, jusqu'à ce que le caractère soit tout-à-fait formé.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Il n'est rien de plus éloquent que l'exemple.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Il n'y a guère que ceux qui sont méprisables qui craignent d'être méprisés.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Souvent nous n'estimons peu les autres parce que nous nous estimons bien souvent trop.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

L'adversité est un des moyens que Dieu ait pour nous rappeler de nos égarements.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Ne vous faites jamais une affaire de ce qui n'en est pas une, et d'un rien ne faites pas un colosse dont vous ayez peur à force de le voir grand. Il faut tâcher de regarder avec de bons yeux, juger sainement des choses, et s'aimer assez pour ne point se chagriner pour rien.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Les choses qu'on ne peut recouvrer, le souverain bonheur est de les oublier.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Les sujets de chagrins sont si fréquents dans le cours de la vie, qu'on ne peut guère se flatter de les éviter tous : il n'est permis qu'à un fou de croire qu'il n'en aura jamais. Quand on est jeune encore et sans expérience, on ne marche que sur des fleurs : tout rit, tout est beau ; on se persuade que ce bonheur durera toujours. Mais une si douce erreur ne séduit pas longtemps. Bientôt on se trouve en butte à la dureté, à la trahison, aux faux jugements, à l'iniquité ou à la bizarrerie des hommes, et à tous les évènements fâcheux dont notre triste vie a tant de peine à se défendre.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

On méprise ceux qui s'enivrent de leur bonheur et qui s'oublient. La fierté qu'ils prennent les expose au ridicule, et fait croire qu'ils sont au-dessous de leur fortune, puisqu'ils savent si peu la soutenir. Leur modération au milieu des succès, les ferait paraître plus grands que les choses qui les élèvent ; et sans rien perdre de leur gloire, ils auraient encore celle de la modestie.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Il n'y a point de vice qu'il nous soit plus important dans l'usage du monde de tenir au moins caché, si nous en sommes atteints, que l'orgueil, parce qu'il n'en est point qui nous rende plus odieux.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Une louange délicate et placée à propos, fait autant d'honneur à celui qui la donne, qu'à celui qui la reçoit.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Le vrai moyen de n'avoir l'approbation de personne, c'est de la mendier par nos paroles ou par nos regards.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Pour être applaudi de ce qu'on fait, il ne faut pas trop s'en applaudir soi-même.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

L'homme complaisant est celui qui s'applique à étudier le caractère et l'humeur, les inclinations des autres, et à y conformer les siennes. Il entre dans nos vues, dans nos goûts, et profite de la moindre occasion de nous faire plaisir.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Tenez votre parole inviolablement, mais ne la donnez pas inconsidérément.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

N'ayez point de fierté, ne vous louez jamais, et soyez humble et modeste au milieu des succès.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Craindre un dieu vengeur, et tout ce qui le blesse, c'est le premier pas qui mène à la sagesse.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Ne plaisantez jamais ni de Dieu, ni des saints, et laissez ce vil plaisir aux jeunes libertins.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Que votre piété soit sincère et solide, et qu'à tous vos discours la vérité préside.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Du pauvre qui vous doit n'augmentez point les maux, et payez à l'ouvrier le prix de ses travaux.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Bon père, bon époux, bon maître sans faiblesse, honorez vos parents, surtout dans leur vieillesse.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

Du bien qu'on vous a fait soyez reconnaissant, et montrez-vous généreux, humain et bienfaisant.
Jean-Baptiste Blanchard ; L'école des mœurs (1772)

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