François Gaston de Lévis (2)

Les citations de François Gaston de Lévis :

On ne plaint pas la fierté qui souffre, on l'admire : la faiblesse seule a besoin de consolation.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Toujours, jamais : ces deux mots manquent dans le dictionnaire des sages : et cependant il n'en est guère de plus usités.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

La patience ne serait pas une qualité si précieuse, si elle ne servait autant à faire espérer le bien qu’à faire supporter le mal.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Lorsque les passions meurent, les goûts en héritent.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Il est rare que l'on ne fasse pas un bon marché en achetant des espérances par des privations.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Sans la religion, l'idée de la mort serait désespérante pour les heureux du monde, et le pauvre vivait sans consolations.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Entendre le soir de la bonne musique, c'est accorder un juste dédommagement aux oreilles pour tout ce qu'elles ont à souffrir pendant la journée.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Le chemin de la vertu est aujourd'hui si glissant qu'il y arrive une infinité d'accidents ; mais il en arriverait bien d'autres si, dans les passages difficiles, la religion et l'honneur ne servaient de guides aux voyageurs.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Ô vous qui doutez de l'existence de Dieu ! expliquez donc le dévouement de la maternité !
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

S'il pouvait exister un pays où la religion permit le vice, les athées y prêcheraient dans le désert.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Peu de gens ont la fatuité de croire qu'ils iront droit en paradis, mais beaucoup ont peur de l'enfer, et cela sert puissamment à maintenir le bon ordre en ce monde.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

La modestie, ce doute aimable de son mérite, est dans la nature aussi bien que l'amour-propre ; mais l'humilité n'est qu'une pénitence que la religion impose à l'orgueil.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Il n'y a rien de si fatiguant que la vivacité sans esprit.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

La modération apprend à ménager les plaisirs présents au profit de l'avenir.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

L'ingratitude est si commune que l'homme sage doit y être préparé ; mais, lorsqu'on l'éprouve de la part d'un ami, ce coup imprévu porte au cœur, et fait un mal contre lequel la philosophie n'a point de remèdes.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

En amour, il y a plusieurs espèces de jalousies, mais la plus rare est celle du cœur.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

La philosophie est la raison du juste.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Puisque nous sommes en butte à des maux inévitables, la sagesse est l'art de trouver des compensations.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

Les cœurs sensibles demandent qu'on les aime, les personnes vaines veulent qu'on les préfère.
François Gaston de Lévis ; Maximes et pensées (1812)

La possession calme l'amour et souvent l'éteint, mais elle ne sert qu'à exciter l'ambition et l'avarice.
François Gaston de Lévis ; Maximes et réflexions sur différents sujets (1810)

Le témoignage de la conscience est satisfaisant, mais les louanges méritées sont délicieuses.
François Gaston de Lévis ; Maximes et réflexions sur différents sujets (1810)

Travail, noble soutien de l'indépendance, seul bien que l'injustice des hommes ne saurait nous ravir, tu nous délivres du malheur de l'oisiveté, et tu nous fais goûter les douceurs du repos.
François Gaston de Lévis ; Maximes et réflexions sur différents sujets (1810)

Un habile médecin se sert avec succès de l'espérance et de la crainte ; l'une adoucit les maux, l'autre prévient les rechutes.
François Gaston de Lévis ; Maximes et réflexions sur différents sujets (1810)

L'inquiétude est la crainte tempérée par l'espérance ; mais l'espérance n'est jamais pure, toujours elle est mêlée de craintes pour l'avenir : et voilà pourquoi la vie est si triste.
François Gaston de Lévis ; Maximes et réflexions sur différents sujets (1810)

Hommes médiocres, que la fortune favorise, c'est en vain que vous prétendez à la gloire ; vous n'obtiendrez tout au plus que la célébrité.
François Gaston de Lévis ; Maximes et réflexions sur différents sujets (1810)