Joseph Étienne, dit Étienne de Jouy

Biographie :

Étienne de Jouy

Écrivain, littérateur, critique et dramaturge français né le 19 octobre 1764 à Versailles, Victor-Joseph-Étienne de Jouy est mort le 4 septembre 1846 à Saint-Germain-en-Laye en région Île-de-France. Né au village de Jouy, situé entre Paris et Versailles, peu de littérateurs ont parcouru une carrière plus brillante. Il fut tour à tour soldat, voyageur, journaliste, poète, philosophe, et élu à l'Académie française le 11 janvier 1815. Il est mort au château de Saint-Germain-en-Laye, et fut inhumé dans l'ancien cimetière.

Les 60 citations de Étienne de Jouy :

La vérité, c'est la lumière, elle féconde, elle vivifie : sans elle il n'y a ni justice ni morale.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

La ruse avilit la politique, comme l'hypocrisie dégrade la religion.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

De tous les moyens pour rétablir l'intimité entre les hommes, la table est le meilleur.
Étienne de Jouy ; Guillaume le franc-parleur (1815)

La conscience est dans l'homme l'instinct moral de sa conservation.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

Les sots savent tout excepté ce qu'ils devraient savoir.
Étienne de Jouy ; L'Hermite de la Guyane (1816)

Un homme à préjugés est un homme armé de vieilles opinions qu'il oppose sans examen à des vérités nouvelles. Une femme à préjugés est presque toujours une femme attachée à ses devoirs.
Étienne de Jouy ; Dictionnaire des gens du grand monde (1818)

La vie est un mystère, nous ne le comprenons qu'à notre heure dernière.
Étienne de Jouy ; La conjuration d'Amboise (1841)

L'honneur des hommes et l'honneur des femmes sont deux plantes d'espèces tout-à-fait différentes, l'une croît au soleil, l'autre ne fleurit qu'à l'ombre.
Étienne de Jouy ; Dictionnaire des gens du grand monde (1818)

La bonté est souvent la disposition d'un esprit débile, insignifiant, d'un caractère faible. Vous avez bien de la bonté ; vous avez trop de bonté ; en d'autres mots, vous êtes un niais, une dupe, un imbécile.
Étienne de Jouy ; Dictionnaire des gens du grand monde (1818)

La vie est courte, mais le triomphe des brutes est souvent bien long.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

La calomnie se plaît à répandre parmi nos détracteurs cent bruits divers.
Étienne de Jouy ; L'Hermite de la Chaussée d'Antin (1814)

Le juste seul entre tous les hommes vit sans trouble et sans remords.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

La conscience de l'homme privé n'admet point que celui qui ne fait rien ait droit à quelque chose ; que les hommes laborieux soient tenus de vivre dans la gêne et dans le travail, pour que les fainéants vivent dans l'aisance et dans l'oisiveté ; elle convient que tout service rendu mérite récompense.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

La politique est l'art d'appliquer la morale à la science du gouvernement.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

Nul homme ne peut être l'esclave d'un autre homme.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

Le despotisme ne crée que des déserts.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

Mieux vaut mourir que de causer la perte d'un seul homme.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

La vie des tyrans n'est qu'un long supplice. Le poignard menace sans cesse leur poitrine, le glaive suspendu sur leur tête n'est soutenu que par un fil toujours près à se rompre.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

Tout ce qui sépare les hommes au lieu de les réunir est un mal, en ce qu'il fait naître d'un côté l'orgueil, et de l'autre l'envie, causes éternelles d'oppression et de révolutions.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

L'homme est né libre ; tous les hommes sont égaux en droits.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

Les riches sont avant les pauvres devant les hommes ; devant Dieu, les pauvres sont avant les riches.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

La violence seule rend les peuples tributaires, et les hommes esclaves.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

La route du mal est glissante : plus la pente approche de l'abîme, plus elle devient rapide.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

Le dernier degré de l'humiliation pour un homme est de se mettre à genoux devant un autre homme.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)

L'homme bon demande à Dieu de la pluie pour son champ, l'homme mauvais réclame de la grêle pour le champ de son voisin.
Étienne de Jouy ; La morale appliquée à la politique (1822)